KEMAL EDDIN BEN IOUNOUS
Abou Amran Moussa Kemal eddin ben îounous était d'une famille de savants de Mossouî, où il naquit en 1150, et il devint lui-même un des hommes éminents de son temps. Après avoir étudié la médecine à l'école de son père, il alla compléter ses études à Bagdad.
A la mort de son père, il le remplaça comme professeur. Il succéda pareillement à son frère.
Parmi ses élèves on compte le médecin Théodore, auquel il expliquait Alfaraby, Avicennc, Euclide et Ptolémée. Il mourut àMossoul en 1242.
Il écrivit des commentaires sur Avicennc, sur le Coran et un livre de logique.
Ka/couiny rapporte qu'au temps de Malek cl Kamel, les Francs demandèrent en Syrie la solution de questions de médecine, de philosophie et de mathématiques. La dernière ne l'ut résolue que par Kemal eddin. Il s'agissait de cons-
traire un carré d'une valeur égale à un segment de cercle. (Ed. Wùst. II, 310).
Dans son Autobiographie, Abdellatif nous donne Kemal eddin comme très fort en mathématiques. (V. de Sacy. Abdellatif, p. 402).
THÉODORE d'âNTIOCHE.
Théodore était un chrétien jacobite qui apprit à Antioche le syriaque et le latin, en même temps qu'il se livrait à l'étude des sciences. Une première fois il se rendit à Mossoul, pour suivre les leçons de Kemal eddin ben Younous, puis il revint à Antioche, mais comprenant que ses études étaient incomplètes, il retourna bientôt à Mossoul. Il se rendit enfin à Bagdad où il compléta ses études médicales. Le sultan Ala eddin l'eut quelque temps à son service, puis le prince Constantin d'Arménie, mais ces deux positions ne le satisfirent pas.
Ayant rencontré un envoyé, sans doute de Frédéric II fie texte dit l'empereur roi des Francs), il se rendit auprès de ce prince qui le combla de bienfaits et lui assigna en propre la ville de Camahya. La fortune lui ayant souri quelque temps, il fut pris du désir de revoir les siens et prit la mer à l'insu et malgré la volonté de son protecteur. Les hasards de la navigation l'ayant jeté dans un port où il apprit qu'il devait le rencontrer, il s'empoisonna dans la crainte d'un mauvais accueil qui ne lui était sans doute pas réservé, dit l'historien des Dynasties.
KIIALIFA BEN ABIL MAHASSEN.
Il ne nous est connu que par le n° 1043 du supplément arabe qui contient de lui un traité d'oculistique, d'environ 250 feuilles in-octavo, intitulé Kitab el Kafy fil Kohli, le livre suffisant en oculistique. La copie est exécutée parun médecin chrétien de Mossoul, Abd el Aziz ben Abi Saïd, en l'année 676 de l'hégire (1277), qui est dite correspondre à