‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 158 sur 239 · XIV. De practica géométrie · texte numérisé non relu

XIV. De practica géométrie

Nous pensons qu’il faut voir cet ouvrage dans une traduction qui existe aux n“ 7206, 7377 et 9335 de la Bibliothèque nationale avec ce titre : Liber inquo terrarumeorporum que continentur mensurationes, ab Abliabucri qui dicebatur liens, translatas à Me Girardo Cremonensi in Toleto.

Dans ces mots : Abhabucri qui dicebatur lieus,1 nous sommes assez embarrassé pour reconnaître l’auteur arabe. Nous ne voyons guère que Kazès, qui porte aussi le nom d’Abou Becr, nom sous lequel il fut souvent désigné au moyen âge, qui pourrait avoirsubi ces transformations. D’autre part, nous savons que Razès a écrit sur la géométrie.

Quoi qu’il en soit, cet ouvrage a été cité par M. Chasles comme prouvant, contrairement à l’opinion de Libri, que l’algèbre avait été connue en Europe avant Fibonacci. Dans cet ouvrage est cité un traité d’algèbre auquel on renvoie sous cette forme : Fac secundum quod tibi precessit in aliabra. M. Chasles suppose que Gérard en aurait déjà fait la traduction. Quant à son auteur, nous avons des présomptions pour le rapporter à Abou Otsman Saïd de Damas. Du reste, ce traité d’algèbre existe au n° 9335 après le traité de Géométrie.

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