UN GRAND MINISTRE DE LA MARINE
I. A l'enskigne du » Long Vestu. » — « Furieux faible " du petit-dls des drapiers rémois pour la noblesse. Noblesse de ses ambitirjns 307
II. Le vrai ckime du surintend.\nt Fouquei . — Colbcrt intendant de Mazarin. Son vrai maître : « Sire, ce grand cardinal de Richelieu. « — Les mystérieux armements du surintendant Fouquet, l'achat sous main des grandes charges de la marine en font le maître occulte de la mer. Pressentiments de Colbert. Après l'arrestation de Fouquet, on découvre son plan de campagne. Ses complices éventuels 311
III. Louis XIV et la. marine ■ — Lamentable bilan de la marine en 1661. Simple intendant chargé de « prendre soin de toutes les affaires de la marine, " Colbert n'en devient le ministre qu'en 1669. Son programme et son autorité. « Aversion » de Louis XIV « pour les dépenses lointaines. » Pour intéresser le roi à la marine, Colbert crée une Petite Venise à Versailles, avec un musée naval flottant. Pendant dix ans, on répète dans les ports des essais de construction d'un vaisseau en un jour, en vue d'une visite royale qui jamais n'eut lieu. Exténué de travail, cumulant les finances, la marine, les colonies, le commerce, les beauxarts, etc., " Colbert pile du soufre, ayant cherché bien moins à se faire des créatures qu'à faire le profit de son maistre. » 324
IV. L'apprentissage d'un ministre. — Colbert fait à son fils, le marquis de Seignelay, « la grâce » de diiiger son apprentissage. Stage dans un arsenal, missions en Italie, en Hollande et en Angleterre, du futur ministre de la marine 340
V. « Le premier moteur. « — u Disette d'habiles gens. « — Incapacité des grands maîtres de la navigation Vendôme et fieaufort. Colbert « tâche d'anitiier tout le monde » à « relever la réputation des armes maritimes du Roy. » Ses axiomes directeurs : «Le Roy ne donne les charges qu'au mérite. » « Les boiix ouvriers h et les bâtards du cotillon; « Ni chicane, ni difticulté sur le fait de l'obéissance dans la marine. " Un capitaine condamné à avoir la tête tranchée pour absence de son bord. La marine mise
Il sur un pied de bravoure et d'habileté » inconnu. — Fâcheux choix d'officiers généraux recrutés dans l'armée de terre. Au contraire de l'aristocratique cardinal de Richelieu, Colbert exclut les roturiers du commandement pour ne le confier qu'à des « gens de bonne famille. » Le justaucorps d'uniforme. Création de la liste d'ancienneté. Notes des intendants de la marine pour l'avancement des officiers au choix. . 345
VI. La hiérarchie navale. - — Règlement des préséances. Prétention des Bretons à conserver leur amirauté distincte, avec un » séminaire » spécial pour leurs jeunes officiers. Escadres exotiques de l'Ordre du Mont-Carmel à Saint-Malo, du génois Centurione à la Ciotat. Les collèges de marine. Les 11 Cajacs, » gardes du pavillon 359
TAHLE DES MATIEUES -41
VII. L'iNScniPTiON MAïUTiMK. — « AversioH des gens do incr.n pour le système de la Presse. Colbcrt invente l'Inscription maritime (16fi9) et la réparlilion des matelots en classes. Emeutes en Provence, exodes en Normandie à l'apparition des «chausses rouges» des commis des classes. Caisse (les Invalides. — Création de régiments d'infanterie de marine, que la jalousie de Louvois rattache à la guerre (1()7I). DifHcultés du recrutement des chiourmes 365
