DE L.V MÉDECINE A.RA.BE. — LIVRE
ses amis, ainsi Didier, abbé dti Mont-Cassin, AlfanUs, archevêque de Salerne, Atto et Jean, ses élèves.
On ne s’est pas assez occupé de ces préfaces dans ces derniers temps, où l’on a fait beaucoup de bruit autour du nom de Constantin, et l’on a fait des oublis plus graves encore.
Nous avons remarqué déjà que Pierre Diacre n’a signalé que le livre des fièvres parmi les nombreuses traductions qu’il dit avoir été exécutées par Constantin. Il nous apprend ailleurs que Jean, son disciple, mourut à Naples, où il laissa les écrits de son maître. Jean donna-t-il à ces écrits la forme et les titres sous lesquels ils nous sont parvenus ? Nous l’ignorons.
Quoi qu’il en soit, ses traductions ont un caractère qui les distingue de celles de ses successeurs. Dans ses préfaces, il ne semble préoccupé que d’une chose, signaler une lacune que son écrit vient de combler. Il lui semble inutile de déclarer explicitement si l’écrit est original ou simplement traduit; c’est assez pour lui qu’il réponde à un besoin général ou particulier. Une fois seulement, il nous donne le nom de l’auteur qu’il a traduit. Ailleurs, dans la plus importante de ses traductions, non-seulement il tait le nom de l’original, mais il met en avant des noms de médecins grecs, comme s’il voulait donner le change. Malgré les réticences de ces préfaces, il n’est pas cependant de ces traductions dont quelques manuscrits n’accusent formellement qu’elles proviennent de l’arabe.
L’attention se porta sur ces faits quand on put comparer la traduction du Maleky d’Ali ben el Abbas par Etienne d’Antioche, avec lePantegni. L’identité fut reconnue et Constantin passa pour un plagiaire.
On a de nouveau, dans ces derniers temps, agité ces questions, mais d’une façon incomplète. On s’est, d’une part, borné à deux traductions de Constantin, le Pantegni et le Viatique, et de l’autre on a négligé d’étudier les préfaces qui accompagnent, diverses autres traductions. Avant de formuler l’opinion que nous croyons devoir nous faire sur les procédés de Constantin, nous croyons devoir examiner en