FAKHR EDDIN EL MARDINY
Abou Abdallah Mohammed ben Abdessalam ben Abderrahman ben Abdessater el Ansary naquit en 512 à Màrdin,
où son père était juge, mais sa famille était originaire de Jérusalem, d’où le surnom de Mocadessy, qui lui fut aussi donné. C’était, dit Ebn Abi Ossaïbiah, un savantfqui n’avait pas son pareil pour la connaissance de la philosophie et de la médecine. En même temps c’était un homme de bien.
Il étudia la médecine à Bagdad, sous Amin Eddoula, prenant le Canon d’Avicenne pour base de ses études. En même temps il donnait à son maître des leçons de dialectique. Il enseigna aussi la philosophie à Sohraouardy.
En 587 de l’hégire il était à Damas, enseignant le Canon au Cheikh Mohaddeb eddin ben el Hadjib. Celui-ci voulut le retenir, lui offrant trois cents drachmes par mois. El Mardiny refusa, disant que la science n’avait pas de prix. Cependant comme il se rendait à Mardin il passa par Alep et y fut retenu deux ans par le sultan Malek Eddaher qui le combla d’honneurs et de présents. En quittant Alep il s’arrêta dans la ville d’Amide, où il mourut en 594 (1197) âgé de 82 ans. Il légua par testament sa bibliothèque à la ville de Mardin.
Tout savant qu’il était, dit Aboulfarage, il n’écrivit pas, et ne laissa qu’un commentaire sur un poème d’Avicenne.
LES ATHREDY.
Nous trouvons sous ce nom un groupe de trois médecins, d’un renom modeste, il est vrai, mais qui ne méritent pas moins d’être réunis comme un exemple ajouté à tant d’autres de la science perpétuée dans les familles.
ALI BEN ATHREDY.
Aboul Hassan Ali ben Hibat Allah ben Athredy était un médecin en renom, savant et habile praticien, d’un pronostic sûr. Il écrivit la Défense des médecins, à l’adresse d’ Aboul Ola ben Mahfoud ben el Messihy, médecin lui-même.