‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 122 sur 168 · DANIEL · texte numérisé non relu

DANIEL

Il ne nous est connu que par un acte de brutalité dont il fut la victime. Il était médecin de Moëz eddoula, qui lui dit un jour; Selon toi le coing pria avant le repas constipe, et pris après il relâche. — Cela est la vérité» — Cependant j'en ai pris après le repas et il m'a resserré. — Il n'en est pas généralement ainsi» Là-dessus Moëz eddoula lui donna un coup de poing dans la poitrine en lui disant : Vas apprendre comment on se comporte avec les rois. Daniel se retira, pris d*un crachement de sang à la suite duquel il succomba quelque temps après.

EBN ABIL ACHATS*

Abou Djafar Ahmed ben Mohammed ben Ahmed ben Abil Achats, originaire de Perse, quitta son pays dans le dénûment et vint se fixer à Mossoul où il mourut dans un âge avancé vers Tannée 97Û. La guérison d'un enfant de Nasser eddoulah fut- le point de départ de sa réputation et de sa fortune.

380 HISTOIRE DB LA IIÉDBOINB AKABB. — UVRB TROISIÈME.

C'était un homme d'un esprit distingué et judicieux, versé dans les sciences médicales et philosophiques. Il forma de nombreux élèves, et l'un de ses fils, Mohammed, fut un médecin renommé de son temps.

Il laissa plusieurs écrits. L'un d'eux sur la métaphysique nous est donné comme excellent.

Tels sont les autres relatifs à la médecine.

Des médicaments simples et des médicaments composés.

De l'aliment et du nourri.

De l'estomac et de ses maladies.

De la phrénésie et de la pleurésie.

De l'épilepsie.

De la mélancolie.

De l'hydropisie.

De l'éruption du sang.

De la variole et de la rougeole.

De la colique.

De la lèpre et de l'impétigo.

Du sommeil et de la veille.

Des animaux ; il en existe un Ms. à Oxford.

Ebn Âbil Achats avait une connaissance approfondie de Galien. Il commenta les Sectes et les Fièvres, et nous avons de lui à Paris, n* 987 du supplément, un commentaire sur les Éléments et les Tempéraments.

Ce fut lui qui établit les divisions et subdivisions des seize livres de Galien.

EL QUOUSAÏN.

C'était un médecin juif de Mossoul, qui se fit .lusulman et qui écrivit, selon l'habitude, une réfutation de la religion qu'il venait d'abandonner. Il est inscrit, sans date, à la suite d'Ebn el Achats.

ALI BEN ERRAHBA.

Il était en grande faveur auprès du Khalife El Motaky, dont il était le médecin, concurremment avecBakhtichou et Sinan ben Tsabet.

l'uuk. 381

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