‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 92 sur 241 · ABOULFEDA · texte numérisé non relu

ABOULFEDA

Iraad eddin Ismaïl, bien connu sous le surnom d' Aboulféda, naquit à Damas en 1273, d'une famille qui descendait d'un frère de Saladin et qui était souveraine de Hama. En 1229, à la mort du prince de Hama, ses états retournèrent à l'Egypte. Aboulféda passa sa jeunesse à g-uerroyer contre les Croisés et les Mongols, mais en même temps il s'occupait de science et de littérature. En 1312, Aboulféda fat définitivement investi de la principauté de Hama, reçut même plus tard le titre de sultan, et jouit d'un grand crédit à la cour d'Egypte. C'est alors qu'il s'occupa de la composition de ses deux grands ouvrages, son histoire universelle et sa géographie. M. Reinaud, à qui nous avons emprunté les éléments de cette notice, lui attribue aussi un Traité de médecine en trois volumes, qui ne nous est pas connu d'autre part. Aboulféda mourut en 1331.

EBN ED DOREIHIM,

Aboulfateh Ali ben Mohammed ebn ed Doreihim Tadj eddin el Mously vivait au XIVe siècle de notre ère ; originaire de Mossoul, il mourut à Bagrlad en l'année 1361.

De tous ses ouvrages le plus intéressant pour nous est celui qui porte le titre Utilités des Animaux, Manafi el hayouan. Il se trouve à l'Escurial sous le n° 893. Casiri en a donné quelques échantillons qui semblent prouver que l'auteur s'est abstenu des divagations de Damiry. L'ouvrage est divisé en quatre parties : quadrupèdes, oiseaux, poissons et insectes. Nous ig*norons à quel mot arabe correspond le mot insecte : il serait possible que Casiri ait écrit insecte où il fallait reptile.

Parmi les autres ouvrages cités par Hadji Khalfa, nous signalerons un Traité sur le Nil et un autre sur les carrés magiques, ce qui accuse un esprit 'superstitieux.

278 histoire de la Médecine adare* — livre septième.

DAMIRY.

Mohammed ben Moussa ben Issa ben AU el Kemal Aboulbaka, vulgairement connu sous le nom de Damiry, naquit au Caire en l'année 742 de l'hégire, 1341 de notre ère. Il étudia sous des maîtres nombreux et excella dans la science des traditions, la jurisprudence, la langue, les humanités, etc. Il ^composa divers écrits et commentaires, professa au Caire et y mourut en 808 (ou 1405 de J.-C).

Ce qui l'a rendu célèbre c'est son ouvrage qui porte le titre de Hayet el Haïouan, ou Vie des animaux.

Damiry est le plus grand zoologiste qu'aient produit les Arabes ; c'est du moins celui qui a parlé le plus longuement des animaux. Il faut dire cependant qu'il en a parlé en littérateur autant et plus qu'en naturaliste. S'il est supérieur à Kazouiny comme étendue de renseignements, il lui est incontestablement inférieur comme méthode. L'ordonnance de son livre est alphabétique, ce qui exclut les groupements et les vues d'ensemble. Mais il y a d'autres défauts !

Damiry a bien sa méthode, et tous ses articles sont traités sur le même plan, mais cette méthode est vicieuse.

Après avoir énuméré les noms sous lesquels tel animal est connu, ses espèces, ses mœurs, enfin son histoire plus ou moins complète, il ajoute constamment ses propriétés, généralement fabuleuses, sa légalité comme aliment, la signification des songes où il intervient et les proverbes auxquels il u donné lieu. Puis sous le moindre prétexte il se lance dans des digressions à perte de vue. A propos d'une monture, de. Mahomet et encore d'une monture fabuleuse, il nous donne la série chronologique des événements qui ont marqué son existence. A propos d'une citation de Djahidh, il nous retracera tout au long l'histoire de sa maladie. A proposde l'âne, il nous parlera de Jésus; à propos de l'oie, il fera iinr longue, digression sur Abou Naouas qui l'a bien décrite.

Ce qui met le comble à ces défectuosités! c'est qu'il est

aussi traité d'animaux ou d'êtres fabuleux, ou fantastiques, tels que la jument Boraq, qui porta le prophète dans les cieux, les nasnas, les fées, les g'énies, etc.

On doit ainsi naturellement s'attendre à beaucoup de crédulité et à des fables. C'est ainsi que nous trouvons rapporté que l'hyène, aussi bien que le lièvre, est mâle une année et femelle l'autre, que l'éléphant porte sept ans, etc.

