‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 73 sur 239 · ASAD EDDIN BEN ABIL HASSEN · texte numérisé non relu

ASAD EDDIN BEN ABIL HASSEN

Asad eddin Abd el Aziz ben Abil Hassen naquit en 1174 d’un père qui était aussi médecin. Il eut pour maître Abou Zakarya Iahya Ennebaty. Passionné pour les sciences, il s’occupa aussi de jurisprudence, de philosophie, de littérature et de poésie. Malek el Mesaoud l’emmena dans l’Iémen, où U lui faisait une solde de 100 dinars par mois. A la mort de ce prince, il servit Malek el Kamel et mourut au Caire, en 1237, laissant un ouvrage intitulé : De l’examen du médecin.

Son nom ne se trouve pas dans toutes les copies d Ebn Abi Ossaïbiali.

MOFADHEL BEN MEDJED.

Mofadhel ben Medjed el Messihy el Misry était, comme l’indiquent ses surnoms, un médecin chrétien d’Egypte. Il ne nous est connu que par un ouvrage dont il existe deux exemplaires à Paris. Il paraît cependant être mentionne par Hadji Khalfa, d’après M. Reinaud, mais cette mention nous

a échappé (1). .

L’écrit en question est un poème sur la médecine, en métré Redjez, Ardjousa fitthobb. Il porte le titre de Naqa, el R’alal finafa fminjel Allai, Apaisement de la soif pour 1 u-

(1) Nous avons lu un surnom de l’auteur Ebn Abiliousr, que M. Reinaud a lu Aboul Beker.

tilité contre les maladies. Les deux exemplaires portent le» n09 1021 et 1031 du supplément arabe. M. Reinaud a aussi] découvert, ce qui nous a également échappé, que le dernier n" était autographe et portait la date de 666 de l’hégiM 1267 de notre ère, ce- qui place l’auteur dans le courant du XIII0 siècle.

Quoi qu’il en soit, le n° 1021 est un volume de 200 feuilles it treize lignes à la page, et les paragraphes sont indiqués par { des titres interlignés, ce qui peut donner une idée du nombre des vers.

L’auteur commence par les généralités ordinaires, puis il passe à chaque maladie en particulier. C’est en somme l’ordre adopté par le Canon. Les poisops terminent l’ouvrage et ne comptent que huit distiques.

Nous signalerons les ophthalmies comme très longuement traitées.

Le n» 1021 se termine par des titres de propriétés. L'un ] d’eux porte le nom de Yousef ben Chemaan bén Abir ben Aboulfaradj, d’origine grecque, jacobite, habitant Menfe-j louth. La copie aurait été achevée en l’année 1000 de l’hégire correspondant à l’ère copte des martyrs 1308. — Cette I concordance est exacte et répond à l’année 1591 de notre

ABOO SOLEIMAN DAOUD BEN ABIL MODNA ET MOHADDEB EDDIN ABOU SAÏD BEN AU SOLEIMAN,

Abou Soleiman Daoud est mentionné dans la liste supplémentaire du Musée britannique. On nous dit seulement qu’il était un chrétien de Jérusalem. Nous le considérons comme le père du suivant, dont la biographie nous est ainsi donnée par Ebn Abi Ossaïbiah.

Mohaddeb eddin Abou Saïd fils d’Abou Soleiman étudia la médecine à l’école de son père et devint un bon médecin. Il cultivait aussi l’astrologie et ce fut lui qui prédit à Saladin la prise de Jérusalem. Attaché comme médecin h Saladin

ÉGYPTE

et à Malek el Àdel il se fixa en Égypte où il mourut en l’anpiée 1214.

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