VIII. L'Art au skhvick dk L'AnciHTEcTunK s.wai.k. — Nos maitrcs ciiar- ■ pentiers rappelés de l'étranger. Achats de vaisseaux de guerre en Courlande, Daneiuark, Suède, Hollande, à Gènes, etc. « On se règle pour lors sur les liollandois, >> puis sur les Anglais, au.x « vaisseaux plus longs et plus ras, » et enfin le Napolitain Biagio Pangallo « donne aux navires.de bonnes manières. » « L'industrie françoise renchérit toujours &ur. les inventions d'autruv : " Lebrun et Girardon décorent « le vaisseau le plus magnifique qui ayt jamais esté à la mer; » visite du Royal-Louis. Puget, « le plus habille sculpteur de France, « orne vaisseaux et galères de véritables apothéoses. — Croiseur mixte d'Henri d'Estjval. « Machines de feu nageant en ligne droite une lieue sous l'eau.)! — Gaz asphyxiants. Effectifs dont le roi « veut bien se contenter, n lia flotte auxiliaire 373
IX. Lk CF.nÉMOKïAi. A LA MKn. — « La France prétend que toutes les autres nations doivent luy céder » le pas. « Le point d'honneur. » Fière riposte : « Les prétentions des Anglais sont plus enflées que la mer. » Projet de partage de la suprématie navale : aux Anglais l'Océan, aux Français la Méditerranée. « Mes mers m'appartiennent en souveraineté, » dit Louis XIV : Tout me cède ou me fuit 388
X. Lks arsenaux de Vauban. — Avant Colbert, Brest est « une gueuserie : « Vauban le rend « digne de la magnilicence du lloy. " 11 propose en vain de transformer en port de guerre « l'auberge de la Manche, " Cherbourg. De Dunkerque, il fait le modèle des ports de guerre. Création des sémaphores. Rochefort dû à l'ingénieur François Blondel, «une grande folie. » Projet de Puget pour Toulon. De l'arsenal de Toulon, Vauiian fait u la plus belle pièce de l'Univers. » 394
XL La réforme de la science sadïiquE: — Les cartes à point carré évincent les cartes de distanèe; l'hydrographie remplace la loxodromie. Problème des longitudes : l'école dieppoise les détermine par les variations du compas. L'enseignement des jésuites. L'enqîloi à bord des horloges à pendules de Iluvgcns : « Il n'a pas tenuàM. Colbert qu'on n'ait trouvé les moyens de conserver à la pendule la justesse de son mouvement. » Rectification des longitudes par l'Oliservatoire et l' Académie des sciences. Préparation da Neptune français par le corps des Inqénieurs géofjraphes. Maîtres d'hydrographie dans les ports 405
XII. Un cuef-d'oeuvre législatif. — « Monument éternel de sagesse el d'intelligence, " l'Ordonnance d'août 1681 fixe toute la jurisprudence maritime 4J 8
XIII. Les CoMP,\GNiES de navigatio.n. — « Les vaisseaux marchands servent de principe à toute puissance de mer, et tout Estât ne peut avoir (;elle-cv qu'à proportion de ceux-là. » Or, la France n'a en 1664 que 200 navires de haute mer. « Deux passions lasches nous gèlent le cœur, la crainte et
la clefHance. « Colhort crée des primes fie navigation et des franehiscfi d'entrepôt : il multiplie les canaux intérieurs, exécute le Canal des Deux-Mers et, ■■ toujours majjniiique en idées, » condense dans l'unité d'action les énei-jjies de la race. Bellinzani, intendant {jénéral «lu commerce, le seconde, et l'académicien Charpentier s'occupe de propagande coloniale. Colbert partage les Océans entre les Comjmqnies des furies Orientales el OccideiHales (lOGV), les Compaijines du Nord (1669) et du Levant (1670). Pression exercée pour recruter des actionnaires : appel aux étrangers. « Les Compagnies sont odieuses à Dieu et au monde. « Revirement de la politique colbertine : « La liberté est l'âme du commerce. >' 420
XIV. La Plus grande Franck. — Primes à la natalité aux colonies. Découverte et prise de possession de la Louisiane 4;J5
Pérennité de l'œuvre de Colbert 438
guerrp: entre la hollande et l'angleterre
