‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 142 sur 199 · ABOU ALI ISSA BEN ZERAA · texte numérisé non relu

ABOU ALI ISSA BEN ZERAA

Abou Ali Issa ben Ishaq ben Zeraa ben Marcous fut un traducteur et un philosophe plutôt qu’un médecin. Parmi ses traductions, deux seulement se rattachent à la médecine, le livre des Animaux, et le traité des ;Organes des animaux d’Aristote. C’est pour un autre motif que nous le mention-

nons ici. D’après Ebn Botlan il fut le premier auquel on fit application d’idées nouvelles en thérapeutique.

Et d’abord les historiens ne s’accordent pas sur les dates de sa naissance et de sa mort. Le Kitab el hokama donne les années de l’hég-ire 381 et 398, tandis que nous trouvons dans Ebn Abi Ossaïbiah 381 et 448.

Quoiqu’il en soit, Issa ben Zerâ était un homme sec, vif, sédentaire, occupé constamment à lire, à traduire et à composer. Il aimait les aliments épicés et les salaisons, et particulièrement la moutarde. Sur ses vieux jours il travaillait jour et nuit à la composition d’un traité sur l’immortalité de l’àme. D’autre part il s’occupait de commerce, et il avait des concurrents qui le desservirent auprès du sultan. Ces occupations et ces contrariétés aboutirent à de la fièvre, du délire et une attaque d’apoplexie. Comme il était tenu en grande estime, les principaux médecins, tels que Ebn Baks, Ebn Kachkeraya, Abou Mansour Saad benBachar, etc., se réunirent en consultation pour le traiter. Or on avait jusqu’alors l’habitude de traiter la paralysie, le tic facial et autres affections de ce genre par des médicaments chauds et excitants. Abou Mansour fit observer que ces maladies provenaient de causes excitantes, et qu’il fallait, contrairement à l’opinion des anciens, les traiter par des moyens contraires. Il fit donc usage d’émollients et le malade revint à, la santé.

Issa ben Zeraa était chrétien jacobite.

IBRAHIM BEN BAKS OU BEN BAKOUS.

Ibrahim était aussi habile médecin ique savant traducteur. Ayant perdu la vue, il n’en continua pas moins l’exercice de la médecine. Il fit partie des vingt-quatre médecins qu’Adhad eddoula attacha à l’hôpital fondé à Bagdad vers l’année 980 et qui de son nom prit celui d’El Adhedy. Il composa un compendium de médecine et un formulaire y faisant suite, un traité pour prouver que l’eau pure est plus fraîche que l’eau d’orge, un traité sur la variole.

MIÎDECINE ARAHE. — LtYRS TROIÿlÈME.

Page 1