‹ Histoire de la médecine arabe (volume 3)Chapitre 81 sur 165 · LE6 SIÈCLES DE DÉCM>ENCE. — XV' SIÈCLE · texte numérisé non relu

LE6 SIÈCLES DE DÉCM>ENCE. — XV' SIÈCLE

n* 13,392, ogt celui do Nefis ben Aouadh, composé à Samarcande eu Tannée 1437. Cet écrit nous est aussi parvenu, ^ ^ais nous croyons que WQstenfeld a doublé le nombre des copies qui nous en restent soit à Oxford, soit à TEscurial. Il n'en existe qu'un exemplaire à TEscurial, n^ 861. Casiri a confqndu Fauteur avec le commentateur, mais ce manuscrit ne représente pas moins Nefis ben Âouadh. Quant au n"" 820, il représente Touvrage commenté, c*est-à*dire le Moudjiz.

Les Bibliothèques de l'Orient possèdent plusieurs exemplaires de ces deux ouvrages. (H. Khalfa, edi^ Fluegel, VU).

Le commentaire de Nefis ben Aouadh a été imprimé àCaU cutta en 1836 sous ce titre anglais : Shurhool Usbab wul Vlamatf or a treatise on the symptoms, causes and trcatomentof Local and CQUstitutional disease, by hukeem Nufecs bin Iwuz; edited by Mouluwee Abdool Mujeed.

Nous rappellerons ici que l'on a également imprimé le Moutijiz d'Ebn eu Nefis, et son commentaire par Sedid cl Gazrouny, qui porte le titre de Mor'ny.

• EL AMriîATHY.

Mahmoud bon Ahmed el Amchathy no uou<> est connu que par quelques mots de Hadjl Klialfa, u" 13,301), où il est question du Moudjiz el Cannun d*Ebn Enuefis.

Il naquit en 1 107, et il est qualifié de chef des mcdccini.. Nous ignorons si cette qualification répond bien réellement à une fonction, ou s'il ne faut y voir qu'une formule lauda^ tive. Il fit un commentaire du Moudjiz auquel il donna le nom de Moundjiz, auquel, dit Hadji Khalfa, il voulait adjoindre un autre de ses écrits intitulé Taasis essahha fi charh el leniha^ Fondement de la santé par le commentaire de la Lemha. Le Taasis essahha existe à Paris, et à la Bodléienno, n*360.

Le commentaire du Moudjiz existe à Paris, n* 1020 du supplément nraihe. Nous en avons rencontré deux exemplaires dans les Bibliothèques de TOrient*

Quant a la Lcmha, c'est un ouvrage d'Abou Saïd ben Serour

'Z\y20 HtSTOUilf: D£ LA MÉDECINE ARABE. — LIVRE SEPTIÈME.

EL>:iaouy el laraily, chef des médecins eu Egypte, mentionné par Hadji Khalfa, a« 11,168.

Le commentaire de la Lemha de Paris, n"* 19G0 du supplément arabe, ne fait pas moins de deux forts volumes in-^**. L'auteur y est nommé Modhafer eddiu Mahmoud, dit el Amchathy.

MËUDY, EL AZRAQ, EL KERMANY.

Nous avons (Ui réunir sous un même titre les noms de ces trois auteurs, afin de faire mieux comprendre les rclation.i qui existent entre leurs écrits.

Nous consacrerons toutefois un article à chacun d'eux en particulier. ;

MEUDY.

Mehdy ben Ali beu Ibrahim Essoubounry lémeny Melidjemy, tel serait le nom complet de cet auteur d'après le catalogrue de Munich, qui en possède un ouvragée, le Kitab crrahma^ ou Livre de 4a miséricorde, sous le n* 807. D'après Hadji Khalfa, Mehdy serait mort en l'année 815 de l'hég'ire, 1412 de J. G. Nous avons d'autres mentions de Mehdy et du Kitab errahma, qui fournit à El Azraq les éléments d'une compilation, mais sou nom se trouve diversement écrit.

Le British Muséum, n* 454, cite implicitement la compilation d'El Azraq, qu'il dit tirée du Kitab errahma de Mahdy Ettabary.

La compilation d'El Azraq existe aux n""* 1048 et 1049 du supplément arabe de Paris. L'un donne à Mehdy le surnom de Safiry et l'autre celui de Soubounry. L'un et l'autre lui attribuent le Kitab errahma. Un autre exemplaire d'El Azraq existe au n* 1082 de l'ancien fonds arabe, et, ici encore, nous trouvons Mehdy qualifié de Soubounry.