I. La FnANcK, hdklk a .sa pahoi,k, .s'y kngagk <;o.NTtiK sks ixtkhkts. — " 01jii{;é par l'engagement de sa parole, » Louis XI V^ se range aux côtés des Hollandais (26 janvier 1666). Coudiat de la Vierqe-de-hon-porl contre trois vaisseaux anglais en vue de Guernesey (9 juillet) 441
II. La campagne uv di;c de Beaufort. — Pourquoi Louis XIV s'en est fait l'historien. Beaufort arrivant du Levant, chasse du Tage une flotte espagnole qui guette la future reine de Portugal (juin 1666). lluyter livre bataille à Monk. Il quitte le Pas-de-Calais le jour de l'arrivée de Beaufort, qui rebrousse alors vers Brest, en laissant le Rubis aux mains des Anglais (se[)teiid)re). Beaufort, navré à en « mourir de tristesse, » cherche à rallier les Hollandais 446
III. L'OnniiE DE NornE-DAME dc Mo.Ni-CAnMEL et la défe.nse des i^ôte.s. — Glorieux faits d'armes de l'escadre dc Notre-Dame du Mont-Carmel, chargée de la garde de» côtes bretonnes avec Saint-Malo comme base navale (1()66-1667) 456
IV. La CoMi'AGME des Indes (J^;(;IDE^TALES et la défeiise des Antille.s. ■ — « Le lieutenant-général dans toute l'Amérique » marquis de Tracy reprend Cayenne aux Hollandais el installe aux Antilles les gouverneurs de la Compagnie (166'*). Le commatidcur de Sales, attaqué par les Anglais, prend leur (|uartier de Saint-Christophe (1666). Désastre de l'escadre de Francis Willoughby aux Saintes (août). Lefebvre de La Barre se rend mailre d Anligoa (novembre). Combat de sa pataçhe contre une grande frégate (3 avril 1667) 459
Combat naval de l'île Nevis (20 mai 1667). — Aidé du Hollandais Crynssen, La Barre livre bataille à William Wdioughby. Débarquement el défaite de W. Willoughby à Saint-Christophe 465
Cotuhnl uaval de Saint-Pierre <le la .\f,irtiiii<fiie (i.9juin-7 juillet 1667). — La flotte de la C<îiiipa';nie • rangée de hl le long de la côte i est détruite par l'escadre du contre-amiral John Haruian . . . ♦bN
GUKRRi: DES DROITS DE LA REINE (1667-166S )
I Opkrations srR i.ks cotks dEspacsk. — Opérations de Du Quesne contre Santandor J6(j7\ de Beaufort contre la Corogne (i(iGS). L intervention anglo-hollandaise ■'►73
II Lks FbÈhes i>K u^ CôTK. — Programme de conquête dans l'Auiérique espagnole soumis à Louis XIV par un transfuge, t protecteur général » des Indiens. — Boucaniers et flibustiers^: /.<•-<; Frères de la Cote. Bertrand dOgeron, gouverneur de Saint-Domingue, leur délivre des commissions d armer en course. Monbars lExteruiinateur, Nau I donnais : la prise de Gibraltar du Venezuela (iGOli et 1609). Croisière du comte d'Estrées aux Antilles. Conflits entre les flibustiers et la Compagnie des Indes Occidentales 476
LA C0MPA(;NIE des INDES OCCIDKNTALES I-: T N 0 S C. 0 L 0 N 1 1-: S 1) ■ A K H i o r !■:
Le « contrôleur • Villauli de Bellefond on Guinée (1666). Le problème de la priorité de nos découvertes, ^os rapports séculaires avec Commendo à la Côte de l'Or Cn négrier brandebourgeois, ancien chef d escadre aux Pavs Bas, Carolof, au service de \-\ Compagnie. La mission dElbée au royaume d'Ardrcs ou Dahomey (1670). dont le roi envoie une ambassade en France. Le chevalier d'Hailly est chargé de repérer tous les postes hollandais aux côtes d'Afrique (1671) W2
1. .Le PHF.NiDKNT nr CONSEIL DK \.K Fn.tM.E Oni »• >T.\i.E. " Pierre de Heausso et «le héros de Madagascar. « Dian Pousse (1665) V.)8
IL Le Hoi.l.\sdais Frvm.ois Caron, ninE(rrErR de sotre Comp.^onie dej IXDES. — Ancien directeur de la factorerie hollandaise d'Ilirado au .lapon, conquérant de Formose et de Ceylan. il trace ii notre Compagnie un programme d'une ampleur énorme. Caron va à Madagascar avec 1 amiral de Mondevergue (1667), à Surale. etc. Projet d'expédition à la Terre Australe ^00
