‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 184 sur 241 · PHILIPPE DS TRIPOLI · texte numérisé non relu

PHILIPPE DS TRIPOLI

dicitur secretuin secretorum, sive de instructions iiobilium, editus ab Aristotele, ad Alexandrum discipuluni missus, qui translatus fuit de ling-ua arabica in latinam.

L'original arabe se trouve au n° 944 de Paris, et tel en est le titre : Kitdb essiassa fi tedbir erriassa el marouf bisirr el Asrar, Livre de politique sur le régime des souverains, connu sous le nom de Secret des secrets.

Cette traduction est adressée à Guy de Valence, évèque de Tripoli, et telle est la forme de cette dédicace :

Domino suo excellentissimo et in cultureligionis strenuissimo Guidoni de Yalencia, civitatis Tripolis giorioso pontiflci, Philippus suorum minimus ciericorum se ipsum et fidèle devotionis obsequium.

Philippe faisait donc partie du clerg-é de Tripoli.

Jourdain pense qu'il était antérieur au XIIIe siècle. D'une part il est cité par St-Thomas, Rog*er Bacon et plusieurs autres savants de cet âg-e. De l'autre, Jourdain pense que l'on peut reconnaître Guy de Valence clans un document daté de

La dédicace de Philippe fait avec emphase l'élog-e du prélat : Vobis soli videtur cunctarum scientiarum dona contulisse. In vos namque reperiuntur sanctorum gratis universa3.

C'est à Antioche que Philippe, se trouvant avec Guy de Valence, fit la rencontre de ce qu'il appelle une perle très précieuse, très rare chez les Arabes, et dont son évèque lui conseillala traduction. Philippe raconte ensuite commentée livre fut rencontré chez le prêtre d'un temple d'Esculape par Jean fils de Patrice, qui le traduisit d'abord en chaldéen, puis en arabe.

Cette découverte est pareillement exposée dans le texte arabe, Ms. précité, d'où Philippe l'a tirée. Seulement lahya ben Bathrik dit avoir traduit d'abord Cet ouvragée en latin$ roumy, puis en arabe.

Dans la traduction, tout comme dans le texte, le traité du Secret des secrets est divisé en dix chapitres.

Les premiers traitent de la morale. On en rencontre ensuite qui parlent d'hygiène et de médecine. Enfin les derniers

s'occupent de politique, ainsi du choix d'un secrétaire, de l'art de la guerre, etc. On comprend ainsi le titre latin.

Nous avons déjà vu que Jean de Séville traduisit la partie de cet ouvrage qui traite particulièrement de la médecine à l'adresse d'une reine d'Espagne. Le Ms. arabe n° 944 faisait également partie de la bibliothèque d'un souverain.

En somme, le Secret des secrets est justement considéré comme aprocryphe et ne mérite pas de porter le nom d'Aristote.

D'autres écrits attribués à Philippe sont considérés par Jourdain comme un dédoublement ou un extrait du Secret des secrets.

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