En somme^ s'il y a divergence sur un surnom, il y a uua* nimité pour lui attribuer le Kitab errahma.

LES BlftrLi:S DR DKCADEKCE. — XV* Slf.CÎ.E. 200

EL KERMANY OC EL XCEMRANY.

Hadji Khalfa. II, 295, citant récrit d'El Azraq, dit qu il est tiré du Kitab errahma criiuo part, et de Tautre da Chcfa el Adjesam, ou la guériion des corps, sans nous donner les noms des auteurs de ces deux écrits. Mais nous trouvons le dernier, Tauteur du Chefa, dans les Mss. de Paris précités.

Tel serait en entier le nom de l'auteur du Chefa : Mohammed ben Abil R*aYts el Kemrany et suivant un manuscrit, El Kermany. Hadji Khalfa, n^'TSSS, cite aussi le Chefa el Adjesam comme étant de Mohammed ben Abil R'aïts el Kermany, et il ajoute qu'on trouve chez lui ce qu'on ne trouve pas cliez ses devanciers. Nous manquons de renseignements sur !'<'>poque où vécut El Kemrany.

EL AZRAQ.

Nous avons déJ^. dit qu'il était mentionné par Uadji Khalfa. Il nous donne ainsi sou nom au complet : Ibrahim ben Abderrahman ben Abi Ifekr el Azraq, et il le dit auteur du Teahil el Manafi fitthobb ou el /tt/cma, Livre qui aide à tirer parti de la médecine et de la science. C'est encore ainsi que nous le trouvons nommé dans les n*^ 1082 de raucii^n fonds, et 1048 et 1049 du supplément, qui contiennent ehuruu un exemplaire du Teihil.

Dans rintroduction, Tauteur nous annonce qu'ayant voulu composer un Traité de médecine, il avait cru devoir prendn^ pour base deux ouvrages excellents, le Kitab errahma et le Chefa el Adjesam, tout en les complétant. Le premier n h* mérite de la concision, mais en tant qu'abrégé il a des lacunes. Le second, quiparaîts'appuyer.Hur la tradition, mentionne des remèdes que l'on n*a pas sous la main. El Azraq a voulu suppléer à ces lacunes et à ces défectuosités en puisant dans d'autres bons livres tels que ceux «le Soueidy, île Uaz^^, d'Khn Djoiizy, d'Aly lien el Ablis^. «h» Mardiny, luiit rn r «•

294 HISTOIRE DB L\ MÊDRCIKB ARABE. — LIVRE BEPTIÈYE.

proposant de ne conseiller que des médicaments connus et faciles à trouver.

Les divisions de son ouvrage sont exactement celles du Canon, moins le cinquième livre. Le n** 1008 du supplément contient 150 feuilles in-^". C'est en somme un ouvrage de second ordre. El Azraq parle de l'auteur du Chefa comme de son maître.

EL MARDINT.

Il existe de lui un Résumé do médecine au n" 1055 du supplément, sous le titre Eddorr cl Mandhoum. Il cite el Azraq, l'auteur du Chefa el Adjcsam qu'il appelle son maître.

TAKY KDDIN ABOU BEKR EL BEDRY.

Tîtky oddin Abou Rekr Abdallah ben Mohammed el Bedry, Eddimaclïky, el Misry, naquit à Damas et habita le Caire, ainsi que l'indiquent ses surnoms, et une note qui accompagne un ouvrage dont nous allons parler.

Il vivait dans le courant du XV* siècle, la note susdit» déclarant que l'autographe était achevé en 869 (1464).

Nous n'avons pu jusqu'à présent recueillir d'autre renseignement sur son compte.

Taky eddin composa sur le hachich et sur le vin un ouvrage qui existe à la Bibliothèque nationale, n* 1038 du supplément arabe. Il porte ce titre : Rahat al arouah fi cl /ta* chich ou crrahy Le repos des esprits sur te haclilch et le vin, et contient 150 feuilles.

Le hachich et le vin sont moins considérés ici au point de vue de la médecine qu'au point de vue de l'histoire, de la morale et de la légfalité. Il y a là toutefois quelques renseig^nement historiques qui méritent d'être mis en lumière, lo hachich ayant une certaine importance dans la vie de TUrient.

L'auteur débute ainsi : Louange à Dieu qui a défendu à ses serviteurs rusajre des substances enivrantes.

