CHAPITRE CINaL'IEME 33 S
Armagnac une haute situation ; mais comment une Larroquan prenait-elle dans un acte public les titres de princesse et baronne de Tende ? Cela ne peut s'expliquer que par une alliance avec les Villars successeurs des Montpezat à Madaillan d'Agen. Les Villars avaient conservé des intérêts dans l'Armagnac. A quelle époque se sont-ils alliés aux Larroquan ? C'est ce que nous n'avons pu découvrir (i).
Par acte du 4 juillet 1720, passé à La Salle d'Estussan, sénéchaussée de Nérac, reçu par Lafite, notaire royal « Anne, Marthe, <(, Suzanne et Jeanne Peyrarède, filles et héritières de feu Pierre « Peyrarède sieur d'Estussan et petites filles d'autre Peyrarède » cousines secondes de Henry-César de Madaillan, lui avaient fait abandon du domaine de Casse (2), situé à Saint-Nexans, près de Bergerac. En retour, Henrv-César s'était engagé à ne leur réclamer « ni les sommes capitales ni les intérêts d'icelles dont
« feu sieur Pierre Pevrarède leur père se trouvait redevable « envers lui comme héritier de feu sieur Jean de Madaillan et de « demoiselle Marguerite de Laguehay ses père et mère ?/. (3).
Si on se rappelle ce que nous avons dit des Peyrarède à propos d'Elie de ^ladaillan, on pourra conclure c[ue les quatre filles de Pierre Peyrarède sieur d'Estussan devaient être les nièces de François Peyrarède, marié à Madeleine de Lusignan. Elles habitaient la Salle d'Estussan. 11 est permis de croire que pour favoriser le mariage de leur cousin avec Françoise de Larrey, elles donnèrent à Josué de Madaillan quelques biens à Lausseignan et même qu'elles le firent leur héritier particulier (4).
Pour faire mieux comprendre la parenté des Peyrarède avec les Madaillan, nous donnons ici un fragment de généalogie tel que les documents que nous possédons nous permettent de l'établir.
1. Rien dans Moréri ; rien dans l'ouvrage du comte de Panisse-Passis : Les comtes de Tende de îa maison de Savoie, Firmin-Didot, i8S<) ; rien au Nobiliaire de Guienne, dans l'iuiportant travail de M, de Latïore sur la maison de Savoie,
2. Ce domaine appartient aujourd'hui à la famille de Clioisy.