‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 122 sur 239 · CONTRACT · texte numérisé non relu

CONTRACT

A l’appui de notre opinion nous citerons d’abord le début : Hermanus Cbristi pauperum peripsima (le rebut) et philosophiæ tironum asello immo 'limace tardior assecla, B. suo Ingeni ? in domino salutem. Cum a pluribus sæpe amicis rogarer ut mensuram astrolabii, quæ apud nostrates confusa ac passim mutilata vulgo invenitur, lucidius pleniusque scriberetemptarem, idque liactenus tum propter inscientiam tum etiam propter pedisse cam lieu ! milii familiarem desidiam subterfugerem, tandem a tua potissimum instantia propulsus, etc.

Vers le milieu, il donne les synonymies des étoiles en arabe et en latin, ce qui semblerait devoir être placé à part.

Le traité se termine par la description des sept climats et l’énumération des villes ou contrées qu’ils contiennent.

A propos des climats nous lisons : de quorum mutationibus Ptolemeus et Eratostheues bâtis lucide tractant. Marcianus quoque.

La description des climats prouve qu’elle est empruntée h des sources autres que les sources arabes.

C’est ainsi qu’on lit du 1er : Ambulat per Asiam, ex parte Euri usque ad insulam Taprobane.

Dans le 2e nous trouvons laTripolitaine,dansle 3e la Cyrénaïque, dans le 4e Leptis magna, dans le 5° la Tingitane, enfin, dans le 7°, la mer Égée et la Thessalie.

Evidemment ce ne sont pas là des équivalents mis simplement par un traducteur de l’arabe pour rendre les termes du texte.

Que le traité de l’astrolabe procède plus ou moins de l’arabe, les preuves en sont multiples. Il suffit de dire que la plupart des termes techniques et que la généralité des noms des étoiles sont donnés en arabe.

En somme, nous croyons que, jusqu’à nouvel ordre, et jusqu’à ce que des documents péremptoires le fassent attribuer à l’un de ses homonymes, on peut continuer à considérer le traité de l’astrolabe comme étant du Contract. Nous croyons que les éléments arabes qu’il renferme ont pu lui arriver de l’Espagne. Nous croyons enfin que son traité est une compilation et non une traduction.

Les Mss. qui contiennent le traité d’Hermann en contiennent un autre qui porte le nom de Gerbert ou Gilebert. Consin l’attribue à Gerbert, que nous croyons plutôt un importateur qu’un traducteur. Serait-ce dans ce traité que Hermann aurait puisé ses documents arabes ? C’est là une question à laquelle nous ne sommes pas actuellement en état de répondre.

CONSTANTIN l’ AFRICAIN.

Nous avons laissé Constantin au monastère du Mont-Cassin, nous bornant alors à indiquer sommairement ses travaux et son influence sur le mouvement scientifique en Occident, 1 Il nous a semblé qu’il était plus à propos d’en poursuivre ici le développement, afin de présenter en un seul faisceau tous les emprunts faits par le moyen âge à l’école arabe.

Nous avons vu Constantin quitter l’Afrique après une carrière de quarante années consacrées à l’étude. Que ce soit le ' choix, le hasard ou la nécessité qui l’ait conduit à Salerne, ] on l’ignore. Cependant on peut supposer que la renommée J de la célèbre école avait passé la mer. Il paraît même que la médecine arabe était déjà connue des médecins de Salerne, I ce qui ne doit pas étonner quand on se rappelle l’avènement>| de Gerbert au pontificat et la proximité des états musulmans de Sicile. Constantin arrivait donc sur un sol bien préparé j pour recevoir la semence qu’il allait y jeter. D’autre part, une certaine culture intellectuelle s’était établie au monas- | tère du Mont-Cassin, comme l’attestent les biographies don- , nées par Pierre Diacre.

Les ouvrages de Constantin sont de deux sortes : des traductions, et des ouvrages plus ou moins originaux. Avant de parler de chacun d’eux en particulier, nous croyons devoir donner la liste de ses écrits, laissée par son biographe, J

Dans ce Monastère, dit Pierre Diacre, il traduisit de plu* 1 sieurs langues ungrand nombre d’ouvrages parmi lesquels sa I distingue le Pantegni, qu’il divisa en douze livres, où il expose tout ce que doit savoir un médecin.

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