‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 85 sur 239 · ABDALLAH BEN SALEH · texte numérisé non relu

ABDALLAH BEN SALEH

A côté du nom d’Aboul Abbas nous devons placer celui de l’un de ses confrères, Abdallah ben Saleh el Ketamy. C’est Ebn el Beithâr lui-même qui le place à côté d’Aboul Abbas Ennabaty et d’Ebn el Hedjadj de Séville. Il les appelle tous les trois ses maîtres. Abdallah ben Saleh est cité une dizaine de fois par Ebn el Beithâr, et toujours pour des plantes qu’il a lui-même observées en Espagne et dans le Maroc, et pour lesquelles il nous donne les noms indigènes usités dans ces deux contrées.

C’est ainsi qu’il cite le Cirsium, l’Ononis, et sous la rubri- • que Klimanoun, une plante comportant deux espèces, une terrestre et une fluviatile, qui paraissent se rapporter Tune à la saponaire et l’autre à la scrophulaire. Il cite même le cas d’une femme pour laquelle il en fît un usage avantageux.

Quelques-unes de ces plantes ont été observées dans les environs de Fez. C’est là qu’il a observé l’ononis et il dit qu’on lui donne le nom d’épine de Mrila, du nom d’une tribu berbère qui habite le Maroc, et qu’on lui donne aussi celui d’épine du diable, parce qu’elle est très répandue le long des chemins.

Ajoutons qu’on lit dans Makkary qu’Aboul Abbas traversa le détroit pour aller à Ceuta s’aboucher avec Abdallah ben Saleh.

ABOÜL ABBAS EL ICENDARY.

Aboul Abbas Ahmed ben Abdallah ben Mohammed, de Séville, étudia la médecine sous Abd el Aziz ben Moslama el

ESPAGNE ET MAGREB.

Badjy, puis à Maroc sous Aboul Hedjadj Iousef ben Mouratir. Il devint un des bons médecins de son temps. A l’époque où écrivait Ebn Abi Ossaïbiah, El Kendary habitait Séville au service de Nedjad ben Houd, puis de son frère Abdallah.

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