LES 8IÂCLBB DB DÉCADENCE. — XV* BIÊCLB. 293

Il commence par le hachich, dont il recherche d'abord Torigine. On n*est pas d'accord sur la date de son apparition lans le monde musulman. Plusieurs dates sont données.

Elles portent en somme sur le XIII* siècle de notre ère avec des oscillations d'un siècle. Quelques-uns le rattachent à l'invasion dos Tatares ou Mongfols.

Deux derouiches nous sont donnés comme en ayant propagé l'usage, le cheikh Kalendar et le cheikh Kiûdcr. On ne dit rien de particulier sur le premier.

Quant au cheikh Khider, c'était un saint homme qui vivait retiré dans les environs de Nisabour. Il découvrit les propriétés de cette plante et en recommanda l'usage à ses disciples. A sa mort, arrivée en 018 (1221), ses disciples en semèrent sur sa tombe.

D^autre part on dit que cette plante était depuis longtemps connue dans l'Inde, »on pays natal, et que de là elle se répandit dans les diverses contrées de l'Asie. Elle aurait pénétré dans rirak par Ormouz, en l'année 628 (1230).

L'auteur cite ensuite une foule d'écrivains qui ont parlé du chanvre, depuis Hippocrate jusqu'à Ebn el Beithâr, sans nous donner de son crft rien d'original. Il donne une foule de synonymies suivant les pays.

En somme cet écrit est uno compih\tîon qui a surtout un intérêt historique.

La deuxième pnrtic, r(»lative au vin, se produit dans les mftmes conditions.

Ce sont d'abord «les synonymies et des étymologîes plus ou moins rationnelles. Nous rencontrons ensuite une série de citations de médecins depuis Hippocrate etGalien, relatives au vin et a ses propriétés, puis des anecdotes, des sentences, etc. Après une digression sur les chansons et la musique, nous trouvons plusieurs hadits ou propos de Mahomet relatifs au vin. L*un d'eux adresse au vin dix reproches: il cause du trouble, il détourne du service de Dieu, il est la source de tout péché, etc.

De tous les renseignements que les écrivains arabes nous ont laissés sur le hachich, les plus complets sont encore ceux donnés par Ebn el Beithâr, qui mourut en 1248 de notre ère.

2^.HÎ HI8T01IIG Dfi L\ MÉDECINE AUAUE. -^ LIVRB dEPTlÉME.

On sait qu'il voyagea; cependant il dit n'en avoir vu nulle part qu'eu E^j^ypte, ce qui indique une introduction récente, iiiuou une culture récente. Il a vu les fakirs remployer souâ toutes les formes et il en a constaté les déplorables résultats, l'altération de l'intelligreuce, les convulsions et quelquefois la mort. Les mêmes faits, et l'impuissance en plus, ont été observés en Algpérie, oix l'usagée du hacliich, dit aussi Kifet Tekrouri^ a pris de Textensiou de longue date. Il existe à Constantine une sorte de confrérie de fumeurs de hachich dits Hachchéchi/a,

Abou Abdallah Mohammed ben Yousef beu Amr Essenoussy naquit à Tlemcen en 1428. IntelUg^ent et avide de science, il étudia toutes les branches des connaissances humaines, mais s'adonna surtout à la jurisprudence et à la théologie. Ses doctrines et ses mœurs étaient d'un soufi. Qu'est le Paradis avec ses houris, disait-il ; rien pour le véritable ami de Dieu qui ne lui donnerait pas un seul regtird* On connaît de lui une quarantaine d'ouvrages, et il professa pendant un demi-siècle. Il connut la Bible et soutint la fameuse thèse du Paraclet. Il écrivit quelques ouvrages de médecine, ainsi un commentaire sur Avicenne et un Traité des secrets de la médecine, qui existe au musée Britannique, n* 461. Il mourut en 1400 et fut enterré à Tlemcen (Brosselard^ Revue africaine^ 1838-()1),

CHEMS EDDIN MOHAMMED BEN AHMED BEN Kh HOSSEIN

ENNOUADJY.

Hadji Khalfa le cite au n* 7(>12 comme auteur d'un livre sur le traitement des>ùglei^. 11 mourut en 1451.

EBN HADJR AHMED BEN ALI Eh ASCALANY.

A propos des ouvrages qui portent le nom de Chcfa^ gué-

LB8 8IÉCLE8 DB DÊCADKMCE. — XV* SIÈCLE. 207

rison, Hadji Khalfa le cite comme auteur d'un ouvragfe de pathologie intitulé C/iefa el ralal fi beyan el illal. Il mourut en 1448.