III. « L ESCADRE DE Perse » . ^ Louis XIV envoie une escadre donner aux Asiatiques « une fjrande opinion de sa puissance » (IfiTO). L'amiral Hlanquet de J^a Hâve se fait proclamer à l'ile Bourbon vice-roi des pays des Indes. Caron arrive de Bantam le trouver 507
L'occupation de Trinquemalé (Ceylau) (mars-juillet 1672). — Mal conseillé par Caron, La Haye évite l'amiral hollandais Reyclof Van Goens au cap Comorin (il février 1671). Bloqué par lui à Trinquemalé, il perd plusieurs vaisseaux et un chef d'escadre. Reyclof enlève notre poste de Trinquemalé après le départ de La Haye 511
Le siège de San Thomé (août 1672-septembre 1674). — San Thomé, pris d'assaut sur les troupes du roi de Golconde, est assiégé par elles et par la flotte de Revciof. Un détachement plante notre pavillon sur « le petit village " de Pondichéry [kr février 1673). Avec le seul vaisseau le Bi-eton, l'amii-al de La Haye force le blocus de San Thomé. Naufrage du Breton. Capitulation de San Thomé. — Evacuation de Fort-Dauphin à Madagascar . i 517
I. Le renversemest des alliances. — » Courtiers et maquignons de toute l'Europe, les Hollandais, mesurant tous les étrangers à 1 aune de leur lucre, 11 offensent Louis XIV. L'alliance franco-britannique 5Î6
[I. Campagne navale de 1672. • — ■ La valeur des trois marines en présence appréciée par Charles II 531
Bataille navale de Solebay (7. juin 1672). — L'attaque brusquée de Ruyter déjouée par la vigilance de Cogolin. Masquant notre escadre par la division Banckert, Ruvter fonce sur le duc d'Y'ork, qui doit transporter son pavillon sur un deuxième, puis sur un troisième vaisseau. Chacun s'attribue la victoire. Le 8, l'omission d'un signal CTupêche Du Quesne d'attaquer. " Aigreurs » entre Jean d'Estréeset lui. — Démonstration navale de Jean d'Estrées contre Cadix 525
Michel' de Ruyter et Jean d'Estrées. — Parallèle entre " le plus grand capitaine assurément qui avt jamais esté en mer, '> et un marin d'occasion bravCj mais « si prévenu de sa capacité qu'il ne prend point de conseil 549
III. Campagne navale de 1673. — Ruyter échoue dans une tentative d'embouteiller la Hotte de Rupcrt, qui rejoint la nôtre 552
Bataille navale de Schooneveldt (7 juin 1673). — ■ Des vaisseaux légers conduits par Forant assaillent Ruyter au milieu des bancs. Rupert attaque Troiup. Jean d'Estrées Ruyter, Grancey Banckert. « JNous avions tout risqué pour faire parler avantageusement des forces du roi » . . 554
Bataille navale du 14 juin. — « Grande escarmouche. » — Pourparlers de paix rompus avec les Pays-Bas . 5!}2
Bataille navale du Texel (21 aoiît 1673). — Ruyter couvre la Zélande. Fausses manœuvres de Spragge et de Jean d'Estrées qui s'éloignent de Rupert et reçoivent le choc, l'un de Tronip, l'autre .de Banckert. Jean
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d'Estrées manque " la |)liis belle occasion qui ait été jamais à la mer : » violent libelle de son subordonné, le marquis de Martel, qui est jeté dans les cachots de la Hastille. L'enquête de Coibert. — Notre alliance devient pour les Anglais « un grief. " lis traitent avec les Pays-Bas 565
Forcée de tenir tête aux Hollandais, aux Espa;;nols, aux Impériaux, aux Brandebourgeois, aux Danois, » Sa Majesté ne peut pas avoir la mesme puissance par mer » 578
I. La croisière de Tromp sur nos côtes dc Pon.vst. — Formidable déploiement des forces navales des Hollandais. Gornélis Tromp ne réussit à occuper que Noirmoutiers, Houat et Haédic, trois ilots. Il ne rattrape point Vivonne qui a menacé Cadix (1674) 580
