‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 85 sur 327 · Passant, ce pev de marbre avarement enserre · texte numérisé non relu

Passant, ce pev de marbre avarement enserre

< Les cœvrs ensevelis de troys proches parents,

" Tovs troys morts en troys ans, en troys actes de gverre,

« Tovs troys pareils en sort et tovs troys différents,

"- Car l'vn perdit la vie av choc d'vne bataille,

•?' Noyé dedans son sang covlant de tovtes parts,

" L'avtre finit ses jovrs forçant vne mvraille,

"^ Et l'avtre en gardant vne et savvant ses remparts ;

" Ils brvlèrent tovs troys d'vne commvne flamme,

» Dont la sainte vertv fvt l'vnique flambeav :

"■ Levrs troys corps en vivant n'evrent qv'vne sevle âme ;

' Levrs troys cœvrs estant morts n'ont qv'va mesme tombeau. »

(Essai Historique sur le château de Lassay, ibid, supplément k la p. 47).

Ur.iver.îilgj,

PIBLIGTHECA

|(K) LA MAISOS DE MADAILLAN

Il avait épousé Judith de Chauvigny dame du Bois-Froult et de la Drouardière. Devenue veuve elle se remaria avec Jean de Madaillan. Le contrat fut rédigé par M* Chesnau, notaire en la cour royale du Maine, le 3 novembre IS90.

.... Haut et puissant seigneur Jean de Madaillan, chevalier, seigneur de .Montathère, capitaine de cent honmies d'armes, sous la charge de monseigneur le prince de (^ondé, gouverneur pour le roi de la ville de Thouars et pair de Touraine, demeurant ordinairement en son château de .Nlontathère, baillage de Senlis. fils aine de haut et paissant seigneur Louis de Madaillan, chevalier, colonel des compagnies franv'aises de Languedoc et de dame Marguerite de Fay, sa veuve, dame châtelaine de Pont-Sainte-Maxence — a épousé dame Judith de Chauvigny, dame de Boisfrout et de la Drouardière. veuve de haut et puissant seigneur Louis Hurault, seigneur de Villeluysant, mestre de camp, gentilhomme de la chambre du roi, demeurant au château de Lassay... (i).

Juditii de Chauvigny fut très attachée à Jean de Madaillan, ce qui ne Tempècha pas de poursuivre sans relâche, et peutêtre sans résultat, l'assassin de son premier mari avec l'appui du second ; en voici la preuve.

.\ monsieur de \"illeroy,

Monsieur de Villeroy, sur ce que la dame de Montatayre, veusve du sieur de Villuyssant, m'a faict supplier de luy accorder mes lettres patentes à ceulx de mon grand conseil, par lesquelles il leur sera mandé que, si le rapporteur du procès criminel faict contre Jean de Hauterayse dit la Bique, pour raison de l'assassinat commis par luy en la personne dadict Villuysant, luy estant à l'église, à genoux, oyant messe, ayt commencé à faire son rapport et les juges à y vacquer, en ce cas que je veus et entends qu'ils ayent à continuer jusques à ce que arrest s'en ensuive, nonobstant qu'ils soient hors de semestre, dont ils seront dispensés, et des règles et ordonnances du dict conseil ; attendu que depuis treize ans la dicte dame est à la poursuite dudict assassinat, avec grands frais, y ayant consommé plus de vingt mille écus (2) et que, si le rapporteur qui en a instruit ne continuoit d'en faire son rapport et les juges d'y vaquer estans hors de semestre, au lieu de peu de vacations qui resteroient pour avoir arrest définitif s'ils cstoient continués, il faudroit plus de quatre mois à un nouveau rapporteur pour s'en instruire, et à d'anltres juges; qui est-ce que le dict de Hautevayse cherche pour tascher à s'évader et consumer en frais la dicte dame de .Vlonta-

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