EL BISTHAMY.

Âbderraliman beu Mohammed bcn Ali ben Ahmed cl Bisthamy mérite à peine Thonneur d*ètre cité, sa médecine étant essentiellement superstitieuse. Hadji Khalfa cite de lui, n* 350, un choix de médicaments éprouvés pour la peste (1) et n* 541 un secret des lettres, ouvrage de théurgie composé en 1444. Le n* 1087 de rancieu fonds est un ouvrage de Bisthamy, intitulé Eddorrat ellama^ la Perle brillante. C'est un ouvrage où les recettes et le.H pratiques superstitieuses et les prières sont mêlées aux médicaments. A côté des noms des grands médecins grecs, il cite le Prophète, El Bouny et Abdolcader el Djilany.

On trouve chez d*Herbelot un livre intitulé: Adab elmarid ou el aûf, Uevoirs du malade et de celui qui le visite, par Abou Chodja el Bastliamy, probablement différent du premier.

MOHAMMED ISKN ALI lUEMAL EDDIN KCifCUEBBEBY EL MEKKT.

C'est encore ici un de ces savants protégés par la petite souveraineté de l'Yémen, mais c*en est le dernier ; les Rassoulides devaient bientôt disparaître pour faire place aux Thaberides.

Mohammed naquit en 1307 et mourut en 1433. Il dédia un livre intitulé Kitab cl imtitsal, ou Livre de Tobéissance, au prince Malek Ennaeer Ahmed ben el Achraf. Nous eu ignorons le contenu. Il publia aussi une suite h la Vie des animaux de Damiry (Ebeu Chohba dans WU-stenfeld}.

(t) Cet ouvrage existe au supplément «nibe, u. 105?. I/auteur y donne la date de quelques ^^randes pestes.

298 HISTOIRE DE LA MÉOEOINB AHABB. -— hJXJiR 8ErTlP:ME,

LE CHÊRIP ESSAKALY. ,

La Bibliothèque de Leyde possède sous le n® 1372 un écrit d'Alimed ben Abdessalem Echcherif Essakaly, intitulé Kitab el athibba, livre des médecins.

Cet ouvrage est dédié au Sultan de Tunis Âboufarez, ami des sciences, mort en 827 de l'hégire, 1433 de notre ère.

Le Chérif adressa au sultan un autre ouvrage intitulé Kitab hafedh essahha, Livre de la conservation de la santé.

Notre auteur serait probablement un de ces descendants du Chérif el Edrissy, que Léon l'Africain nous dit habiter Tunis de son temps.

SOUYOUTHY.

Aboul Fadhl Abderrahman ben Abi Becr ben Moham-* med Djelal eddîn Essouyouthy, originaire de Syouth, naquit on 1445 et mourut en 1505 de notre ère. C'est Técrivain le plus fécond de ces derniers temps, au point que Gasiri n'a pas craint de dire qu'il avait plus écrit que d'autres n'ont lu. Il embrassa toutes les branches des sciences. Pour les musulmans il est surtout recommandable comme théologien et commentateur du Coran. Aux orientalistes, il offre de précieux documents sur l'histoire et la géographie de l'Egypte* Comme tous les polygraphes, il s'occupa aussi de médecine. Une semblable fécondité nous paraît accuser une grande activité intellectuelle dans le milieu où elle se produisit.

Nous nous occuperons seulement des ouvrages ayant trait à la médecine et aux sciences naturelles.

Dans une notice dounée par M. Audifiret à la Biographie Michaud, où il relate une soixantaine d'écrits de Souyouthy, nous avons remarqué un traité sur la peste qui désola le Cuire en 900 de l'hégire (1), un traité sur le café et deux traités sur les sciences.

(1) M. de Sacj possédait un autre opuscule sur la peste, extrait d'Kl Ascal»nv, n« Is,

LEj^ àliCLZA DE DCOADEXre. — XV* SIÈCLE. 299

Fliieffel a écrit uno bioîrraphîn de Souyouthy, dtée par Wûstonfeld, où noua relèverons les titres suivant;^ : Des noms des anlmau3c, deux traités sur les fièvres et un traité sur les menstrues.

On eu rencontre d'autres dans Iladji Khalfa, dontquelquos* uns nous ont été conservés.

Au n"" 7051 Iladji Khalfa cite un traité sur l'utilité des puces, et au n^ 8 100 un traité sur rorepanisation de Tliomme.

