‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 310 sur 327 · I. Walhain-Saiiit-Paul · texte numérisé non relu

I. Walhain-Saiiit-Paul

;. Wavre.

PIÈCES JUSTIFICATIVES ^gT

estoient à Verlain près Havelange ont décampé aujourd'huy et sont allés à Frontville sur la rivière d'Ourt entre Durby et Hotton. Il dit les avoir veu camper et une personne du voisinage des cartieis d'où ils sont décampés aujourd'huy me dit la mesme chose par un billet dont j'envoye coppie à V. A. S. Je continueray de faire ce que j'ay fait aujourd'huy, tant qu'ils seront à nostre portée.

3 août 1674.

10 heures du soir.

Monseigneur, j'ay envoyé ce matin un courrier du costé des troupes dé Munster, qu'elles sont encore à Frontville y ayant séjourné aujourd'huy à cause de la distribution du pain qu'on leur a fourni, mais qu'elles doivent marcher demain. Je continueray encore les mesmes moyens d'en avoir des nouvelles, jusqu'à ce qu'elles soient hors de nostre portée.

J'envoye à V. A. S. la coppie d'un billet qui m'a esté escript par un homme qui revenoit de ses trouppes aujourd'huy y ayant esté pour y ramener ses sauvegardes à qui j'avois escript pour le prier de me donner de nouvelles, tant de la cavallerie que infanterie et artillerie de ses trouppes.

P. -S. — Je n'anvoye pas à V. A. S. le mesme homme parce que j'en ay besoing pour demain et qu'il m'a dit qu'il ne sauroit la nuit aller d'icy à l'armée.

4 août 1674.

10 heures, soir.

Monseigneur, deux hommes que j'avois envoyé en deux différents endroictz sur la marche des troupes de Munster, m'ont rapporté aujourd'hui que hyer au soir, apprès que ses troupes eurent receus le pain, elles ont passés la rivière d'Ourt à Fronville, et que ce matin, elles ont marché à Saint- Wit et que le bruict est qu'elles vont à Trêves pour y joindre les troupes du duc de Lorraine et de Bournonville et on m'a dit d'ailleurs qu'il estoit sort}^ de Luxembourg quelques troupes pour aller du mesme costé. J'ay encore un homme qui suit la marche des

;.)8 LA MMSON DE MADAII.I.AX

Munstériens. S"il me rapporte quelque advis contraire à ce j'ay appris aujourd'huy, j'en donneray incessamment advis à V. A. S.

6 août 1674.

Monseigneur, je ne rendz plus compte à V. A. S. de la marche des troupes de Muster parce que les derniers advis que j'av eu l'honneur de lu}' en donner ce trouvent confirmés par celuy que j'avois envoyé pour les observer, ce qu'il a fait jusques aux environs de Saint-Wit, et on dit qu'elles \'ont à Trêves pour y joindre le duc de Lorraine qui doit y aller et qu'il sorti des trouppes de Luxembourg pour marcher aussy de ce costé là.

11 est arrivé hier icy une compagnie de dragons du Régiment de Monseigneur le Dauphin, et par ce que j'ay seu que le régiment estoit allé au Qiiénoy (i). J'ay rettenu cette compagnie icy jusques à ce que V. A. S. m'aye ordonné ce que j'en dois faire. J'envoye à V. A. S. [le billet) cv-joint que je viens de recevoir de M. le chevalier de la Milière aftin qu'elle voye en quel estât sont les convois de ce costé là.

Le bruit de Namur est que les ennemis veulent passer soubs Mens pour ce mettre entre Mons et Maubuge espérant par là empêcher les vivres de l'armée de V. A. S., tant pour ce qui peut venir de Rocroy que du Quénoy.

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