HASSAN BEN HUSSEIN EL AKAD EDDIMACHKY
Nous le connaissons par un ouvrage qui existe au n° 1080 de l'ancien fonds arabe, dont tel est le titre : R'anaïat ellebib and r'eibat etthabib, Ce qui suffit à un homme intelligent en l'absence du médecin.
C'est une compilation sans portée, où l'on trouve lasuperstition à côté de la science, Apollonius et Pliilémon àeôtéd'Hippocrate et de Galien. Nous trouvons une citation d'Averroès, ce qui place l'auteur au plus tôt au XIIIe siècle.
ELHADJADJ EL YAMENY.
El Hadjadj, que son surnom rattache à l'Yémen, est connu seulement par un ouvrage qui se trouve sous le n° 1081 de l'ancien fonds arabe. Il porte ce titre Taglib ctthabaïa, Evolutions des éléments;
C'est un traité de médecine générale, une sorte d'introduction qui rappelle les Questions de Honein, étant aussi sous la forme de questions et de réponses.
Nous voyons d'abord de l'hygiène, puis de la médecine.
A la question: Que doit avoir en vue un médecin traitant, l'auteur répond : Dix choses, le genre de la maladie, la cause, la force de la nature, le tempérament actuel du corps, le tempérament habituel, l'âge, les habitudes, la saison, l'habitation; l'état de L'air;
11 est ensuite question de l'administration des médicaments;
puis des différentes sortes de fièvres, des humeurs, de l'urine, des indications prises de chaque organe en particulier au point de vue du traitement, des causes des maladies, de la reconnaissance des médicaments, enfin de questions de diagnostic différentiel.
En somme, cet ouvrage accuse un bon esprit, et s'il manque en apparence de méthode, cela tient à des transpositions qui sont le fait du relieur.
ESSEMNANY.
Chems eddin Mohammed Essemnany, dont nous ignorons l'époque, est auteur d'un commentaire sur un abrégé du premier livre du Canon par El Ilaquy. Cet ouvrage existe au supplément arabe, n° 1019, à la suite de l'ouvrage commenté. La copie date de l'année 759 (1357).
La Bibliothèque Bodléienne possède sous le n°639 un commentaire d'El Ala Essemnany sur les Aphorismes d'Hippocrate.
Nous ignorons si ces deux auteurs n'en font qu'un.
NOMAN EL ISRAÏLY.
Noman ben Abi Erridha ben Salem ben Ishaq el Israïly est l'auteur d'un commentaire sur le Meya de Messihy, ou le Livre aux cent chapitres, publié sous le titre : El Haouachy Ennomanya, les Annotations de Noman.
Cet ouvrage existe autographe sous le n° 1024 du supplément arabe, petit in-folio de 207 feuilles.
Parmi les auteurs cités, nous signalerons Maimonides, ce qui place Noman au plus tôt au XIIIe siècle. Ajoutons que l'on trouve cité un commentaire d'Archelatis sur le Livre à Glaucon.
EL QUISSOUNY.
Sous le titre Modjarribat, il existe à l'ancien fonds arabe
320 HISTOIRE DE LA. MJ3DECINE AKABE. — LIVRE SEPTIÈME.
n° 1082, un opuscule de Quissouny qui ne justifie pas ce titre d'Expériences ou de remèdes éprouvés. C'est un recueil banal où se trouvent toutes sortes de recettes même pour faire de l'encre et enlever les taches. L'auteur indique une formule de sa façon qui contient plus d'une centaine de substances et au moyen de laquelle il a guéri plus de mille personnes. Les recettes superstitieuses se mêlent aux recettes médicales. On trouve aussi des conseils d'hygiène.
Nous avons trouvé une citation d'Ebn cl Ueithàr, ce qui porte l'auteur vers le XIV0 siècle.
DJEMAL EDDIN ABDALLAH BEN ALI BEN AlOUB EDDIMACIIKY.
Nous ne le connaissons que par un écrit qui se trouve sons le n° 1084 de l'ancien fonds arabe. Hadji Khalfa en parle incidemment, à propos d'un autre auteur au n° 13,787, mais sans nous donner l'époque où il vivait.
L'ouvrage en question porte ce titre : Doua ennefs min ennaqs, Remède pour l'homme contre larécidive.C'estun traité des poisons.
Il se divise en trois parties :
1° Des poisons qui sont le fait des aliments, des boissons, etc., et de ceux qui proviennent du venin des animaux.
2° Des signes qui indiquent la nature des poisons.
3° Du traitement.
Les moyens de préservation sont de deux sortes: connaître les substauces, en connaître les antidotes.
Plusieurs plantes aromatiques sont indiquées comme antidotes.
La constatation de la- propriété toxique se fait au moyeu des divers sens. Des exemples sont produits.
Vient ensuite L'indication des symptômes qui accompagnent l'ingestion d'une substance toxique.
L'auteur distingue sept espèces de scorpions.
11 cite beaucoup d'animaux sujets à la rage.
Dans Les cas où l'on ignore la nature (h; la substance ingérée, il conseille les vomitifs et les antidotes.
Il donne ensuite les symptômes qui accompag-nent l'ingestion des divers poisons et les indications.
En somme, c'est un ouvrage qui témoigne d'un bon esprit, à part quelques remèdes merveilleux, et qui accuse de l'observation.
ETTIFLISSY.
Kemal eddin Aboul Fadhl Hobéïch ben Ibrahim ben Mohammed Ettinissy, originaire de Tiflis, a été mis indûment à côté du neveu de Honein par Wûstenfeld, pour une simple similitude de nom. Le surnom de Tiflissy suffit à lui seul pour repousser un pareil rapprochement. Nous avons encore une autre raison pour mettre au moins deux siècles d'intervalle entre ces deux Hobéïch, c'est la forme de l'ouvrage dont nous allons parler.
Hadji Khalfa cite de lui, sous le n° 3489, un traité des médicaments simples et des aliments sous forme de tableaux synoptiques, Tacouim eladoiriat el moufridat ou al ardiat, medjdoul. Nous croyons que cette forme de composition n'a été mise en usage qu'à partir d'Ebn Djezla et d'Ebn Bothlan dans leurs Tacouim bien connus.
La Bibliothèque Bodléienne possède cet ouvrage sous le n° 535.
Hadji Khalfa cite au n° 1986 un traité d'alchimie intitulé Beïan essanaa, Exposition de l'art. Il a oublié de nous donner la date de l'auteur. Comme nous l'avons dit, on ne peut le placer probablement qu'après le XIIe siècle.
DAGHMINI.
Cherf eddin ed Daghmini est auteur du Petit Canon , sur lequel il existe à Leyde, n° 1324, un commentaire par Hassan Haleby.
On a publié le petit Canon à Calcutta en 1827. D'après le titre, l'auteur porterait les noms d'Ahmed ben Daoud.