Aun* 4003parmilosabréviateurs de Damiry, il cite Souyoutliyt qui aurait publié son abrégée sous le titre de Diouan el hayouan ou Uecucil sur les animaux. Bien que ce titre ne soit pas reproduit, nous croyons qu*il répond à celui dont nous connaissons une traduction latine, et qui fut publié en 1047 par Abraham Echellonsis sous ce titre; De proprietati^ bus et r>irtuiibus medicis antnuzZtum, auctore Habdarrah^ mano asiutensi Egyptio, petit in-8* de 180 pages. Cet opuscule contient 45 chapitres et 444 paragraphes. Les animaux, rhomme en tète, sont simplement nommés, et leurs propriétés médicales exposées. Ces propriétés sont générale* ment superstitieuses et ne comportent pas la critique. On no s'explique pas comment l'idée de cette traduction vint h l'auteur, quand on lit dans sa préface qu'il venait de recevoir de l'Orient une centaine de manu.scrits arabes, parmi lesquels il pouvait faire un meilleur choix. Il nous donne du reste la mesure de sa crédulité.

A l'article hyène, Dahaba, dont il n'a pas donné l'équivalent latin, il nous niconta en note que cet animal est très sensible à la musique, que c'est aux sons des instruments que les chasseurs s'en rendent maîtres, et que ce fait a probablement donné naissance à la fable d'Orphée. L'homme occupe une largo place. En lisant certains paragraphes, on éprouve le même dégoftt qu'éprouvait Galien h propos de Xénocrate et d'Atheuristi. On recommandejusqu'à ses excréments. En somme, ces propriétés des animaux ne font pas plus d'honneurà leur auteur qu*à leur traducteur et éditeur.

Après les animaux vient un petit traité de VU articles sur la pistache, la noix et les fruits aualogues.

Un troi^^ième traité, en V chapitres, pnrU de quelques

300 HISTOIRE DE hK MEDECINE ARADE. — LIVRE SEPTIl'.MC.

pierres précieuses. Le traducteur l'a fait suivre de quelques annotations. A propos du corail, il expose ce qu'il a vu sur les côtes barbaresques et il conclut que le corail ii*est pas une plante.

Au n* 78T7, parmi plusieurs écrits intitulés Médecine du prophète, Hadji Khalfa en cite un de Souyouthy. On sait, et nous l'avons déjà dit, que les traités ainsi nommés ne sont autre chose que des recueils des Hadits ou propos de Mahomet relatifs à la médecine. Celui de Souyouthy ne nous est pas parvenu, mais il y a une quinzaine d'années la Gazette médicale de VAlgérie a publié une traduction d'nn écrit de ce genre par M. Perron, qui peut nous en donner une idée.

Sous le n* 988 le musée britannique mentionne de Souyouthy un traité sur les avantages du mariage, ou tout au moins de la cohabitation, Fouaïd en Nikah,

Un autre ouvrage de Souyouthy, très commun, est le Kitab errahma fitthob ou el Hikma, Livre de la miséricorde sur la médecine et la sagesse. Il est très répandu en Algérie et nous en avons trouvé de plusieurs dimensions. Nous en possédons un, d'une transcription toute récente, qui ne contient pas moins de 105 feuilles et 195 chapitres. L'ordonnance est celle de tous ces abrégés de médecine^ celle du Canon. Seulement nous avons, à la fin, des chapitres consacrés h des préparations pharmaceutiques et industrielles. Cet ouvrage est un vrai type de la médecine populaire, telle qu'elle se pratique aujourd'hui, ainsi que l'indique, du reste, le mot Hikma; les pratiques superstitieuses figurant à côté de l'emploi des médicaments. Presque à chaque page, h côté des moyens thérapeutiques naturels, on nous recommande les amulettes. Parfois on nous donne ces derniers moyens après avoir parlé des autres, ou réciproquement. Ainsi le chapitre 121 traite des moyens surnaturels pour dénouer l'aiguillette, et le suivant expose le traitement par le médicament. Ainsi qu'il arrive dans ces sortes d'ouvrages, la question <ies aphrodisiaques occupe une assez large place. Des chapitres donnent les moyens de grandir certains organes et de rétrécir les autres. Notre exemplaire nous paraît augmenté. Nous lisons

LES S1ÊCLC8 DB D^.CADBNX£. -^ XV* SIÈCLE. 301

parfois le mot Zyada, addition. Certains mots nous semblent aus8i d'origine algrérieune, ainsi Boutellis, le cauchemar.

La Gazette médicale de t Algérie a douné une traduction du Kitab errahma de Souyouthy.

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