‹ Histoire de la médecine arabe (volume 3)Chapitre 61 sur 165 · F.\TEH EDDIN AHMED EL QUIS8Y · texte numérisé non relu

F.\TEH EDDIN AHMED EL QUIS8Y

FatHi eddin Ahmed bon (Djemal eddin) Otsman ben Ilibat Allah ben Ahmed ben Akil el Kissy est bien pour nous le fils du précédent. Reiske et WUstcnfeUl nous donnent simplement Fateh eddin à la suite et comme fils de Djemal eddin. La liate supplémentaire du musée britannique donne Fateh eddin fils de Djemal cddin fils d*Abil Ilaouafer comme ayant vécu au Cairo «ou."5 le rèîrnc de Malek Eî'saleh.

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D'autre part, il existe à Paris, sous len* 1043 du «upplément arabe, un ouvrage dont Tau tour porte la série de noms qde nous avons donnés plus haut, à part Djemal eddin, que Ton a sans doute oublié. L'auteur de cet écrit est bien celui que mentionnent les listes d'Ebn Abi Ossaïbiah dont nous avons parlé.

Dans cet écrit, composé sur Tinvitatlon de Malek Essalelt Nedjem eddin, l'auteur est qualifié de chef des médecins. Cet ouvrage est un traité d'oculistique intitulé Netidjat eé fekri fi iladj amradh el hasri, Conclusions réfléchies sur le traitement des maladies de la vue. Il contient 90 feuilles.

La Netidja se divise en 15 chapitres. Lès procédés opératoires sont indiqués 'aussi bleu que les médicaments. C'est, en somme, un ouvrage de valeur moyenne. Nous n'y trouvons aucune citation de ses devanciers.

 propos des maladies du nerf optique, l'auteur donne un petit tableau de la densité et de la raréfaction de l'esprit visuel en rapport avec la vision de loin ou de près, c'est-è^* dire avec le presbitisme ou la myopie.

C'est peut-être là ques'est inspiré Salah eddin dans le^our el Ouyoun, qui reproduit un tableau du même genre et qui cite quelquefois la Netidja.

La Netidja se trouve dans les Bibliothèques de l'Orient (Hadji Khalfa, édition Fluegel, VIL)

CHIHAB EDDIN BEN FATEH EDDIN.

Les listes de Wilstenfeld et de Reiske se bornent au simple énoncé que nous avons donné. La liste supplémentaire du Musée britannique ajoute que Chihab eddin fut médecin de Rokn eddin Bibars, sultan d'Egypte. Bibars mourut en 1308.

NEFIS EDDIN BEN ZOBÉIR.

Le Cadhy Nefis eddin Aboul Hassan Hibat Allah ben Zobéir était par son père originaire de l'Inde, et par sa mère il descendait du poète Ebn ez Zobéir. Il naquit en 1158. Il eut

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pour maîtres Ebn Icliou et le Cheikh Sedid, chef deti inédedus dUtIgrypte, et il devint lui-même un médecin distiug'ué, renommé surtout pour son habileté en chirurg^ie et en ocuilstique, aussi fuMl nommé chef d'un service d'ophthalmiques à l'hôpital Ennacery. Le sultan Malek el Kamel le nomma chef des médecins en Ég*ypte ; il vécut ainsi une bonne partie du XIII"* siècle.

Nefis eddiu ben Zobéir laissa des lils qui se firent une réputation comme oculistes.

ASAD EDDIN BEN ABIL UASSË.V.

Asad eddin Abd el Aziz ben Abil Hassen naquit en 1174 d*un père qui était aussi médecin. Il eut pour maître Abou Zakarya lahya Ennebaty. Passionné pour les sciences, il s'occupa aussi de jurisprudence, de philosophie, de littérature et de poésie. Malek el Mesaoud l'emmena dans llémen, où il lui faisait une solde de 100 dinars par mois. A la mort de ce prince, il servit Malek el Kamel et mourut au Caire, en 12^9 laissant un ouvrage intitulé : De l'examen du médecin.

Sou nom ne se trouve pas dans toutes les copies d'Ebn Abi Ussaïbiah.

HOFADIIEL BEN MEDJED.

Mofadhel ben Medjed el Messiliy el Misry était, comme riudiquent ses surnoms, un médecin chrétien d'Egypte. 11 ne nous est connu que par un ouvrage dont il existe deux exemplaires à Paris. Il paraît cependant être mentionné par Hadji Khalfa, d'après M. Reinaud, mais cette mention nous a échappé (1).

L'écrit en question est un poème sur la médecine, en mettre Redjez, Ardjousa fitthobb. Il porte le titre de Naqa cl Ralal fi nafa (minjel Allais Apaisement de la soif pour Tu-

(1) Nous avons lu un surnom de Tauteur Eim AlnUowr, quu !!• Reinaud a la Aboul Bekcr.

tilité contre les maladies. Les deux exemplaires portent les n^' 1031 et 1031 du supplément arabe. M. lieinaud a aussi découvert, ce qui nous a également échappé, que le dernier n* était autographe et portait la date de 666 de l'hégire, 1267 de notre ère, ce qui place l'auteur dans le courant du XIII- siècle.

Quoi qu'il en soit, le n- 1021 est un volume de 200 feuilles à treize ligues à la page, et les paragraphes sont indiqués par des titres interlignés, ce qui peut donner une idée du nombre des vers.

L'auteur commence par les généralités ordinaires, puis il passe à chaque maladie en particulier. G*est en somme Tordre adopté par le Canon. Les poisons terminent l'ouvrage et ne comptent que huit distiques.

Nous signalerons les opbthalmies comme très longuement traitées.

Le n» 1021 se termine par des titres de propriétés. L'un d'eux porte le nom de Yousef l>en Ghemaan ben Abir bon Aboulfaradj, d'origine grecque, jacobite, habitant Menfelouth. La copie aurait été achevée en Tannée 1000 de Thégire correspondant à l'ère copte des martyrs 1308. — Cette concordance est exacte et répond à Tannée 1501 do notre ère.

ABOU SOLEIMAN DAOUD BEN ABIL MOUNA ET MOHADDEB EDDIN ABOU SAÏD BEN ALI SOLEIMAN.

Abou Soleiman Daoud est mentionné dans la liste supplémentaire du Musée britannique. Ou nous dit seulement qu*il était un chrétien de Jérusalem. Nous le considérons comme le père du suivant, dont la biographie nous est ainsi donnée par Ebn Abi Ossaïbiah.

Mohaddeb eddin Abou Saïd fils d'Abou Soleiman étudia la médecine h Técole de son père et devint un bon médecin. Il cultivait aussi l'astrologie et ce fut lui qui prédit & Saladin la prise de Jérusalem. Attaché comme médecin à Saladin

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et à Malek el Adol il se fixa on Kffyptc où il mourut en Tanaée 1214.

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