‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 233 sur 241 · SI · texte numérisé non relu

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isolé, ce qui explique peut-être pourquoi nous en rencontrons une traduction latine, d'après la version d'Abou Otsman.

Cette traduction existe aux nos 7266, 7377 et 9335 de la Bibliothèque nationale. Les titres varient un peu dans ces différents exemplaires, ainsi nous lisons : Liber Saydi Abu Othmi, decimus liberEuclidis editione ab Othman Damasceni (pour Abu Othman).

Len° 7266 et le n° 9335, qui ont le même titre, Liber Saydi Abu Othmi, commencent également de la même manière : Scias quod scientia figurarum superficialiuni et corporearum est ut noscas quid in figura cujus area queritur ex quantitate nota in qua convenerunt contineatur. Dans les Mss. cet opuscule vient après le Liber mensurationis.

Dans le n° 7377 A, il vient après le Liber augmenti et diminutionis, et tel en est le titre : Tractatus primus exponens tractatum decimi libri Euclidis editione Ab Othmen in intentione ruagnitudinuin rationalium et surdarum, que dicte sunt in tractatu decimo libri Euclidis in elementis. Intentio in tractatu decimo libri Euclidis est inquisitio de mag-nitudinibus communicantibus (quantités commensurables), etc., f° 68.

Ces mots tractatus primus nous ont fait soupçonner que ce serait peut-être le commencement ou l'introduction d'un Compendium de mathématiques dont on trouverait la suite aux folios suivants, et qui aurait comme fonds Abou Camel Chodja commenté par Ali ben Ahmed el Omrany, dont nous reparlerons. On pourrait alors rapporter la traduction à Savasorda et non à Gérard, comme le pense M. Chasles.

Liber Âbdbuchri (ou abuciiri) qui dicebatur Jieus.

11 existe sous ce titre, aux nos 7266, 7377 A et 0335 de la 11. nationale, un fragment de mathématiques anonyme, qui se retrouve aussi mentionné dans la liste bibliographique de Cm'- ni ni du Crémone. (Liber mensurationis).

Qui devons-nous voir dans ces mots: Ababuchri ou Abu-

AEOU KA1JEL CHODJA. — ALI BEN AHMKD. 513

chri, qui dicebatur heus? Nous sommes habitués à rencontrer des noms altérés dans les traductions latines, que ce soit la faute des traducteurs ou des copistes. Ce qui nous paraît offrir le plus de ressemblance, c'est Abou Bekr Razès.

Nous savons que Razès, comme tant d'autres médecins éminents, cultivait aussi les mathématiques ; on en rencontre quelques traités dans la liste de ses écrits, donnée par Ebn Abi Ossaïbiah et Djemal eddin. L'un d'entre eux porte ce titre : Contre ceux qui déprécient les mathématiques. Un autre porte un titre plus général.

Ce qui fait l'intérêt de ce livre, dit M. Chasles, c'est qu'il y est fait souvent application des règles de l'algèbre, ce qui prouve l'introduction de l'algèbre en Europe dans le cours de XIIe siècle, contrairement à l'opinion de Libri.

Cet opuscule, ajoute M. Chasles, était primitivement précédé d'un traité d'algèbre, soit dans l'original, soit dans l'autographe de Gérard, attendu que l'on y renvoie souvent, et une note dit que ce traité était celui de Saïd (Abou Otsman). M. Chasles conclut que ce traité pourrait être celui que l'on rencontre dans les Mss., et qui commence par ces mots: Primum quod necessarium est aspicienti, etc.

Quant à Saïd, nous avons déjà dit où nous croyons avoir reconnu son œuvre.

Quant à ce nouveau traité, nous croyons qu'il est l'œuvre de deux mathématiciens dont l'un serait l'auteur original, et l'autre le commentateur. Nous allons en parler.

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