MALEK EL ACHIIAF B£N YOUSEF
Le n* 550 de la Bibliothèque bodléienne contient un ouvrage intitulé : El Mou'atemed Fitthobb, le Confiant dans la médecine, composé par Malek el Achraf Omar ben Yousef ben Omar ben Ali ben Rassoul, sultan de l'Yémen.
Wûstenfeld s'est avisé de voir là un écrit adressé par Aboul Hedjadj Yousef, l'ami de Maimonide, au sultan d'Egypte Malek el Achraf régnant en 1206.
11 y a là un singulier lapsus. D'abord Aboul Hadjadj lousef revient pour la seconde fois et fort mal à propos. Ensuite il ne s'agit pas de l'Egypte, mais de l'Iémen. Les Aïoubites l'avaient possédé pendant plus d'un demi-siècle. En 1232, ils furent dépossédés par Mansour Noureddin Omar ben Ali, fils de Rassoul, chef d'une nouvelle dynastie, les
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lladsoulide»» La date donnée par Wilstenfeld est celle de la mort d*Omar el Achraf, qui régna deax ans.
Nous verrons, au Biëcle suivant, que le godt des sciences était héréditaire dans cette famille. Un traité d'hippolog-ie, le Kitab cl Akoual^ fut composé par un prince rassoulide.
DONISERY.
Imad eddin Abou Abdallah Mohammed ben Abbas Eddonisery, né en 005 de l'hégire, 1200 de notre ère, vécut jusqu'en l'année G80 {l'^). Il figure dans les listes supplémentaires d'Ebn Abi Ossalbiah parmi les médecins de Syrie. Hadji Khalfa cite de lui, sous le n* 461, un Poème sur la thériaque.
NBFIS EDDIN ET SAFY EDDIX.
Ces deux médecins, dont le premier était le père du «econd, vivaient dans le courant du XIII* siècle. Le premier, surnommé Ebn Tolaïb de Damas, était suivant Aboulfarage «hef des médecins de Houlagou. Tous deux étaient chrétiens Molkites. (Aboulfaradj). •
Bien que lo Caire fut éclipsé par Damas, le mouvement scientifique n'en fut pas moins accusé en Ég'ypte.
Les princes aïoubites descendants de Saladin, marchèrent sur les traces de leur père, le fondateur de l'hôpital Ennacery. L'un d'eux voulut retenir Aboul Abbas Ennabaty, l'autre fut plus heureux à l'endroit d'Ebn el Reîthâr. Il faut remarquer encore que bon nombre de médecins, qui appartiennent plus spécialement a la Syrie, firent eu Egypte une partie de leurs études et même y furent attachés à Thôpital Ennacery.
Ainsi en est-il pour toute la famille d'Ebn Abî Ossaïbiah, pour Abdellatif, pour El Mohendes, pour Errahaby, pour lousef Essebty. Ebn Eddakhouar fut nommé médecin en chef de l'Egypte et de la Syrie, les deux sultan ies s'étant trouvées réunies sous le môme sceptre.
Du reste, on compte encore en Egypte quelques médecins éminents, tels que Sedid eddin ben Abil Bayan, Cohen el Attar, Djemal eddin ben Abi Haouaflfer, Nefis eddin ben Zobéir. Ces deux derniers médecins furent nommés en chef en Egypte.
Le nom le plus émînent est celui d'Ebn el Beithâr, le plus grand botaniste des Arabes, qui réunit seul l'érudition a l'observation directe de la nature. Il fut nommé chef des herboristes en Egypte, et suivant une autre version chef des médecins.
Sur la fin du siècle une dynastie nouvelle, celle des Mamelouks se montra aussi favorable a\ix sciences. Kalaonn
restaurait riiupital connu sous lo nom de Moriatan, et son premier écuyer, Abou Bekr ben Bedr, lui dédiait un précieux traité d'hippoloffie et d'bippiatrique.
COHEN EL ATTITAR. Y « m
Aboul Mena ben Abi Nasr ben Ilafifalid, plus connu sous le nom de Cohen cl Atthar, le prêtre pharmacien, et dit aussi el Israïly, el Harouny, de sa relig^ion et de sa descendance, vivait au Caire dans le courant du XIII* siècle. Nous savons par ses écrits qu*il composait en l'année 1^0 de notre ère. Iladji Kkalfa, qui lui a consacré une courte notice, ne donne pas d'autre date (u* 13,230 de l'édition Flueffel).
Nous avons de lui un traité de pharmacie qui porte le titre de Mcnhadj Eddokkàn, ou Manuel de Tofficine, un des V meilleurs qui nous soient restés sur la matière, tant pour le fonds que pour lu forme et l'esprit suivant lequel il est composé.
Comme il arrive généralement en pareil cas, il nous dit dans sa préface qu'il a été déterminé par les imperfections des écrits antérieurs. C'est ainsi que tout en citant avec élogfo le Destour el Marcstany d'Aboul llaïan Essedid, il fait observer qu'il est trop sommaire et qu'il s'adresser surtout aux médecins.
Pour lui c'est aux pharmuciens qu'il s'adresse. La phar- macie, Sanaai Essidla, dite aussi de son temps l'art des drogrues et des boissons, est la plus noble des sciences après la médecine.
Le pharmacien doit être dirigée dans sa marche, il doit être dans la position d'un maître vis-à-vis d'un élève. Il a donc eu recours i\ des autorités shres et incontestées.
L'importance do cet ouvragée autorisera les détails dan» lesquels nous allons entrer. C'est un des meilleurs spécimens que nous puissions donner.
Lo livre est divi.sé en XXV chapitres:
L Devoirs du pliarmacieu.
IL Des boissons.