‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 89 sur 241 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

274 I-jrSTOIRE DE LA MÉDECINE ARABE. — LIVRE SEPTIÈME.

Ebn el Beithâr, nous pouvons placer notre auteur au XIVe siècle.

MOHAMMED BEN ABI THALEB EL ANSARY ESSOUFY EDDIMACHKY

Nous ne le connaissons que par ses œuvres. Il est auteur d'un traité de physiognomonie qui existe au supplément arabe, n° 003. Il en existe un autre à l'ancien fonds déjà signalé par d'Herbelot, qui nous apprend ailleurs que l'auteur mourut en 1337 (738 de l'hégire). Le n° 963 ne contient que 44 feuilles, mais il est bien rempli.

L'auteur donne le nom de ses devanciers qu'il a consultés et qu'il désigme dans le cours de l'ouvrage par une lettre de leur nom. Les principaux sont Aristote, Pliilémon, Razès, Chaféy, Ebn Araby, etc. L'auteur a soin d'avertir que la science de la physiognomonie n'a rien de contraire au Livre ni à la Sounna.

Après des généralités, il aborde l'étude des races et il en donne les caractères physiques et moraux. Il fait le recensement d'une quinzaine de nations asiatiques parmi lesquelles fig'urent les Chinois.

Viennent ensuite les races de femmes, en moins grand nombre.

Après l'étude des agglomérations humaines, on passe h celle de l'individu. Alors sont exposés les indices fournis par les caractères généraux, tels que la couleur delà peau, les cheveux, les fonctions naturelles, la croissance, l'état du pouls, etc.; enfin les tempéraments.

Il est ensuite question des organes en particulier, dans leurs rapports avec le tempérament.

Ici se place une étude de la femme, assez longuement étudiée, au point de vue dé celui qui l'achète comme esclave ou comme concubine. C'est surtout au point de vue des relations sexuelles que les indications sont données. Nous avons ensuite une description de la femme accomplie. La Femme est divisée en huit types, toujours au point de vue des rapports avec l'homme.

Nous arrivons à la physiognomonie proprement dite, c'est-à-dire à l'étude de l'extérieur du corps et des régions depuis la tète jusqu'aux pieds et à leurs rapports avec le caractère. La tète et la face, et surtout l'œil, occupent une large place.

Après l'analyse, vient la synthèse, et nous trouvons exposé l'ensemble des traits appartenant à chaque caractère en particulier. Ainsi on nous décrit l'homme intelligent, le philosophe, l'infidèle ou le traître, l'homme religieux, l'homme courageux, etc.

Il est alors question de la Chiromancie, et l'auteur finit par l'exposé des signes de la mort d'après Hippocrate.

Il écrivit aussi un traité des merveilles de la nature.

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