‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 35 sur 239 · ABOU MEROUAN ABD EL MALEK · texte numérisé non relu

ABOU MEROUAN ABD EL MALEK

ABOÜL OLA BEN ZOHB.

Les deux fils d’Abd Allali furent de3 médecins éminents. Ils vivaient encore à l’époque ou Ebn Abi Ossaïbiali écrivait son histoire. Aboul Ola s’adonna particulièrement à l’étude de Galien.

Telle est cette illustre famille, qui brilla du XIe au XIII” siècle et dont on n’avait pas bien, jusqu’à présent, distingué les membres divers.

Léon l’Africain en cite deux. Le premier est l’auteur du Teissir, bien que la date de sa mort soit erronnée. Le second est Abou Bekr el Hafidh.

Du fatras de Léon l’Africain nous tirerons une histoire intéressante. Il s’agit du second de ses Avenzoar, c’est-à-dire d’Abou Bekr el Hafidh. Se trouvant à Maroc, loin des siens, il fut pris de nostalgie, et se mit à formuler en vers ce qu’il éprouvait. El Mansour, étant un jour entré dans son appartement, ne le trouva pas, mais trouva ces vers. Aussitôt il écrivit au gouverneur de Séville de faire venir immédiatement à Maroc la famille d’ Avenzoar. Au bout d’un mois, Abou Bekr Avenzoar, entrant chez soi, y trouva toute sa famille réunie et faillit en devenir fou de plaisir.

Cette anecdote se lit également chez Makkary.

ABOU DtAEAR BEN HAROUN ETTEKDJALY.

C’était un des personnages importants de Séville, étudiant la philosophie d’Aristote, en môme temps qu’il se faisait un renom dans la pratique de la médecine. Il fut attaché à la personne d’El Mansour. C’était aussi un oculiste et on cite la cure du Cadhy Abou Abd Allah frère du Cadhy Abou Merouan el Badjy, qui avait reçu dans sa jeunesse une poutre dans

l’œil, et auquel il rendit la vue, sans vouloir des 300 dinars qu’on lui offrait en rémunération. Devenu impotent sur ses vieux jours, il donnait encore des consultations à domicile. Un de ses titres est d’avoir eu pour élève l’illustre Averroès. Il mourut à Séville.

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