II. L\ DÉFAITE DeRuyTER AU FoUT-RoYAL DE LA MARTINIQUE (20 juillet 1674).
— Avec 4S navires et 7 722 hommes, Ruvter marche à la conquête des Antilles françaises. Il donne l'assaut au Fort-Royal défendu par 161 miliciens et uiatelots qui, épaulés par le vaisseau les Jeux et par un navire malouin, lui font subir une sanglante défaite. Il bat en retraite, découragé 587
III. La révolte de Messine (1674-1678). — Messine révoltée contre l'Espagne. Jean-Baptiste de V^albelle, « un des meilleurs hommes de marine qui fût au monde, » franchit deux fois le blocus, avec 6 vaisseaux contre 41, pour la secourir 59/
Bataille navale du Stiomholi (11 février 1675). — Avec 9 vaisseaux, Vivonne arrive à Messine comme vice-roi. Chargée en tête par lui, en queue par Valbelle qui sort de Messine, la flotte d'Enrique de Bazàn et Melchior de La Cueva est battue 603
Le maréchal duc de Vivonne. — Singulière fortune de Louis-Victor de Morteniart, duc de Vivonne : « La Cour est un pays où tout abonde. » Un velléitaire : contraste entre ses maximes et son ambition : « La présomption a toujours été la source malheureuse de tous les fâcheux événements; " et » Nous nous rendrons maitres de la Sicile entièrement. » Il cherche à déloger de Milazzo le vice-roi espagnol. Glorieuses actions de Tourville à Barletta et Reggio pour intercepter les renforts espagnols, à Augusta pour enlever un port « de bonne tenue et bien couvert. » La division d' Aimeras qui couvre Messine, met en fuite la flotte du prince de' Montesarchio 606
Bataille navale d'Alicuri (8 janvier 1676). — Coibert « ne trouve dans son esprit aucune comparaison entre la teste de Du Quesne et celle de Ruiter, « que les Espagnols ont mandé à leur secours. Et pourtant, Ruyter plie ; i. les Français, dit-il, ont fait des merveilles. » Par une feinte, il nous éloigne du Phare et, prenant position à l'entrée du détroit, oblige Du Quesne à contourner la Sicile 616
Bataille navale d' Augusta (22 avril 1676). — Comme Ruyter attaque
Augusta défendue par une garnison française et par la Syrène, Du Quesne arrive sur lui. Ruyter, dans un duel avec le lieutenant-général d'Alméras qu'il tue, est mortellement blessé. Victoire de Du Quesne dont « les Hollandois exaltent extrêmement la valeur, « tandis que Valbelle, « esprit brouillon, » la dénigre. Curieuse légende sur les rapports de Du Quesne et Buyter : « Le corbeau ne crève point les yeux au corbeau. » . . 627 Bataille navale de Païenne (2 juin 1676). — Vivonne, à la suite d'une reconnaissance opérée par Tourville, charge « avec une fureur extraordinaire 1' sur la flotte coalisée de Jan den Haën et Diego de Ibarra formée en bataille devant Palerme et lui fait subir un désastre : dix vaisseaux détruits, trois mille hommes hors de combat, « une image de l'enfer. » Il n'a pas de quoi profiter de la victoire. — Un vétéran des guerres navales de l'Espagne, Fernando Carrillo, est envoyé en Sicile pour sauver la situation aggravée par le départ de la flotte hollandaise 637
IV. Les campagnes du vice-amiral d'Estrées aux Antilles. ■ — Les attaques de corsaires hollandais contre la Grenade (1675), et du vice-amiral Binckes contre Cayenne, Marie-Galante, Saint-Martin et Saint-Domingue, où une flottille de marchands bretons et normands lui livre bataille (16 juillet 1676), obligent à envoyer aux Antilles toute une escadre. Jean d'Estrées emporte d'assaut Cayenne 647
Bataille navale de Tabago (3 mars 1677). — Il force 'i le desfilé » de la passe de Klips bay à Tabago, pendant que le major Hérouard de La Piogerie donne l'assaut au fort. Dix vaisseaux ou transports de Binckes sont détruits, mais ensevelissent dans les flammes quatre de nos vaisseaux. « Sans aucun rempart, ny fossé, » le fort nous repousse avec des pertes sanglantes 652
Prise de Goree et de Tabago (octobre-décembre 1677). — Avec une nouvelle flotte ramenée de France, Jean d'Estrées enlève sous le Cap Vert les puissantes redoutes de Gorée et fait sauter le fort de Tabago, où périt avec la garnison le vice-amiral Binckes 659
Le naufrage des îles Aves (11 mai 1678). — En inarchant sans pilote vers Curaçao qu'il veut conquérir, il éventre presque toute son escadre sur les récifs des Aves 662
