‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 24 sur 239 · II. Aphorismes de Maimonide · texte numérisé non relu

II. Aphorismes de Maimonide

Il nous dit avoir entrepris ce travail parce que la forme aphoristique permet h la mémoire de conserver plus facilement les principes de l’art. Ses Aphorismes sont méthodiquement distribués en XXV livres. 11 en emprunte nonseulement le fonds, mais aussi la lettre à Hippocrate et à Galien.

Il expose d’abord les principes de la science, puis il en aborde les détails.

Le XXV6 et dernier chapitre est une sorte de hors-d’œuvre, sur lequel nous nous arrêterons. Il traite des endroits douteux de Galien, Nous y signalerons un passage curieux sur les langues :

c De même que l’organisme, le langage porte l’empreinte du climat. C’est dans les climats tempérés que l’on trouve les constitutions et les langues les plus parfaites. Ce que Galien dit du grec, on peut l’appliquer à l’arabe, à l’hébreu, au syriaque et au persan. Quiconque, dit Maimonide, connaît l’arabe et l’hébreu, sait que ces deux langues n’en sont en réalité qu’une et que le syriaque s’en rapproche intimement.

Le syriaque ne diffère du grec que par trois ou quatre caractères ; le persan s’en écarte davantage. Mais il ne faut

pas juger ces langues d’après ce que l’on voit aujourd’hui. Des invasions ont eu lieu qui ont altéré le langage, de même que l’on peut entendre parler l’hébreu, soit dans lèse limats du Nord, soit dans ceux du Midi. »

Les Aphorismes ont été traduits en hébreu. Ils le furent aussi en latin et imprimés plusieurs fois.

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