Les autorités les plus sérieuses sur lesquelles s'appuie Damiry sont Aristote, Kazouiny, Ebn el Beithâr, Bakhtichou, Abou Hamid qui ne dédaigne pas le merveilleux, Avenzoar aussi crédule que Pline, etc.

A propos des songes, nous voyons fréquemment le nom d'Artémidore, et parfois celui d'Ebn Sirin.

En dépouillant Damiry de ses fables, de ses contes, de ses anecdotes, de ses renseignements biographiques, etc., on pourrait encore constituer un ensemble intéressant de faits relatifs à l'histoire des animaux.

Le fonds arabe de Paris possède plusieurs copies complètes ou abrégées de Damiry. Nous donnerons une idée de l'étendue de son œuvre en disant que de deux volumes qui en contiennent chacun une moitié, l'un le n° 870 du supplément a 332 feuilles (1) in-f° à 29 lignes à la page, l'autre en a 487 à 19 lignes.

On sait le parti que Bochart a tiré de Damiry pour son Hierozoïcon. M. Perron en a tiré parti pour le Nacery. La Vie des animaux a été remaniée et dépouillée de ses longueurs : il y a aussi la moyenne et la petite.

Hadji Khalfa juge bien l'œuvre de Damiry qu'il dit inégale. L'auteur était jurisconsulte et pas plus homme du métier que Djahidh. Son œuvre n'est autre chose qu'une œuvre de compilateur.

EBN EL OUARDY.

Zein eddin Abou Hafs Omar ben el Moudhaffer, vulgairement connu sous le nom d'Ebn el Ouardy, étudia d'abord

(1) Le n° 873 complet en un volume, est un in-folio d'environ 500 feuilles à 32 lia-nes.

la jurisprudence à Hama, sous Cherf eddin el Barizy. Il fut ensuite substitut du Cadhy Ckems eddin ebn Ennaked, à Alep, où il mourut en 1348, à l'âge de soixante ans.

Ebn el Ouardy écrivit plusieurs ouvrages sur la jurisprudence, la gTammaire, l'histoire et l'interprétation des songes. Il laissa aussi des poésies et même des traités en vers.

Un seul de ces ouvrages, qui lui a l'ait quelque temps chez nous une certaine notoriété, présente un certain intérêt. Nous voulons parler de la Perle des merveilles, Kharridat el Adjaïb. C'est un traité sommaire de géographie et d'histoire naturelle, d'une médiocre valeur, produit d'un esprit crédule, et qui n'est lu, dit Hadji Khalfa, que par les gens d'école, d'un esprit borné. Il rappelle les Merveilles de la création de Kazouiny, sous des proportions plus restreintes. Les matières sont aussi traitées dans un ordre différent. Il commence par la géographie et termine par l'histoire naturelle. Ce qu'il rapporte des minéraux, des végétaux et des animaux et de leurs propriétés est très sommaire. La citation de nombreux hadits relatifs aux vertus des simples montre assez l'esprit dans lequel est conçu ce livre.

Depuis un siècle, on lui a fait de nombreux emprunts, on en a même imprimé des fragments, alors sans doute que les éditeurs n'avaient rien de mieux sous la main. Cet ouvrage se trouve assez communément dans nos bibliothèques. Nous en possédons un.

De Guignes a consacré une notice à Ebn el Ouardy et à ses ouvrages dans le IIe volume des Notices et extraits.

DJELDEKY.

Azz eddin Eideiuh- bon Ali ben Abdallah Eidemir Eldjeldeky est, dans ces derniers temps, le plus notable représentant de la science hermétique. Nous en dirons quelques mots d'après une notice de de Sacy, dans le IV1' volume des Notices et extraits.

Tout ce qu'il a pu recueillir de renseignements se réduit

à peu de choses. Quelques-uns de ses ouvrages ont été composés au Caire et à Damas, de l'année 740 de l'hégire (1339) à l'année 743 (1342). Il n'est donc pas mort en l'année 740, ainsi que l'avance le catalogue de la Bibliothèque Bodléienne.

Après avoir observé que d'Herbelot fait mal à propos deux personnages différents de Djeldeky, de Sacy donne la liste de ses ouvrages, d'après Hadji Khalfa.

Trois traités intitulés Bedr el Mounir, lune brillante ; Derr el Mentour, perles répandues ; Kechf essotour, écartement des voiles, ne sontque des commentaires d'un ouvrage d'Ali ben Moussa el Andaloussy, intitulé Chodhour, qui paraît être un traité d'histoire naturelle et d'alchimie. Le Derr el Mentour fut composé en 743.

