CHEMS EDDIN BEN IIOBAL
Chems eddin Aboul Abbas ben Ali ben Hohal naquit en 548 (1153). Ainsi que son père il fut un médecin distingué et se livra aussi aux travaux littéraires. Il voyagea dans le pays de Roum ou l’Asie mineure, où. il fut parfaitement accueilli par le prince Kikaous, mais il n’y resta que quelque temps et mourut laissant des fils, qui furent des hommes éminents et qui vivaient encore à Mossoul à l’époque où écrivait Ebn Abi Ossaïbiah.
TAIvY EDDIN EBN EL KIIATIITHAB.
Taky eddin, de Râs el Aïn, se fit un nom par ses grandes connaissances en médecine et par son habileté comme praticien. Il fut admis comme médecin auprès des sultans Gayat eddin et son fils Azz eddin, qui en firent aussi leur intjme et le comblèrent d’honneurs et de richesses, au point qu’il menait un grand train de maison (R.
(1) Il semblerait que ce médecin fut le même que celui dont parle M. Cherbonneau, dans son travail sur les savants do Bougie. Son Taky eddin vint de Mossoul à Bougie, après avoir parcouru le pays des Mages, la Tartarie et le Soudan et s’en fut mourir au Maroc.
HASNOTJN ERROIIAOUY.
' Hasnoun était un médecin chrétien d’Édesse. 1 II étudia la ^médecine dans sa ville natale, puis il se mit à voyager et visita les villes d’Amide et de Meyafarakin, afin de nouer des relations avec leurs savants. A de grandes connaissances dans la médecine, il joignait l’habileté du praticien. Il se fit un grand renom dans les états de Iiilidj Arslan où il eut pour clients les hauts personnages. Il se dirigea ensuite vers Alep, comptant sur la faveur d’un eunuque qu’il avait antérieurement connu et qui remplissait alors les fonctions du ministre.
Cependant l’eunuque par un travers que nous ne sommes pas habitué à rencontrer, du moins chez des hommes complets, le dédaigna en raison de sa qualité de médecin. Hasnoun se mit en route pour retourner à Édesse et fut pris d’une dyssenterie et d’une affection de foie qui l’enleva en l’année 625 (1227).
MASOÜD BEN EL QASS.
Masoud ben el Qass el Bagdady était un médecin chrétien de Bagdad habile dans son art. Le Khalife Mostassem le prit à son service et l’admit dans son intimité. Il lui confia même la santé de ses femmes, de ses enfants et de ses serviteurs. Lors du sac de Bagdad, Masoud se tint renfermé dans sa maison et y resta jusqu’à sa mort. Il laissa un' fils dont le nom suit.
ABOU NASR r’aRSENNAMA.
Abou Nasn-était un homme distingué, d’une grande intelligence, mps d’un tempérament maladif, prenant en toute saison de la tisane d’orge et se soumettant à un régime sévère, ce qui le conduisit aux confins de la vieillesse. C’était particulièrement un habile mathématicien.