XX. Liber Carastonis
Cet ouvrage existe aux nos 7377 et 10,260 sous le titre : Liber Carastonis editusa Thebit filio Chore, et au n° 8680 sous celui de Liber Thebit de ponderibus, qui dicitur Liber Carastonis.
Il traite de la théorie de la balance romaine.
Le mot Caraston est une erreur. II faut Farasthon, qui veut dire balance, en persan.
Dans la liste d'Ebn Abi Ossaïbiah on trouve cité parmi les écrits de Tsabet le livre dit Faresthoun. Dans la liste du Kitab el hokama, le mot technique ne se trouve pas, mais un ouvrage est intitulé : De la manière d'équilibrer les poids, et de leurs variétés.
XXL Liber alfagrani continens XXX capitula.
C'est par erreur que le manuscrit du Vatican ne porte que XX chapitres.
M. Voepcke a inséré dans le Journal asiatique de 1862, sur cet écrit d'Àlfargan, un travail que nous mettrons à profit.
Il en existe un grand nombre d'exemplaires à la Bibliothèque nationale, avec deux titres différents. Le catalogue y a vu là deux ouvrages, tandis qu'il ne faut y avoir que deux traductions d'un même ouvrage.
L'une de ces traductions est de Gérard de Crémone, et porte le titre : De agregationibus stellarum. Elle est représentée dans les n0< 7103, 7207, 7280, 7281, 7208, 7316 ; et 972 et 1820 du fonds de Sorbonnc, sans indication d'auteur. Le n" 7100 donne le nom du traducteur, Gérard de Crémone.
curial, Casiri, 1,382. Ou bien encore faudrait-il voir là une altération flu nom dTIucli'.lc?
L'autre traduction est de Jean de Séville et porte le titre de : Rudimenta astronomie. Elle est représentée dans les n05 6506, 7377, 7434, et 848 et 900 du fonds St-Victor.
Le texte arabe, récemment acquis par la Bibliothèque nationale porte ce titre : Livre des collections d'étoiles, et principes ou éléments des mouvements célestes.
Le mot oussoul, qui signifie principe, éléments, aphorismes, a été rendu abusivement dans la traduction de Jean de Séville par le mot radix : in radicibus motuum celestium. Gérard a traduit par : principiis.
Il est encore une distinction à remarquer entre les deux traductions. Gérard a rendu le mot fasl par chapitre, et Jean de Séville par différentiel.
On sait que Golius a donné une édition d'Alfargan.