‹ Histoire de la médecine arabe (volume 3)Chapitre 83 sur 165 · NIDA B£M AMRAN · texte numérisé non relu

NIDA B£M AMRAN

Nida bon Issa beu Nida ben Âmrau écrivait en Tannée 000 do rhégire, 1582 de notre ère, un abrégé du IP livre du Canon qui se trouve au u* 1052 de l'ancien fonds, et contient 110 feuilles.

KALIOUBY.

Chihab eddin Ahmed cl Kaliouby, natif de Kalioub près du Caire, vivait dans le courant du XVII' siècle de notre ère. Nous connaissons seulement la date de sa mort, 16S0. On peut lire quelques renseignements sur lui soit dans Hadji Khalfa, soit dans une notice de M. Sanguinetti insérée au Journal asiatique ^ année 1865.

C'était un homme instruit, cultivant la grammaire, la jurisprudence, la médecine et les sciences occultes.

Parmi les divers ouvrages qu'il écrivit, nous ne citerons qu'un opuscule de médecine qui porte le titre de Kitab el MasêahVi, ou le Livre des flambeaux. C'est un écrit insignifiant, auquel M. Sanguinetti a fait trop d'honneur en le publiant texte et traduction, alors qu'il avait sous la main tant d'autres ouvrages dignes d'ôtre mis en lumière. C'est un petit résumé de médecine comme peut en faire un polygraphe de second ordre.

Outre les deux manuscrits cités par M. Sanguinetti, n^ 1000 de l'ancien fonds et l&iOdu supplément, il en existe un outre au u* 10i5«

DAOUD EL A:rrAKY.

Daoud bon Omar el Antaky, natif d'Antioche, est surnommé eddharir, l'aveugle, ou par euphémisme el basir, le

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voyant, sans doute parce qu'il lui arriva de perdre la vue* Il iiabitait le Caire, et mourut h la Mekke en 1507 ou ISOO de notre ère.

On peut dire de lui que c*est le dernier représentant de la médecine arabe, et qu*il en ferme dignement les destinées : depuis trois siècles elle n'avait produit aucun médecin qui pût lui être comparé.

Il composa plusieurs ouvrages, dont le plus important et le plus répandu est le Tedkirat aouliel albab, ou Mémorial de rhomme intelligent, qui embrasse la majeure partie de la science. Il se compose d'une introduction, de quatre livres et d'un épilogue.

Le l*"' livre traite des généralités de la médecine.

Le 2*" de la préparation et de la composition.

Le 3* est un dictionnaire des médicaments simples et composés.

Le 4* traite des maladies et des sciences qui ont des relations avec la médecine, sous forme alphabétique.

L'épilogue traite des curiosités médicales.

Nous signalerons en tète du 2" livre une esquisse historique de la matière médicale, où l'auteur expose par trop briève^ ment la transmission de la science des Grecs aux chrétiens, puis aux Arabes. De ces derniers, il cite une vingtaine d'auteurs, ayant écrit sur la matière, dont le dernier est son compatriote, Ebn Essoury.

Le 3^ livre est le plus important. Il ne contient pas moins de 1712 articles. Le Canon d'Avicenne ne contient qu'un peu moinsde 800 médicaments simples. C'est après Ebn el Beithâr ce qui nous reste des Arabes de plus complet sur la matière médicale. Sans ajouter beaucoup à ses devanciers, l'auteur en donne un résumé substantiel et bien composé. C'est ici que l'on voit apparaître pour la première le café, Botm, aujourd'hui, dit l'auteur, bien connu sous le nom de Qahoua. 11 est déjà question de la maladie franque, à propos du mercure.

