‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 139 sur 239 · HERMANN DALMATE · texte numérisé non relu

HERMANN DALMATE

de Chronica sarracenorum. L’esprit qui présida aux travaux de Pierre le vénérable s’accuse dans les titres de ces écrits. Ainsi on lit dans le Ms. n” 3390 : Chronica mendosa et ridiculosa Sarracenorum. Generatio Mahumeti filii dyaboli etprimogeniti satani. De generatione Mahumeti et uutritura ejus, quod transtulit Hermann us slavus sholasticus subtilis et ingeniosus apud Legionem hispaniæ civitatem. Item doctrina Mahumeti, quæ apud Sarracenos magnas auctoritatis est, ab eodem Hermanno translata, cum esset peritissimus utriusque linguæ, latinæ scilicet atque arabicœ.

Nous lisons dans l’exposé de l’édition de Norimberg 1543 ; Zenker, I. 170 : Mahometis abdallæ filii Theologia dialogo explicata, Hermanno Nelligraunense interprète. Alcorani epitome, Roberto Ketenense Anglo interprète. Nous aurions donc là non-seulement un nouvel écrit, mais un nouveau surnom d’Hermann.

Hermann traduisit aussi le Planisphère de Ptolémée. Jourdain a déjà revendiqué pour lui cette traduction, qui est généralement attribuée à Rodolphe de Bruges, ainsi par l’Histoire littéraire.

On lit dans les Recherches de Jourdain i « La Bibliothèque royale possède une traduction du Planisphère, dont il est l’auteur; voici les motifs sur lesquels j’appuie cette assertion. En tête du manuscrit on lit : Planispherium Ptolemœi translatas de arabico in latinum per Hermannum secundum. Vient ensuite un prologue, dans lequel l’auteur dédie sa version à un certain Thierry, Theodorice diligentissime preceptor. Il y parle de la communauté des travaux qui a existé entre lui et Robert, qu’il nomme illustris socius Robertus Retinensis. La version a été achevée à Toulouse, dans les Kalendes de juin 1143. Ces détails prouvent évidemment qu’il s’agit d’Hermann le Dalmate, et que cette version est celle que l’on attribue à Rodolphe de Bruges. Celui-ci d’ailleurs eut Hermann pour maître ; il se livrait comme lui à l’étude des sciences mathématiques et les travaux des philosophes arabes dans cette partie ne lui étaient pas étrangers. Tous ces faits sont établis dans le prologue d’un" ouvrage que nous avons retrouvé à la Bibliothèque royale. »

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Nous parlerons de cet ouvrage et de ce prologue à propos de Rodolphe. La similitude des sujets traités est sans doute la cause de la confusion.

Dans le n“ 7377 b allégué par Jourdain, nous avons trouvé un autre titre :

Planispherium Ptolemœi Hermanni secundi translatio.

Cette traduction existe aussi au n° 7399. Dans son prologue, Herman, après avoir parlé de l’Almageste et du Tétrabiblon, abrégés l’un par Elbatani et l’autre par Albumazar, ajoute : Labor noster nunc tandem latio confert... Quæ passio maxime latinitatis inopiam liuc usque fovet.

Nous avons aussi rencontré le passage: Illustris sociusRebertus Retenensis.

Traduction du Coran à Tolède.

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