Léo Drouyn, ibid., t. i. p. 14, d'après Bréquigny
ho LA MAISON DE MADAILLAN
Le 2 1 octobre 1384, il est chargé par ce monarque de faire observer, dans 1" Entre-deux-mers, la trêve conclue avec le roi de France et, en 1389, de décider, de concert avec l'archevêque de Bordeaux et l'abbé de Sainte-Croix, de toutes les contestations importantes qui pourraient se produire en Guienne (1). Nous avons vu plus haut qu'il fût un des quatre arbitres nommés par le sénéchal Jean de Harpdame, le 15 juin 1386, pour statuer sur le grave dilïérend qui s'était élevé entre son beaufrêre Florimond de Lesparre et Archambaud de Grailly.
En 1387, dans un combat célèbre qui eut lieu à Bordeaux, entre le sire de La Rochefoucauld et Guillaume de Montferrand, Guillaume-Aramon fut témoin de ce dernier qui était son parent (2).
En 1389, il fit son testament, dont nous avons déjà dit quelques mots, par lequel il donna Monviel à Amanieu de Madaillan, son cousin germain, fils d'Amanieu seigneur de Cancon à qui Jean duc de Normandie l'avait donnée en 1346. «' Cette terre étoit aparemment revenue à Guillaume-Aramon ^ testateur, par quelque traité de paix ou accomodement de « famille. >•/ (3). Il mourut vers 1391, probablement au château de Pujols <■' où, le 7 février de cette année, il consentait un « bail à lief d'une terre située dans la paroisse de Ruch >/ (4).
Guillaume-Aramon avait épousé, en premières noces, Isabeau de Pons dame de Gensac, fille du comte de Bigorre (5), ce qui constituait déjà une alliance avec la maison de Lesparre puisque