Viennent ensuite des Traités de la pierre philosophale : le Boughiat el Kliabir, désir de l'habile ; le Chems el Mounir, soleil éclatant, qui ont le même objet.

Le Nehaïat el Mathleb, terme de la question, est un commentaire d'un Traité d'alchimie d'Aboulcassem El lraquy intitulé Moctasseb eddehebya (existe à Vienne, 1495).

Ce sont ensuite des traités du même genre : le Tacrib fi Asrar el Kimia, introduction aux secrets de l'alchimie ; le B!ayat essorour, l'excellence des secrets ; le Kenz el ikhtissas, le trésor propre ; le Misbah fi ilrn el Miftah, flambeau de la science ou la clef; le Borhan fi ilm el Mizân, démonstration de la science de la balance. Ce dernier titre est celui d'un livre de Géber, le maître de la science hermétique.

Dans la préface du Misbah, Djeldeky rapporte que Géber a composé 3,000 volumes, desquels il a recueilli la matière do cinq volumes dont le Misbah est le résumé.

L'Alborhan fi Asrar ilm el Mizan, dit de Sacy, est un ouvrage très étendu, divisé en quatre parties, dans lequel l'auteur a réuni un grand nombre de matières d'histoire naturelle et de théologie. Il consiste en préfaces, traités élémentaires de divers auteurs et commentaires. On y trouve le livre de Bolinas (Apollonius de Tyane) sur les sept corps et le livre des corps de Géber. Il y a fait entrer aussi la plus grande partie des livres des Balances de Géber.

Il existe1 aussi dans nos bibliothèques un commentaire de Djeldeky sur des ouvrages d'alchimie de Mohammed ben Ali Ettemimy.

Une partie des ouvrages deDjeldekinousont été conservés.

Djeldeki n'a pas été inconnu de nos chimistes du moyenâge et son nom figure dans la Bibliothèque hermétique de Langlet Dufresnoy.

EBEN BATOUTAH.

Nous devons un mot à cet illustre voyageur, qui n'a pas seulement enrichi la géographie, mais fourni des renseignements à l'histoire naturelle.

Né à Tanger, en 1304, il partit en 1325 pour le pèlerinage, mais son humeur l'emporta en Arabie, en Syrie, en Mésopotamie, en Perse, au Zanguebar, en Asie mineure, à Constantinople, en Russie, en Boukharie, dans l'Afganistan, l'Inde, la Chine, l'archipel indien etl'ile de Ceylan.

En 1349, à peine rentré dans sa patrie, il partit pour Grenade, puis pour le Soudan et atteignit Tombouctou.

Le récit de ce voyage a été publié récemment par la Société asiastique, texte et traduction de MM. Defrémery et Sanguinetti, 4 volumes et un Index. On peut voir dans cet index combien se trouvent de renseignements sur l'histoire naturelle. Déjà en 1847, M. Dulaurier a publié, dans le Journal asiatique, un fragment sur l'Archipel indien, avec des notes concernant les produits naturels de ces contrées.

2° Espagne.

Issa ben Mohammed el Amoury fut attaché comme médecin à la personne du roi. Il publia un excellent ouvrage de médecine en plusieurs tomes, intitulé la Clef du traitement, et mourut à Grenade en 1327.

Mohammed BEK Imhaiiim iikn Addallaii uen Uoubil, dit Kus Ksskuuadj, naquit à Grenade eu 1250.

C'était un homme d'une grande érudition et même un poète, en même temps qu'un médecin habile.

Il s'acquit une telle réputation par sa pratique et ses écrits que le roi Mohammed ben Mohammed le choisit pour son médecin. Non-seulement il avait du plaisir à soigner les pauvres, mais il subvenait à leurs besoins et leur abandonnait le tiers de son revenu. Il apprit la médecine à l'école d'Abou Djafar Errakouty de Murcie, médecin très renommé de son temps.

La mort du roi fut pour Ebn Esserradj l'occasion d'une grave mésaventure. Le prince était à l'article de la mort, quand le médecin fut interrogé sur l'alimentation qu'il avait prescrite. La réponse fut ironique, Ebn Esserradj se doutant que les serviteurs du prince lui avaient administré des aliments empoisonnés, avec la connivence de son successeur. Là-dessus le médecin fut jeté en prison et, au bout de trois ans, il n'en sortit qu'avec l'exil et la confiscation de ses biens. Il put cependant plus tard rentrer dans sa patrie, où il mourut en l'année 1329. Il avait publié plusieurs ouvrages relatifs à la médecine et à la botanique.

Mohammed ben Ahmed ben Faradj ben Ciiokral, philosophe, jurisconsulte et médecin, après avoir été libraire et pharmacien, fut chargé de la bibliothèque du roi à Grenade. Il mourut disgracié à Bône en 1331.

