CHAPITRE CINQUIÈME 3OI
« et seigneurie de Champostran (i), située en Brie, paroisse de Vaudov. » Son mari lui faisait donation entre vifs, irrévocable, de trente-six mille livres tournois à prendre sur tous ses biens présents et avenirs, et lui constituait un douaire de 2.000 livres de rente (2).
A la mort de J.-B. de Madaillan, les acquêts faits pendant le mariage étaient évalués à près de deux cent mille livres, y compris les équipages, bijoux, vaisselle d'argent 13). Mais il devait avoir des dettes et les reprises de sa femme absorbèrent sans doute la plus grosse part de l'actif, car sa famille à lui ne parait pas avoir recueilli grand chose dans sa succession. Il ne laissa pas d'enfants, et nous verrons un de ses cousins de la branche de Cazeaux s'intituler héritier du gouverneur de Philippeville, ce qui ne l'empêcha pas de mourir pauvre.
« En 1664, M. Pierre Eyma, marchand [de Bergerac], fils d'Elie, en « s'en allant à Amsterdam avec Pierre Vidal, passa à Phillippeville oii « le sieur Madaillan était gouverneur. Ce dernier, les rogualla (sic) « magnifiquement » (4).
Son traitement comme gouverneur était de 12.000 livres (=,). Il fit son testament le 8 novembre 1693 (6>, et mourut peu après puisque, ainsi que nous l'avons vu, Jean de Paloque, fils de Marie de Madaillan^ fit, le 26 août 1694, une donation, à messire Jean-Louis de Rossanne, son petit-fils, des droits qu'il pouvait avoir sur la succession de feu M. de Madaillan, gouverneur de Phillippeville.
Angélique Germain, sa veuve, recevait une pension du roi (7).
XII. — Monsieur Maître Isaac de Madaillan, avocat du roi, fils aîné de Pierre de Madaillan et de i^Iarguerite de Tours a joué à Bergerac un rôle important. Il avait épousé en 1599, le 29 août, Anne de Martin (8). Ses provisions d'avocat du roi lui furent délivrées en 1606. Elles portent qu'il ■r est apparu « de bonne vie et moeurs, conversation et religion catholique » ce qui ne l'empêcha pas d'être un des membres les plus mili-
I. Le château de Ciiaiiipotran appartient aujourd'hui à la famille de Gourcy. 2-3. Archives de Massy.
4. Note extraite d'un livre de commerce de d*Evma qui se trouve dans un manuscrit de M. Léo de Larmandie (aux mains de la famille). Communication de M. G. Charrier, archiviste municipal à Bergerac.