Le 4^ livre, ainsi que nous l'avons déjà dit, traite des marladies et des sciences qui ont des relations avec la médecine. C'est ainsi que l'on rencontre les articles astrologie, méde-

L£8 SIJKCtBS DE PÉCADBNOK. — XVi*, XVII*, XVIU* âlÉOLLS. l^iiSj

cine vétérinaire, {féograpliie. faucouaerie, matliémutiques^ astronomie, boroacopie. Il est de ces articles que l'on voit avec regret, telsque l'astrologie et l'horoscopie, mais il en est un qu'on lit avec plaisir, c'est l'article géographie. L'auteur fait comprendre l'importance de la géographie considérée au point de vue de la médecine. Il parle ensuite des habitations, de la température, des eaux, des lieux, des montagnes, etc., puis il passe en revue les sept climats. Il eu donne sommairement l'étendue et les limites, la latitude, la température, la population, les maladies et les médicaments habituellement employés.

La partie médicale n'a rien de bien saillant. A propos des organes, dont les noms figurent aussi dans la nomenclature, il renvoie pour leur description à ce qu'il a écrit sur Tanatomie. Il paraît, d'après ce qu'on lit dans Ha4ji Khalfa, 2811, que la fin de l'ouvrage n'ayant paru qu'à la mort de l'auteur, l'original fut emporté dans l'Inde avant que l'on en ait pris une copie. Ce que nous avons de ce quatrième livre n'en représente que la moitié. Outre les noms des maladies, nous en trouvons d'autres; ainsi nous rencontrons les articles ponctions, crise, réduction, grossesse, etc.

Le Tedkira de Daoud se rencontre généralement dans toutes les collections orientales. Le supplément arabe de Paris en a un exemplaire sous le n* 1029 bis. Nous en avons trouvé plusieurs en Algérie.

Il paraît que l'on & composé un supplément pour compléter le Tedkira, attendu que nous lisons dans la liste des Bibliothèques de l'Orient, donnée par Fluegel à la suite de Ha4ji Khalfa : Dil etiedkira^ queue, suite ou complément du Tedkira de Daoud.

Un autre ouvrage de Daoud existe aussi à Paris sous le n* 1040 du supplément arabe. C'est un traité des bains, dédié à son maître, Mohammed el Becr}% d'où le titre du livre* Tokfat el Becrya, ou Présent à Becry.

Ce livre, qui contient seulement 17 feuilles, se divise en introduction, sept chapitres et des conclusions.

L'introduction est une esquisse historique des Bains.

Le 1*' livre traite de la construction des bains. Ils doivent Tous n âo

etra élevés et amples, contenir des pièces pour se déshabiller^ un tepîdarîum, de nombreuses cellules en rapport avec les divers tempéraments, etc. Il y aura des peintures et des sculptures récréatives. Le foyer doit être éloigné du bain.

Le 2* livre traite de l'air et de Teau.

Le 3* traite do rutilité des bains.

Le 4* de leurs inconvénients.

Le 5^ traite de la pratique des bains.

Le 6* des moments et conditions favorables à l'entrée et k la sortie.

Le 7"^ traite des bains d'eau froide.

L'épilogue est un formulaire.

Le même manuscrit contient encore un opuscule de Daoud sur le traitement des maladies de Tœil par les médicaments. C'est plutôt l'hygiène de l'œil qu'un traité complet de ses aflfections.

Nous avons déjà dit que Daoud, dans le Tedkira, renvoyait à sonanatomie. Cette anatomie est mentionnée dans les catalogues des Bibliothèques de l'Orient donnés par Fluegel» sous le titre : Nozhat fitteehridj.

Badjî Khalfa, n*618, cite aussi de Daoud un traité des eauses et du traitement des maladîos ; sous le n** 1884, un ouvrage Intitulé Boxir^ïat el Mouhtadj, le Désir de celui quia besoin; et sous le n* 0354 un commentaire du Moudjiz el Canoun d'Ebn en Nefis.

Le musée britannique mentionne, sous le n* 9T7, un traité d'astrologie de Daoud, el Ahkam ennedjoiimya, mais nous supposons que ce n*est autre chose qu'un extrait du 4' livre du Tedkira.

La Bibliothèque Bodléienne mentionne, sous le n* 008^ des Observations ou expériences médicales.

Nous trouvons aussi mentionné, dans les Bibliothèques de l'Orient, un écrit de Daoud sous ce titre qui présente une variante: Fi /cc7idi*d cl Adhan, que nous traduirons par: Des moyens de fortifier l'intelligence.

