‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 272 sur 327 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

'< rie Duprat. Le parrein signé avec moy, Le Sueur de Pérès, Dubois ". curé. » (i).

Nous retrouvons Simon-Louis de Madaillan signant à un acte de mariage Lagarde, le 3 février 1785. On pense qu'il émigra et ne reparut point en France.

2° Akne-Françoise de Madaillan.

« Le 4« mai 1762 par moy curé soussigné a été baptisée Anne « Jeanne Françoise Madaillan, née la veille, fille à messire noble '< Josué de Madaillan et dame Françoise de Larrey mariés ; parrein « messire Pierre de Larrey seigneur de Torrebren et a tenu pour luy '< noble François de Larrey ; — Marraine dame Anne de Ségur, a tenu « pour elle demoiselle Jeanne Dangeros de Castelgaillard, tous ont « signé avec moy » (2).

Elle fut mariée à son cousin Maxime de Larrey-Larroquan. On trouve sur les registres de Sos, l'an v, l'acte de naissance de Thérèze Larrey, fille de Maxime Larrey et de Françoise Madaillan. Trois ans après ils eurent un fils. « Le 24 frimaire an viii de la République une '< et indivisible, à dix heures du matin, par devant moi Joseph Des-

« cudé jeune, adjoint municipal de la commune de Sos soussigné

« est comparu le citoyen Maxime Larrey-Larroquan, habitant du

« lieu de Sos, assisté de Louis Lussan, journalier et de Jean Degouls « scieur de long, majeurs, demeurant à Sos ; lequel m"a déclaré que « Anne Françoise Madaillan son épouse en légitime mariage est « accouchée le 23 du courant à 3 heures de l'après-midi dans son « domicile d'un enfant mâle qu'il m'a présenté, auquel il a donné les « prénoms de Jean Baptiste Larrey-Larroquan.

'< En foi de quoi etc. » (3).

3" Suzanne Madaillan.

'(. Le 10' novembre 1765, par moy curé soussigné a été baptisée '< Suzanne Madaillan, née la veille, fille à messire Josué de Madaillan « de Montatère et de dame Françoise de Larrey, parrein messire Fran- '< çois de Larrey de Torrebren et a tenu pour luy sieur Jean Destival ;

I. Registres de Lausseignan-ISarbaste. — Nous avons entre les mains une copie officielle de cet e.v- Irait baptistaire délivré, nous ne savons à quel effet, le 7 novembre 1849. Louis de Pérès y est bizarrement qualifié : Sapeur du Pape. Que pouvait être cette étonnante fonction? Sa peur du Pape avaitelle, dans la circonstance, obscurci la vue d'un secrétaire anticlérical ? Où bien est-ce le zèle d'un copiste ultramontain qui voulait le chef de l'Eglise, alors en exil à Gaëte, entouré de défenseurs armés de haches ? Malgré notre profond respect pour les empreintes municipales et le seing des officiers de l'Etat-Civil, nous ne pouvions accepter sans contrôle une aussi extraordinaire appellation. Au lieu d'aller à Rome ou, sans aucun doute, nous n'aurions point rencontré, dans les anticliambres du Vatican ces hommes barbus pour lesquels rien n'est sacré, une simple visite aux archives de Barbaste nous éclaira en dissipant nos craintes, car, à première vue, le terrible Sapeur du Pape se transforma en doux seigneur du Parc. C'est un titre que prenaient les gardiens du château et du parc de Nérac.

Page 1