Mohammed ben Ahmed, dit El Marakchy, d'ALméria, jeune homme d'une grande beauté et de grandes espérances, déjà médecin habile en même temps que passionné pour l'alchimie, mourut en 1336.

Galeb ben Ali ben Mohammed el Ascoury, dit aussi Abou Temam, né à Grenade, se rendit, jeune encore, au Caire où il s'adonna tout entier à l'étude de la médecine. De retour dans sa patrie, il fut nommé chef des médecins. Plus tard il fut chargé par le roi de Fez du prélèvement des impôts. Il mourut à Ceuta, en 1350, après avoir laissé plusieurs ouvrages de médecine très estimés.

Othman ben Iahya el Caisy naquit à Malaga d'une famille illustre, originaire de Séville. C'était, dit son biographe, un homme incomparable et de grandes connaissances. Il professa la philosophie, la jurisprudence etlaniédecineàMalaga et mourut en 1334.

Mohammed ben Ibrahim ben Mohammed el Ansari, dit Elsenna, de la secte des Soufis, s'adonna passionnément à l'alchimie et mourut en 1348.

Mohammed ben Ali ben Iousef Essekouny, ditEBN el Loulou, de Comarès, fut poète et médecin et succomba à la peste en 1349.

Abou Zakarya Iahya ben Ahmed ben HAziL,de Grenade et d'une illustre famille, se distinguait comme poète, orateur, philosophe, astronome, médecin et jurisconsulte.

Parmi ses écrits on cite : Du choix des médicaments, De la crise des maladies, Observations de médecine. Il mourut en

Mohammed ben Cassem el Karchy, de Malaga, vint habiter Grenade, puis se rendit à Fez où il exerça la médecine et devint directeur de l'hôpital de cette ville. C'était un homme éloquent et un poète. Né en 1303, il mourut à Fez en 135G.

Abou Amrou Mohammed ben Abdallah ben Ibrahim Ennemaiiiry, vulgairement dit Ebn el Hedjadj, naquit à Grenade. C'était un orateur, un poète, un médecin et un mathématicien distingué. Il s'acquitta avantageusement de missions auprès des souverains de Tunis et de l'Egypte, Il vivait encore en 1358.

Aboul Cassem Mohammed ben Iahya el Arfy de Ceuta, dont il fut gouverneur, vint habiter Grenade. C'était un homme versé dans la littérature et la médecine, ainsi que L'attestent sus écrits. 11 florissait en 1363.

LES SIÈCLES DE DÉCADENCE. 2ùO

Mohammed ben Ali ben Abdallah Ellakhmy dit Echciilgôury, de Segora sa patrie, naquit en 1326, d'une famille opulente. Il s'adonna à l'étude de la médecine avec tant de succès que le roi de Grenade le choisit' pour son médecin.

Il publia plusieurs ouvrages, parmi lesquels : un traité de médecine, intitulé Présent fait aux postulants ; un traité d'expériences, intitulé Le grand souci ; un traité très savant sur les erreurs des médecins, intitulé le Juif dompté.

EBN EL KHATIB.

Mohammed ben Abdallah ben Saïd Lessan eddin ebn cl Khatib naquit à Grenade, en 1313. Sa famille, originaire de Syrie, s'était en dernier lieu fixée à Grenade. Elle produisit plusieurs hommes distingués dans les lettres, ainsi que dans les emplois civils et militaires. Son aïeul commandait la cavalerie, et son père fut gouverneur de Grenade, où il mourut, regretté de ses concitoyens, en l'année 1340.

Ebn el Khatib gagna la faveur du roi de Grenade Ebn el Haddjadj, et devint son secrétaire intime et l'intendant de sa maison.

Sa jeunesse fut studieuse et plusieurs maîtres lui enseignèrent la philosophie, les mathématiques, la médecine et la jurisprudence. Il excella clans toutes ces sciences, mais particulièrement clans la connaissance de l'histoire.

Son crédit se maintint sous plusieurs princes de Grenade et il fut investi des plus hauts emplois, mais sur la fin de sa carrière il connut l'infortune.

Accusé de trahison par le prince Ebn el Ahmar, il fut jeté en prison où il ne tarda pas à subir la peine capitale, en l'année 1374.

Les fonctions d'Ebn el Khatib ne l'empêchèrent pas de consacrer ses veilles à l'étude et à la composition. Il écrivit une quarantaine d'ouvrages, sur toutes sortes de matières. Nous citerons les principaux, réservant pour la fin les ouvrages relatifs à la médecine.

