‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 60 sur 199 · ARISTOTE · texte numérisé non relu

ARISTOTE

« Aristote, dit M. Munk, fut considéré comme le pliiloso- ; phe par excellence, et si l’on a eu tort de soutenir que les ' pliilosoplies arabes se sont traînés servilement à sa suite, du moins il est vrai qu’il a exercé une véritable dictature pour tout ce qui concerne les formes du raisonnement et de la méthode. On se tromperait cependant en croyant que tous les philosophes arabes partageaient cette admiration sans aucune restriction. »

Déjà, comme nous l’avons vu, les Syriens avaient traduit ‘ Aristote dans leur langue. Honein en fit de nouvelles traductions, et secondé par son fils Ishaq, il fit passer presque tout l’Organon en syriaque. D’autres ouvrages furent traduits dans la même langue, ce qui prouve que les Syriens, tout en travaillant àl’initiation des Arabes, songeaient encore à enrichir leur littérature.

Les traductions arabes furent beaucoup plus nombreuses. Honein et son fils en produisirent, soit d’emblée, soit après les avoir déjà exécutées en syriaque. D’autres versions arabes nous sont données comme faites d’après le syriaque par des traducteurs qui n’eu connaissaient pas moins le grec.

Cette particularité, que nous signalons, a son importance. On a trop souvent diÇ sans examen et pour déprécier les traductions arabes, qu’e'lles avaient été faites d’après le syriaque par des traducteurs ne connaissant pas le grec. Les traductions dont nous venons de parler ont évidemment une toute autre valeur que des traductions de seconde main ; les traducteurs qui opéraient d’après le syriaque, ou qui s’en aidaient, ne pouvaient certainement pas faire abstraction de leur connaissance de la langue grecque.

Nous donnerons la nomenclature des écrits d’Aristote telle qu’on la trouve dans le Fihrist.

Organon : 1. Catégories.

Elles furent traduites du grec en arabe par Honein.

Elles le furent du syriaque par lahyaben Adi et Issaben

,ES PHILOSOPHES

Zerà, qui ne traduisaient pas d’après le grec. Ce dernier traduisit aussi un commentaire d’Alexandre d’Aplirodisias. Divers commentateurs grecs furent traduits en syriaque et en arabe. (1)

IL De l’Interprétation.

Ce livre fut traduit par Honein en syriaque et par Isliaq en arabe. Nous ne voyons pas pourquoi Wenricli pense que la dernière version en fut faite d’après la première. Divers commentaires grecs furent aussi traduits.

Les Analytiques.

III. Le premier livre fut traduit en arabe (probablement d’après le grec) par Théodore, et Honein révisa cette traduction. Honein en fit aussi une syriaque, qui fut achevée par Ishaq. Une traduction arabe d’après le syriaque, par lahya ben Ady, se trouve à Paris.

IV. Honein fit une traduction partielle en syriaque du deuxième livre, et Ishaq une traduction complète qu’Abou Bachar Mattaï fit passer en arabe.

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