‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 131 sur 241 · TRADUCTIONS LATINES A TOLÈDE · texte numérisé non relu

TRADUCTIONS LATINES A TOLÈDE

plus importantes, celle du célèbre traité de la perspective d'El Hazen (1),

Sans doute les travaux exécutés à Tolède n'eurent ni la sûreté ni l'ampleur de ceux de Bagdad, nous en avons déjà fait comprendre la raison. Leur importance n'en fut pas moins grande : on sait avec quelle avidité la science arabe fut long-temps recherchée. On sait de quel crédit jouirent Avicenne et Averroès, combien de lacunes les Arabes remplirent alors. Sans eux, le moyen âge eut défailli sur la route de la Renaissance (Cosmos).

Nous allons entrer dans quelques détails sur l'œuvre entreprise par l'archevêque de Tolède.

C'est donc à l'archevêque de Tolède, Raymond, nous en avons la preuve dans une dédicace qui lui est adressée, que reviendrait l'honneur d'avoir provoqué les traductions de l'arabe en latin. Dans cette œuvre il fut secondé par deux hommes, Gundisalvi, archidiacre de Ség'ovie, et un juif converti, connu ^ous la double dénomination d'Avendaui (Aven Daourî, ou fils de David) et de Jean de Séville ou Jean d'Espag-ne. Ces faits se passaient dans le commencement du XIP siècle de notre ère, une traduction faite par ce dernier, portant la date de l'année 520 des Arabes, qui équivaut à l'année 1134.

Il serait intéressant de savoir si ces travaux furent connus destraducteurscontemporainstels quePlaton de Tibur, Adhélarçl de Bath et Gérard de Crémone. Nous savons que le premier traduisit à Barcelone et que le second voyagea en Espagne, mais à cela se bornent nos renseignements. Quanta Gérard, nous savons positivement que ses travaux s'accomplirent à Tolède, où il se rendit pour y trouver ce qu'il cherchait en vain dans son pays; mais nous ignorons la date de son arrivée. Comme il ne mourut qu'en 1187, on peut croire qu'à son arrivée à Tolède le travail des traductions était déjà commencé et que ce fut peut-être la •connaissance qu'il en eut qui détermina son départ et fixa son itinéraire.

(1) Un est teuté de l'attribuer à Gérard, qui traduisit les Crépuscules.

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