‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 10 sur 239 · RE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

RE CINQUIÈME

ABDESSALEM.

Abdessalem ben Abdelkader ben Abi Saleh ben Djenguidoust ben Abi Abdallah Eddjîly, connu sous le nom d’Errokn, n’a pas été mentionné par Ebn Abi Ossaïbiah. La notice que lui a consacrée Djemal eddin a été reproduite en partie par Aboulfarage. 'Celui-ci lui donne le titre d eHakim, que nous n’avons même pas trouvé dans Djemal eddin, ce qui laisse des doutes sur sa qualité de médeciD. Toutefois, on nous dit qu’il était profondément versé dans les sciences des anciens." Son crédit et sa renommée lui suscitèrent des envieux.

L’un d’eux l’accusa d’impiété et de partager les opinions des philosophes. Sur un arrêt du Khalife Nasser, on le mit en prison, et on saisit ses livres pour les brûler sur une place de Bagdad. Ebn el Marestanya le médecin, dont nous venons de parler, présidait à l’exécution. Alors se trouvait à Bagdad Iousef Essebty, qui fut témoin de l’auto-da-fé, et le raconta plus tard à son ami Djemal eddin. Ebn el Marestanya prononçait l’anathème sur les philosophes, sur Abdessalem et sur ses livres, les prenant un à un et les livrant aux exécuteurs pour être jetés dans les flammes.

Etant tombé sur un livre d’astronomie d’Ebn el Heitsam, il ‘renouvela ses anathèmes, le déchira et le donna pour être jeté au feu. Je vis là, dit Iousef, sa sottise et son ignorance, car l’astronomie, loin de conduire à l’incrédulité, conduit à la foi. Abdessalem fut élargi en 589 (1193), et vécut encore longtemps après.

EBN EDDJOÜZY.

Aboulfaradj Abderrahman ben Ali Djemal eddin ebn ed Djouzy naquit en l’année 508 (1.114) ou 510 (1116) et mourut en 597 (1200). Il habitait Bagdad. C’était un homme passionné pour toutes les sciences, sur lesquelles il écrivit de nombreux ouvrages. Il était versé dans la connaissance des tra-

ditions, dans la jurisprudence, la morale, la philosophie, etc. Il était aussi un éminent orateur et un historien fécond. Un de ses ouvrages sur la médecine existe encore à Leyde et à la B. Bodléenne sous le titre: Manafi etthobb. Utilités de la médecine. Eddéheby nous a laissé le titre d’un autre sur l’alun et la teinture. Il écrivit aussi un Traité d’hippologie et un livre sur les Nègres et les Abyssins.

ALI BEN IADQDAN.

Nous ne le connaissons que par le Kitab el hokama. C’était un médecin natif de Ceuta, d’où lui vint le surnom d’Essebty. En l’année 544 (1149), il quitta son pays et visita l’Égypte, l’Iémen et l’Iraq.

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