Arch. mvm. d'Agen, BB. 17, f» 5S
2. Généalogie de Faure rédigée au xTn" siècle. (Fonds de Raymond. Arch. Dép. u» Sol. La maison de Faore en Agenais y est remontée jusqu'au xiii= siècle, r- Cette généalogie a été écrite du vivant de Henrv de Faure de Saint André lequel est mort le r4 décembre 1681. » Les de Faure portaient : d'arnreiit .'i trois clous de la Passion de sable posés 2 et i, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or. (Fonds de Raymond, reg. 5.)
5. Roquefère, seigneurie près de Monflanquin, qui a appartenu successivement à la maison de Foix, aux d'Hébrard, aux Chaussade, aux Théobon, aux Rochefort Saiut-Angel, quelque temps aux Sarrau, aux Fournie, aux Bérail. Les Chassarel ont possédé Roquefère au xix' siècle. Actuellement le château est la propriété du vicomte d'Anglars allié aux Chassarel. C'est à sa libéralité que nous devons ce précieux document. — Pour les hommages rendus par les seigneurs de Roquefère au xvii« siècle, voir aux Archives Municipales de Monflanquin, le cadastre, année 1606.
268 LA MAISON ni MADAIl.I.AS
Et nobles Bertrand et Jacques de Madailhan frères et Antoinette et Daiifine de Faure sœurs leurs femmes d'autre;
Entre lesquelles parties il y avoit proccz sur ce que le dit seigneur de Roquefère disoit qu'il cstoit seigneur par entier de la paroisse de Roquefère et que lesdits de Madailhan et leurs femmes, à cause de la succession de la maison noble de Paris ou autrement, s'estoient amparés induement des maynes et héritages de Soubirano, de Motetos, de Roc-Olivier
Lesdits de Madailhan disoient, au contraire, soutenant que ce dessus leur appartenoit et à leurs dites femmes, à cause de la niaison noble de Paris par la succession de leurs père et mère ainsi qu'ils avoient esté inféodez et ont joui de la rante et autres devoirs
Enlin traictants leurs bons aniys les dictes parties s'accordent comme s'ensuit...
L'acte est passé " en la maison noble de Paris (i » à Monflanquin » en présence de divers témoins parmi lesquels figure Etienne de Madaillan-Montataire, seigneur en partie de Monviel, le plus jeune lils d'Arnaulton de Madaillan seigneur de Montataire, et cousin germain de Bertrand et de Jacques avec lesquels, il avait partagé la terre de Monviel le dernier avril de l'année 1404.
l'ine reconnaissance féodale est faite en isos. par Jean del Riu « à nolile Antonia de Faure demoiselle de la maison « noble de Paris et Gibel faisant au nom de Delphine de '< Faure et de nobles Bertrand et Jacques de Madaillan // (2).
I. Des ttriiies précis de cet acte il résulte que I.t maison noble de Paris était située dans la ville de Muni1aiu|uin et que de nombreux fiefs suburbains en relevaient. Il y a encore une propriété appelée Paris dans la section de la B.irthe. C'est aujourd'hui une des métairies de M. Bosq i l'obligeance duquel nous devons d'utiles renseignements.
Nous avons trouvé à la Hibl. Kat. Trésor gcnc.jlogiijue de Villrvifllt vol. 5I<)>7, entre les années i486 et 1497, '^'^ nombreuses mentions d'actes intéressant Bertrand et Jacques de Madaillan ainsi que leurs femmes .Vntoinette et Delphine de Faure. Dans ces actes il est question de divers héritages h eux advenus et de fie s importants qu'ils possédaient dms la paroisse de Savignac près Monllanquin. Bertrand est dit seigneur de Paris et Gibel et co-scifineur de Monviel. De Rivfr. nol. roval. ^Hxtrait de> Archives de l'abbaye d Eysses).
a. Gibel est situé dans la paroisse de Corconat, commune de Monllanquin. I.e château n'existe plus ; il figure cependant au cadastre. On ne trouve aujourd'hui sur son emplacement i|ue i|urlques restes de fondations qui m.irquent une enceinte considérable Au commencement de ce siècle le vieux donjon, à cinq étages, était encore debout et quelques anciens du pays se rappellent en avoir ait la périlleuse ascension, pendant leur enfance, pour dénicher les oiseaux de proie qui y avaient élu domicile. Gibcl au point de vue féodal devait être un poste important car sa situation est remarquable. C'est une hauteur qui domine cinq vallées et les commande : deux formées par la Lèdt et trois par ses affluents: la I.rrsse, le Toiiroii et le Maluart. Suivant la tradition ce lieu séduisit les guerriers d'Abdcranie, et ils l'auraient dinninuK D ii-hrl du mi.t arabe qui sii;nifie hauteur, montagne, d'où par corruption on a fait Gibel.
CHAPlTRi; CINQUIÈME 269
Enfants de Bertrand de Madaillan et d'Antonia de Faure :
i'^ Fraxçuis de Madaillax qui suivra.
2° Catherine de Madaillax, mariée le 19 août 1514, à Jean de Dordaygue.
3 ° Hélène de Madaillax, mai-iée le même jour que sa sœur à François de Dordaygue, cousin germain du précédent. La famille d'Achia de Bigaragua de Dordaygue est originaire de Biscaye.
François de Dordaygue, til's de Jean et petit-fils de Maschin Achia de Bigaragua de Dordaygue et de Jeanne de Caumont, habitant la paroisse de Sales, épousa le 19 août 1S14, Hélène de Madaillan, fille de feu noble Bertrand de Madaillan. Il se maria le même jour et par le même contrat, que Jean de Dordaygue, son cousin germain, fils d'Etienne dé Dordaygue, frère de Jean de Dordaygue, avec Catherine de Madaillan, fille de feu noble Bertrand de Madaillan. Ces deux mariages eurent lieu au château de Gibel, paroisse de Corconat, juridiction de Monfîanquin, le iq août 1S14, contrat passé devant M« Estienne, notaire à Monflanquin ; expédition délivrée le 31 décembre 1554, par M" Honoré son successeur. — Par ce contrat les deux sœurs renonçaient, en échange des dots à elles comptées, à tous les biens paternels et maternels, ainsi qu'aux legs à elles laissés par leur feu père et par noble Antonia de Faure (i).
Il est vraisemblable que devenue veuve de Jean de Dordaygue, Catherine de Madaillan se remaria avec Jean de Bruet, sieur de La Garde. Elle est dite veuve, le 21 mai 1566, dans un arrêt du Parlement de Bordeaux (2) et mère d'Alexandre de Bruet. Jean de Bruet, écuyer, sieur de La Garde et de Femme-morte « testa le « 7 octobre 1543, et n'ayant pas vécu fort longtemps depuis, « laissa plusieurs enfants de damoiselle Catherine de Madaillan « sa femme, qui fit elle-même son testament, le 8 juin 1568, et « par cet acte déclara vouloir être enteiTée dans le temple de « Notre-Dame de Mercadieu, au tombeau du feu seigneur de « La Garde, son mari. » (3).
X. — François I de Madaillan, seigneur de Paris et GibeL Nous venons de voir que son père Bertrand de Madaillan
1. Généalogie de la fantiUe de Dordaj'gne, par le comte de Dienne, copiée par la comtesse de Raymond. Fonds de Raymond, n» 87.