‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 136 sur 241 · ROBERT DE RÉTINE · texte numérisé non relu

ROBERT DE RÉTINE

Il mourut et fut enseveli à Pampelune en 1143.

Robert paraît avoir ou la principale part dans la traduction du Coran, attendu qu'il en a signé la dédicace à Pierre le vénérable. On lit aussi dans le n° 3393 cet explicitqui a été plusieurs fois reproduit : Explicit liber legis diabolicœ sarra» cenorum qui arabice dieitu'r Alchoran, id est collectio capitulorumseupreceptorum. Illustri gloriosissimoque viro Petro Cluniacensi abbate precipiente stius Angligena Robertus Retenensis librum istum transtulit AnnoDomini MCXLIII, Anno AlexandriMCCCCIII, Anno Alhigere DXXXVII, Anno Persarum DXI.

Nous allons donner un extrait de la lettre de Robert à l'abbé de Ciuny, qui précède la traduction du Coran.

« A son seigneur Pierre, par la volonté divine abbé de Cluny, Robert le plus bumble de ses serviteurs. M'étant souvent aperçu combien votre esprit uniquement occupé du bien désirait ardemment rendre fertile le stérile marécage des Sarrasins, épuiser leurs puits, renverser leurs boulevards, moi comme un simple fantassin je me suis mis en grande diligence à ouvrir les voies et les avenues. Jusqu'à présent toute la latinité, «oit ignorance, soit apathie, ne s'est pas occupée de connaître la cause de ses ennemis et de les combattre. Votre vigilance n'a pas voulu. que cela durât... Bien des obstacles se présentaient à mon faible g'énie, la pénurie du langage et mon peu de science. Je n'en ai pas moins répondu à votre invitation. Si l'on me reproche, peut-être avec raison, le peu d'élégance du fonds et de la forme, qu'on sache que je n'ai pas voulu couvrir de fleurs le poison et dorer des choses viles et méprisables. Cependant ces doctrines, bien que dangereuses, n'en rendent pas moins souvent témoignage à la sainteté de notre loi. Cela n'a pas échappé à votre sagesse, qui m'a fait délaisser mes études d'astronomie et de géométrie (1). »

Le livre de la doctrine et de la vie de Mahomet fut aussi dédié à Pierre le vénérable. Nous lisons en tête : Prologus

(1) Nous avons dit que la traduction de l'Alcoran, avec ses accompagnements, fut imprimée eu 1543àBàle, par Bibliander.

Roberti translatons viri eruditi et scolastici ad dominum Petrum Abbatem.

La Bibliothèque Bodléienne contient, sous le nom de Robert l'anglais, une traduction d'un traité d'Astrologie d'El Kendy.

Il est vrai que la date est de 1272, mais ce pourrait être celle de la copie.

Jourdain suppose qu'il faut voir Robert de Rétine dans le Robertus Castrensis traducteur de l'alchimiste Morien. Il pense aussi que Robert aurait traduit Khaled ben Yézid.

Page 1