Hadji Khalfa cite sous le n° 13,720 un ouvrage de Daoud sous le titre Nozhat el Mo'ubedja, dont nous ignorons W

LLS SIECLES DE DÉCADENCE. — XVl", XVU», XVlll* SILCLES. 307

contenu. Cet ouvrage est aussi mentiouné daus les bibliothèques de rOrient.

Le tedkira de Daoud est commun en Algérie et naturellement très estimé. Nous en avons traduit la partie dessimplcs, en nous restreignant à la partie descriptive et n'empiétant Hur la thérapeutique que dans cert^iius cas d*un intérêt spécial. Nous avons ainsi pu apprécier la valeur de cet écrit qui, sans accuser de Toriginalitê» prouve un homme érudit et consciencieux.

BEN AZZOUZ EL MARAKCUY.

Abou Mohammed Abdallah beu Azzouz el Marakchy ne nous est connu que par un écrit dont nous possédons une copie et dont nous avons rencontré deux autres en Algérie. Malgré que nous ayons traduit cet ouvrage» nous n'avons trouvé aucun renseignement sur Tciïoque précise où vivait Tauteur. Cet ouvrage est intitulé Daheb cl Kouasouf fi ct^ tkobbf Ce qui écarte les éclipses eu niédecine.G'estun résumé qui donne cependant une large place aux questions théoriques. Il présente une disposition bizarre. Après les généralités, l'histoire naturelle, l'hygiëuc et la pathologie, nous trouvons un traité des propriétés des animaux puis la monographie des affections oculaires très détaillée. Le cachet local persiste toujours et Texplicit ne se trouve qu'à la lin de ces derniers Traités.

Le traité des maladies de l'œil est une imitation et parfois une reproduction textuelle du Mémorial dlssa ben Ali. Si l'on compare la liste des affections de la paupière, elle est presque identique. Une foule de passages sont dans le même cas. II y a des transpositions. Ainsi l'anatomie de l'œil vient après la liste susdite. Il y a aussi des additions, ainsi le formulaire des ophthalmies. Nous retrouvons les mêmes ressemblances k propos des maladies de la cornée, de l'uvée, enfin à propos des affections qui échappent aux sens. Il n'y a en somme entre le Mémorial d'Issa l^n Ali et le texte de lien Azzouz que des différences de détail.

308 HISTOIRE Dlâ LA. MÉDËCINiù ARA.Bfi. — LIVRE SKPTltME.

A la fin de Thygiène, Tauteur dit que sa manière de voir est celle des médecins indiens, grecs, coptes, égyptiens et persans. Il cite les noms d'Aristote, de Platon, de Honein, de Thabarjs de Ben Zakarya (Razès) de Geber, de Djeldeky, d'Ebn Ouafed, d'Ebn Isliaq, de Galien, d'Avicenne, enfin de Daoud el Antaky.

Cette dernière citation prouve que l'auteur vivait au plus tôt vers la fin du XVP siècle de notre ère.

Ce passage nous semble prouver lexistence au Maroc d'un certain nombre de monuments de la médecine arabe. Nous avons toujours regretté de n'avoir pu visiter ce pays et particulièrement la ville de Fez, qui doit être encore plus riche que celle de Maroc.

ABDERREZZAQ EDDJEZAIRY.

Abderrezzaq ben Mohammed ben Mohammed ben Hamadouch Eddjezaïry était originaire d'Alger, ainsi que l'indique son surnom. Le peu que nous savons sur son compte est tiré de ses œuvres.

Il vivait dans la première moitié du XVIII* siècle de notre ère. Il paraît avoir fait plusieurs fois le pèlerinage de La Mekke. A propos du bézoar, il nous dit dans un de ses ouvra* ges, qu'il en trouva une formule artificielle en Egypte lor^ qu'il fit le pèlerinage, en l'année 1130 (1718). Dans un autre ouvrage, il date de Rosette en 1161 (1748).

