‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 34 sur 241 · TOME If · texte numérisé non relu

TOME If

lit HISTOIRE DE LA MÉDECINE ARABE. — LIVEE CINQUIÈME.

Ebn Thofaïl compta parmi ses disciples Al Bitroudji, vulgairement Alpetragius.

Il mourut à Maroc, eu 1185, et l'émir assista de sa personne à ses funérailles.

Nous avons encore un autre témoignage qui rattache Ebn Thofaïl à la médecine. Parmi les écrits d'Averroès, nous trouvons une discussion entre lui et Ebn Thofaïl sur le chapitre des médicaments du Koullyat, vulgairement dit Colliget.

Nous apprenons encore par Averroès qu'Ebn Thofaïl avait commenté les météores d'Aristote.

Ce qui l'a rendu célèbre, c'est son ouvrage qui porte le titre de Ray ben Iaqclan, ou le Vivant fils du vigilant. C'est une sorte de roman philosophique, où il nous présente les évolutions successives d'an homme isolé dès sa naissance, et arrivant par l'observation et le raisonnement aux plus hautes vérités philosophiques et religieuses.

Pococke l'a publié en arabe et en traduction latine sous le titre Philosophas autodidactus, ce qui rend plutôt l'esprit que la lettre de l'arabe.

Moyse de Narbonne le traduisit en hébreu, et il en existe plusieurs exemplaires au fonds hébreu de Paris.

On le traduisit aussi dans plusieurs autres laug'ues.

Nous avons considéré comme non avenue la notice donnée par Léon l'Africain, qui fait de Maimonide un disciple de Ebn Thofaïl, et qui le fait naître et mourir à Séville. Rossi ne s'en est pas moins appuyé sur cette autorité de mauvais aloi.

Aux médecins espagnols mentionnés par Ebn Abi Ossaïbiah, nous en allons ajouter quelques autres sur lesquels Eddehcby nous a laissé de courtes notices.

Hassen ben Ahmed ben Moufarëk Abou Ali el Bécry, dé Séville, connu sous le nom de Zarkala, fut un médecin éminent, et le premier de son temps pour la connaissance des plantes. 11 mourut en 603 (1206), ayant dépassé 80 ans.

Mohammed ben el Hassan ben Ibrahim Abou Abd Allah

el Ansary, de Grenade, mourut la même année que le précédent et dans un âge aussi avancé.

Abd el Aziz ben Mohammed el Azdy, de Valence, disciple d'Aboul Hassen ben Hodlieil, un des grands médecins de l'Espagne, vécut jusqu'en 605 (1208).

Obéid Allah ben Mohammed ben Obéid Allah Aboul Hassen el Andaloussy, de Beja, vint à Corcloue, et y étudia la médecine tant sous son père que sous Abou Merouan Abd Allah de Yalence, et Abou Nasr Fateh ben Mohammed. Son père et son aïeul étaient aussi médecins, et lui-même mariait la médecine à la poésie. Il mourut en 61.2 (1215), à l'âge de 84 ans.

Les noms qui suivent ne nous sont connus que par Casiri.

Mohammed ben Ki-ialef ben Moussa el Ansari el Aouassi, d'Elvira, se distingua par ses connaissances en théologie, en jurisprudence et en médecine. Il composa un livre sur les maladies des yeux et mourut en 1161.

Mohammed ben Hani, médecin renommé, fut un des disciples d'Averroès à Cordoue, où la dignité de vizir lui fut conférée. Né en l'année 1104, il mourut en 1180.

Aboul Hassan Ali ben Omar ben Adha, originaire de Perse, étudia la médecine et la jurisprudence à Grenade dont il fut deux fois g-ouverneur. Il mourut en 1145.

Obeid Allah Mohammed Ezzahdy, d'Elvira, fut un médecin renommé, et mourut vers 1134.

Mohammed ben Iahya ben Khalifa, habile dans les mathématiques et la philosophie, médecin très distingué, mourut en 1152.

Mohammed ben Ali ben el Farrac, de Guadix, médecin distingué, mourut à Valence, en 1198, à l'âge de 60 ans.

Mohammed ben Ahmed ben Amer el Baloui, possédait plusieurs sciences sur lesquelles il écrivit plusieurs ouvrages, entre autres un Traité de médecine, divisé en trois parties. Il mourut en 1103.

Abd Allah ben Iousef ben Geuchan, philosophe et médecin éminent, enseigna la médecine à Cordoue, et y mourut en l'année 1120.

Obéid Allah bex Ali ben Galendo, de Séville, médecin et philologue distingué, transcrivit presque une bibliothèque entière et chargea d'annotations presque tous ses livres. Il mourut en 1185.

Obéid Allah ben Mohammed ben el Oualid, de Cordoue, propagea la médecine par son enseignement et ses écrits, et mourut en 1215.

Djafar ben Moufridj ben Abd Allah el Hadramy, de Séville, fut très habile dans la science des nombres et celle de la médecine. Il mourut en 1140.

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