‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 179 sur 241 · ALFONSE X ET LES TRADUCTIONS DE L ARABE · texte numérisé non relu

ALFONSE X ET LES TRADUCTIONS DE L ARABE

Alphonse de Castille, dit le sage ou le savant, fut le plus passionné des princes qui encouragèrent l'étude des monuments arabes.

Frédéric II cherchait bien aussi dans les traductions des matériaux pour ses études propres, mais ses préoccupations n'étaient point exclusives, il tentait d'élargir le champ de la philosophie et de la science. Alphonse, au contraire, ne fit traduire que des ouvrages d'astronomie, pour laquelle il s'était amouraché, et beaucoup de ses traductions, restées dans la langue castillane, ne purent, au moyen du passage dans la lang-ue latine, entrer dans la grande circulation.

Toutes les traductions commandées à grands frais par Alphonse, convergeaient à l'exécution de l'ouvrage qui nous est resté de lui sous le titre de Tables alphonsines.

Le mouvement un peu fébrile provoqué par Alphonse, n'en a pas moins de l'intérêt, ne fut-ce que par son originalité.

Nous ne pouvons nous arrêter longtemps sur ces traductions, et cela, pour un double motif. D'une part, en raison de leur spécialité, de leur destination et de leur immobilisation partielle dans le castillan, elles ne grossirent pas beaucoup la somme des documents arabes dont l'archevêque de Tolède avait provoqué la mise à jour ; de l'autre, nous n'avons pour les étudier que des renseignements sujets à contrôle, fournis par Antonio, dans sa Bibliothèque espagnole.

Jourdain. On peut aussi admettre qu'il y a du trouble dans ce Mss., qu'il y a là un énoncé sans ouvrage, puis un ouvrage sans titre. Cet Alphidius ne nous est pas autrement connu, si tant est qu'il existe.

On dit qu' Alfonse fit venir de Tolède Aben Ragel et Alchibicius, qu'il appelait ses maîtres ; deSéville, Aben Moussa (YehoudaJ et Moliammed ; de Cordoue, Joseph ben Ali, et Jacob Abencena; plus de Gascogne et de Paris, une cinquantaine d'autres savants.

Il leur proposa d'abord la traduction du Tetrabiblon de Ptolémée, et les réunit dans le palais de la Galiana près de Tolède, présidant leurs réunions, ou se faisant remplacer par Aben Ragel et Alquibicius. De l'année 1218 à l'année 1262, ces savants se livrèrent à l'étude et à l'observation des astres, puis Alfonse les renvoya contents et enrichis, leur accordant, soit des sommes d'argent, soit des exemptions d'impôts pour eux et leurs héritiers, dont les titres se conservèrent à Tolède.

Quant aux Tables Alfonsines, il nous suffira de les avoir indiquées.

On sait que l'astronomie, telle qu'on pouvait la connaître alors, ne satisfit pas Alfonse, et qu'il se prit à dire que si Dieu l'avait consulté pour l'établissement du système céleste, il y aurait mis plus de simplicité. Nous allons maintenant passer en revue ses collaborateurs sur lesquels nous avons obtenu des renseignements.

De ces traducteurs, les uns rendaient en castillan ce que les autres faisaient passer en latin.

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