V. La cotiBSE A ODTEANCE. — Golbert, « par la caprerie poussée avec une grande vigueur, n forcera les Hollandais à demander la paix. Croisières de Panetié dans le Pas-de-Calais, des corsaires malouins de l'île San Thomé au Spitzberg, des Dunkerquois dans la mer du Nord 667
La jeunesse de Jean Bail. — 260 000 livres de prises avec une galiole
de 35 tonneaux (1674). Il livre bataille à deux vaisseaux (1676)
et doit à une dizaine de combats le brevet de « lieutenant de haut
bord >i : 670
Le chevalier de Château-Benault. — « Il se contente de faire son devoir tout doucement, « attaquant avec deux vaisseaux les cent voiles d'Engel de Piuyter qui défilent en vue du cap Lizard (1" février 1675) .... 674
Combats d'Ouessant (13 juillet 1677 et 17 mars 1678) contre le convoi hollandais de Thomas Tobyas qui bat en retraite « en très bel ordre, » au prix de 5 flûtes prises ou coulées, et contre les 21 navires d'Evertsert
TAin.K DKS MATIERES 747
et Engel de Ruyttr que Chàleau-llenault, avec 9 bâtiments seulement, met en fuite 676
VI. L'adardon de Messine (16 mars 1678). — Mission secrète du maréchal de La Feuillade à Messine. Il organise mystérieusement l'évacuation de la Sicile. La disgrâce d'un homme desprit. Du Quesne, chargé du rapatriement de nos troupes, détruit sous Barcelone un des vaisseaux espagnols revenus de Païenne 681
VII. La menace anglaise. — L'abandon de Messine déterminé par la menace d'une intervention anglaise. Armements en masse des corsaires malouins. — Les Hollandais déprimés, assoiffés de paix, s'avouent vaincus. Extension de notre frontière de l'Est au traité de ISimègue (1678) 68:i
VIII. Deux grands uommes de mer : Du Quesne et Touhville. — Un grand caractère doublé d'un exécrable caractère. « L'ours mal léché » ou « le censeur » du roi. Pourquoi le « Turenne des mers » n'obtint pas le grade de vice-amiral. Belle lettre de Du Quesne à la suite d'un essai de conversion au catholicisme tenté par Bossuct 687
Le naufraqe de Totirville. — Deux des vaisseaux qu'il ramène de la Méditerranée, sombrent au large de Belle-Isle et d'Ouessant (22 octobre 1679) : u il ne m'est resté que la chemise et le pantalon avec quoy je me jette à la mer. Entin je suis aussi gueux que l'estois en naissant. » Tourville est chargé de « découvrir tous les défauts de nos navires » 692
IX. Au LENDEMAIN DU TBAiTE DE NiMÈGUE. — « La paix estant faite avec l'Espagne dans l'Europe, et non dans les autres parties du monde. Sa Majesté prendra la résolution de troubler le grand commerce que les Espagnols ont dans les Indes Occidentales. » Croisières du vice-amiral d'Estrées dans le golfe du Mexique, en liaison avec les flibustiers de Grammont (1678-1682) 696
Déchaînement de la piraterie. «Adieu nos libertés! » 706
I. L'affaire de Chic. — « La guerre! » clame la taïffa tripolitaine à l'ultimatum de Valbelle (1680). — Du Quesne cerne et canonne l'escadre tripolitaine de Mustapha Chiquetto réfugiée à Chio (juillet 1681). Seuls, « les poissons peuvent entrer ou sortir. « Les pirates capitulent malgré l'intervention de la flotte du capoudan-pacha. Du Quesne propose à Louis XIV une démonstration navale aux Dardanelles 707
IL BoMiiAitDEMEXTS d'Alger. — Premier l)omhairlc7neiit (1682). Un de nos capitaines de vaisseau est vendu à l'encan sur le marché d'Alger. Du Quesne emmène, pour bombarder Alger, les galiotes à bombes inventées par le Petit Renan. Le mauvais temps le force à quitter la rade d'Alger 714
Deuxième bombardement (1683), aussi juste que si l'on eût « mis les bombes avec les mains. » Nos captifs sont libérés. Assassinat de Baba
Hassan et reprise des hostilités par Mezzomorto. Le supplice du Père Le Vacher. Du Quesne, renonçant à employer des bombes monstrueuses^ ne peut amener les Algériens à merci. « Il mourra avec cette tache. « Tourville, ■< le plus grand homme de mer, de l'aveu des Anglois et Hollandois, qui eût été depuis un siècle ■> , amène les Algériens à signer la paix 721
PARIS. TYPOCnAPIJIE PLON-NOURRIT ET c'% 8, KCE GARANClÈnK. — 23448.
DC La Roncière, Charles Germaine
50 Marie Bourel de L37 Histoire de la marine
t. 5 française