Trésor généalogique, ibid
^. Froissart, ibid., t. vu, p. 39. Et M. Rabanis déjà cité à ce sujet.
5. Froissart, ibid,. p. 423, variantes du i" livre, Ms. d'Amiens.
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constate que Guillaume-Aramon de Madaillau était alors seigneur de Rauzan et Pujols < i).
Le duc d'Anjou et Duguesclin vinrent assiéger Bergerac le 22 août 1377. Thomas Felton, sénéchal de Bordeaux, lieutenant du roi d'Angleterre, '< avoit escript et niandet moût espe- « cialement au seigneur de Moucident, au seigneur de Duras, « à celui de Rosem, à celui de Lagurant, qui estoient^les quatre " barons) li plus vaillant, li plus haut et li pluspoisant de toute « Gascoingne, de le partie des Englés, que pour leur honneur « et pour l'éritage du roi leur seigneur aidier et delfendre et à « garder aucunement, ils venissent à Bourdiaux à toute leur " poissance ^ (2). Ils obéirent et, après s'être concertés, ils marchèrent au secours de la place assiégée, à la tête de 500 lances (3000 hommes). Une bataille sanglante se livra près d'IIymet, le i*"" septembre 1377. Les Anglais y furent vaincus et Guillaume-Aramon fait prisonnier avec les seigneurs de Duras, de Mussidan, de Langoiran et Thomas Felton luimême (3). Le duc d'Anjou laissa à Guillaume-Aramon et à Duras la liberté de se retirer, sous serment qu'ils ne serviraient plus le roi d'Angleterre. Mais ils ne tinrent point parole. Retirés à Bordeaux ils disaient publiquement : '" Comment « porrions nous servir le duc d'Ango et les François, quant " nous avons tous jours esté loial Englés ? Il vaut trop mieux « à mentir no serement devers le duc d'Ango que devers le roi « d'Angleterre no naturel seigneur, qui nous a tant de biens « fais * (4). A cette nouvelle, le duc d'Anjou fut très irrité, se repentit de les avoir laissé partir et, pour punir les parjures,