‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 56 sur 327 · Arch. du Grand Séminaire d'Auch, n · texte numérisé non relu

Arch. du Grand Séminaire d'Auch, n

menacé par le comte d'Armagnac. Dans celle du 13 juillet il dit : " le lieu de Cancon qui est du sire de Lesparre est <r assiégé... ou doit estre en brief par les gens du comte « d'Armagnac. » (i) Le roi, par lettres patentes du 22 juillet adressées à son lieutenant, au sénéchal, aux maire et jurats de Bordeaux, accorde à Guillaume-Amanieu son entier concours pour la sauvegarde de ses intérêts et la défense de ses domaines par terre et par mer (2).

Dans les séances des 5, 26, 27 octobre, les jurats délibèrent sur la mise en état de défense de Lesparre et décident qu'un messager sera envoyé à Londres, avec des lettres pour le sire de Lesparre et Guillaume Peytabin (3). Guillaume-Amanieu revient en Guienne. Dans un conflit qui s'élève entre le maire de Bordeaux et le seigneur de Castillon, il prend fait et cause pour ce dernier ; les jurats soutiennent le maire et déclarent que lorsque le sire de Lesparre se présentera avec sa suite aux portes de la ville, l'entrée lui en sera refusée si les gens qui l'accompagnent ne mettent d'abord bas les armes pour éviter des rixes sanglantes. Une curieuse lettre de Guillaume-Amanieu concernant cette affaire a été conservée ; elle est datée de Lesparre, le 25 décembre 1407. Il se plaint amèrement de son successeur Swynbrun.

Aus honorables senhors et mons cars et bons amies lo sotz'm.iger et juratz de la cieutat de Bordeu.

.... Bulhatz sauerque jo ey entendut que bos auetz tengut consselh sobre min, per lo feit deu mager et deu senhor de Castelhon ; et que, sobre aqui, auetz ordenat que jo ni mas gens no entren à Bordeu, sino que leyssechi nostres arnes a la porta. De que jo me doni grant merbillas, per que fetz aquo ; quar jo sont estât tos temps, et serey tant quant jo bisqua, am la gracia de Diu, bon et leyau a nos-

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