XIV. De practica géométrie
NoUî» pensons qu'il faut voir cet ouvTagfe dans une traduction qui existe aux n*' 7200, 7377 et 9335 de la Bibliothèque nationale avec ce titre : Liber inquo terrarumcorporum que continentur mensurationes, ab Abliabucri qui dicebatur heus» translatus à M" Girardo Gremonensi in Toleto.
Dans ces mots : Abliabucri qui dicebatur heus, nous sommes assez embarrassé pour reconnaître Tauteur arabe. Nous ne voyons gfuère que llazès, qui porte aussi le nom d*Abou Hecr, nom sous lequel il fut souvent désigné au moyen âge, qui pourrait avoirsubi ces transformations. D*autre part, nous savons que Razès a écrit sur la géométrie.
Quoi qu*il en soit, cet ouvrage a été cité 2)ar M. Chasles comme prouvant, contrairement i\ Topiuion de Libri, que Talgèbre avait été connue eu Europe avant Fibonacci. Dans cet ouvrage est cité un traité d'algèbre auquel on renvoie sous cette forme : Fac secundum quod tibi precessit in aliahra. M. Chasles suppose que Gérard en aurait déjà fait la traduction. Quant à son auteur, nous avons des présomptions pour le rapportiM* à Abou Otsm m Saïd de Damas. Du reste, ce traite d'algèbre existe au n" \)335 après le traité de Géométrie*