Ouvrages historiques.

Histoire des rois de Grenade.

Des sultans et des rois de l'Espagne.

Des hommes de l'Espagne célèbres par leur science et leur piété.

Histoire de Grenade.

Histoire encyclopédique de Grenade. C'est cet ouvrage désigné par Casiri sous le titre de Bibliotheca Arabicohispana, duquel il a tiré de nombreuses notices biographiques (1).

De l'utilité de l'histoire. De la monarchie. Philosophie et belles-lettres.

Divers recueils de poésie.

Du vizirat.

De l'excellence des lois. ;

De l'art militaire.

De la musique, etc.

Ouvrages de médecine.

De la peste.

Questions de médecine.

De la confection de la thériaque.

Traité de médecine dit El Iousefy.

Des graines.

De l'art vétérinaire et de l'excellence des chevaux.

De la génération du fœtus.

Des moyens de conserver la santé, suivant les saisons de l'année.

Poème sur la médecine.

Poème sur les aliments»

(Casiri, II, 72).

On trouve aussi notre auteur désigné sous les noms do Lessan eddin el Corthoby, la ville de Cordoue ayant été une des stations de sa famille, avant qu'elle se iixât définitivement à Grenade.

(1) Cet ouvrage est tliviso en onze parties. Lu bibliotliequc.de l'Esourial ne possède que les VII, VIII, IX, X et XI" parties. L'ordre est alphabétique et les Mes. commencent à la rubrique Mohammed.

On peut lire de longs détails sur la vie publique d'Ebn el Khatib, notamment dans l'histoire des Berbères d'Ebn Khaldoun traduite par M. de Slane, IV, 390, et dans Makkary.

Wùstenfeld n'a pas reconnu Ebn el Khatib, au n° 257.

Dans la liste bibliographique donnée par Casiri nous n'avons pas nettement distingué un ouvrage d'Ebn el Khatib qui existe à la Bibliothèque nationale, n° 1070 de l'ancien fonds. Il n'y aurait guère que le Traité de médecine qui put lui correspondre : un médecin l'eût sans doute désigné plus catégoriquement, mais la liste de Casiri est empruntée à un historien.

Quoi qu'il en soit le Ms. n° 1070 mérite d'être signalé.

L'ouvrage qu'il contient porte le titre : Amel ctthobb limen Ahabb, Traité de la médecine à ceux qui l'aiment.

Cet ouvrage ne contient pas moins de 193 feuilles. Il est dédié à un prince mérinide et fut composé en 1359.

Il se divise en deux parties.

Dans la première nous trouvons de la pathologie générale et spéciale. Chaque énoncé de maladie est suivi de sa définition, des distinctions ou diagnostic différentiel, des causes, des symptômes, du traitement, des médicaments et des aliments ; le tout sommaire et concis, mais méthodique et complet dans son cadre.

La deuxième partie contient les fièvres, la chirurgie, la cosmétique, les aphrodisiaques etee qui a trait aux fonctions génitales et à l'enfance.

Le dernier chapitre s'occupe des questions délicates de la médecine, des choses défendues par la loi et de celles que la pudeur ne permet guère de traiter librement.

Quant au vin, l'auteur s'excuse d'en traiter par la raison que l'on peut avoir à son service des juifs ou des chrétiens* Les aboftifs lui paraissent permis en certains cas où l'étroitesse des parties peut entraîner la mort chez les femmes enceintes. Quant aux aphrodisiaques, il s'excuse en ce que ce sont des moyens de rapprocher les sexes et de multiplier le genre humain.

En somme cet ouvrage accuse un bon esprit et des connais-

sauces étendues, telles que les lui attribue l'historien cité par Casiri. Nous signalerons sa riche nomenclature des affections de l'œil.

ISHAQ BEN HAROUN CHELMOUN.

Il existe de lui à l'Escurial, n° 865, un Mémorial des propriétés des aliments. Le manuscrit date de 1425.

DJEMAL EDDIN EL R ARNATHY.

Djemal eddin Iousef ben Ahmed de Grenade est donné par Hadji Khalfa, n° 1526, comme auteur d'un résumé de médecine intitulé El Idjaz Fitthobb.

Il peut être identique avec un Djemal eddin Aboul Mahassen de Grenade mentionné par Casiri sous le ne 975, et qui vivait au VIIIe siècle de l'hégire. Il existe de lui à l'Escurial un traité de médecine en grande partie superstitieuse, sous le titre Kabas el Anouar, Foyer de lumières. Il est aussi question dans ce livre, de charmes, de sortilèges et d'alchimie.

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