Le plus important de ses écrits porte ce titre : Kacheferroumoûz ficharh el aquaquir ou el achchàb. Révélation des énigmes et exposition des drogues et des plantes.

C*est un Traité d'histoire naturelle médicale sous forme alphabétique, précédé d'une introduction sur les propriétés générales et les classes de médicaments. Le nombre des articles, y compris les synonymies, se monte à près d'un millier.

L'auteur s'est surtout inspiré d'Avicenne, d'Ebn el Beithàr et particulièrement de Daoud el Antaky. Nous trouvons aussi quelques faits de sa pratique et il relate quelques médicaments nouveaux tels que le gayac, le sassafras, la salsepareille.

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le quinquina, la squine. Il parle aussi de la maladie franque. On voit naturellement apparaître un certain nombre d'expressions locales, dont quelques-unes empruntées au langfage des Kabiles. Rien que cet ouvrage aojt d*un ordre inférieur, on n*y voit pas l'autorité du Prophète invoquée, non plus que l'emploi des moyens superstitieux, ainsi qu'il arrive dans ces résumés.

Outre les médicaments nouveaux plusieurs .autres féKts accusent des relations avec les Européens.

£n somme, cet ouvrage n'a pas d'autre intérêt que celui d'nn échantillon de la médecine algérienne, & une époque très rapprochée de nous, et il intéresse plus particulièrement l'Algérie. C'est à ce titre d'abord que nous en avons f&it la traduction. Nous avons ensuite mis en regard du texte la pratique actuelle des indigènes et donné les dénominations arabes et berbères des médicaments. Enfin nous avons rapproché ces dénominations quelquefois altérées des termes en usage chez les auteurs classiques arabes.

Nous n'avons rencontré que deux Manuscrits d' Abderrezzaq. L'un est à la Bibliothèque d'Alger; l'autre nous appartient. Il a été transcrit en 1783, sur un autographe, par Tahar ben el Hadj eddjilany ben Issa Echcherif de Mostaganem.

Nous possédons un autre ouvrage de l'auteur intitulé Tadil el mtrodj biseheh kouanin el ilûdj, Rectification du tempérament d'après les règles du traitement. C'est un opuscule d'une vingtaine de feuilles, autographe» écrit à Rosette en

C'est un Traité des fonctions génitales et des moyens de les con.Herver intactes. Elles s'affaiblissent de deux manières, dit l'auteur, par des accidents morbides et par une altération du tempérament. Ces deux onlres de faits sont l'objet de deux chapitres. Un épilogue traite de l'hygiène des organes génitaux.

L'auteur s'est particulièrement inspiré d'El ATachy. Parmi les autres citations figurent en première ligne Aviccune puis Daoud el Antaky.

A cflté des nombrtMHPs préparations destinées à combattrt»

310 mSTOlRG DE LA MÂDECINB ARABE. -^ LIVRK SEPTrÉMB.

l'excès de Tune des quatre humeurs dans chaque organe en particulier, nous rencontrons quelques pratiques superstitieuses pour dénouer l'aiguillette, l'impuissance étant aussi considérée comme pouvant être le fait des génies. Ici nous rencontrons de^ hadits. Les derniers chapitre» sont consacrés aux aphrodisiaques.

Un indigène d'Alger nous a dit avoir lu un traité de la pe^e par Abderrezzaq.

Abderrezzaq peut être considéré comme le dernier reprémontant de la médecine arabe.

LÉON l'africain.

Léon l'Africain n'intéresse pas seulement la Géographie, qu'il a dotée de la première connaissance détaiHée du Soudan et du littoral de la Méditerranée, mais encore Thistoiro naturelle, et môme la médecine, tant par certaines observations que par ses Vies des illustres médecins et philosophes arabes, qui ont longtemps défrayé les historiens.

El Hassan ben Mohammed el Ouazzan el Fassy naquit à Grenade, .sur la fin du XY* siècle de notre ère. Obligés de quitter leur pays, ses parents vinrent s'établir h Fez, d'oi\ le surnom d'El Fassy.

A 16ans, il fit un voyage avec son oncle, jusqu'à Tomboac* tou . Plus tard, il en fit un autre en Orient, et pénétra jusqu*en Tartarie. A son retour, en 1517, il fut pris par des corsaires, et conduit & Rome, où il fut offert à Léon X. Ce pape le convertit et lui donna ses noms de Jean-Léon. Il l'engagea ensuite à publier le récit de ses voyages. On dit que Léon l'Africain quitta Rome et redevint musulman à Tunis.

Son principal ouvrage est la Description de V Afrique.

On s'est trompé relativement à cet ouvrage. La notice donnée par Eriès, dans la Biographie de Michaud, dit que Léon le traduisit de Farabe en italien, en 1526, et que Florius, recteur h Anvers, en publia une traduction latine en 1556.

Nous possédons une édition latine, qui paraît ignorée de» bibliographes et qui se termine ainsi, folio 302: « hœc sunt

LK8 81É0LK8 DE DÉCADKKOB, -* XVl% XVlV, XTiir SIÈCLES. \i\l

qvLtB memoranda et cofrnitione di^na, ego Joanues Léo in universa Africatumvidi, tum observavi, qiiain penitusonmi ex parte circumdedi et quidquid in oa inemoratu dignom obtigrit, ut vidi, ita diligrenter continue in scripta retuli : et qure non vidi, k viriâfido dî^nissimis, qui ca conspexcrunt, mihi ad plénum doclarandaprocuravi, acdeinde occasionem uactus, has meas vigilias in unum volumen redegi. Romœ, Anno restitutœ saluti» MDXXVL V. Idus Mart. »

Nous trouvons pareillement ce passag'e & la fin de Tédition de 1032 par les Elzevir: on n'y avait pas vu la preuve d'une édition latine à la date de 1520. Nous n'avons vu cette dernière édition citée nulle part.

On trouve dans l'Afrique dé Léon plusieurs renseignements relatifé k ses produits naturels et à ses établissements scientifiques. Nous nous contenterons seulement de reproduire ce qu'il dit de la syphilis et de son origine.

« Si quis apud Barbaros eo morbo inficiatur, qui gallicus vulgodicisolet, raro aut uniiquampristintT rcdditursanitati, solet autem hic morbus quodam dolore ac tumore primum prorepere, ac tandem in ulcéra vcrti. Paucis ad modum toto Atlante, tota Numidia, totaque Lybia hoc notum est contagium. Quod si quisquam fucrit qui se eo infectum sentiat, mox in Numidiam autin Nigritarum regionem proficiscitur, cujus tanta est aeris temperies, ut optimae sanitati restitutus indc in patriam redeat : quod quidem multis accidisse ipse meis vidi oculis, qui nuUo adhibito neque pharmaco neque medico, prœter saluborrimum jam dictum aerem, revalue* rant. Hujus mali ne nomen quidem ipsis Africanis anteaea tempera notum fuit, quam Hispaniarum rex Ferdinandus judœos omnes exHispania profligas^et, qui ubi jam in patriam rediissent, cœperunt miser! quidam iEthiopes cum illorum mulieribus habere commcrcium, ac sic tandem velut per manus pestis hiec per totam se sparsit regionem : ita ut sit rix familia, qum ab hoc malo remansit libéra. Id autem sibi flrmissimo atque indubitatc persuaserunt, ex Ili^^pania ad illos transmigrasse, qiuim ob rem et illi morbo ab Hispania malum hispanicum indiderunt. Tuneti vero, quemad modum

312 HiSlOIRB Oe L\ jaÉDKOINK ARABE. — LIVAE SKPTiÉMIfi.

6t per totam Italiam, morbus Gallicus diciiur. Idem nomen illi in iËgypto atque Syria ascribitur. > folio 33.

Les Vies des illustres arabes^ philosophes et médecins, au nombre de XXV, ont perdu de leur importance depuis que nous possédons des documents plus riches et plus sûrs.

Un vocabulaire arabe^hébreu^spagnol existe à TEscurial, sous le nom de Léon l'Africain.

Il composa quelques autres ouvrages, et lui-même en cite dans sa description de TAfrique.

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