ABOU ABD EL MALEK ELTHAQUIFY
Outre la médecine il s'occupa de littérature et de mathématiques et étudia les livres d'Euclide.
Il fut médecin de Nacer et de Mostancer et fut aussi attaché & l'arsenal. Sur ses vieux jours il fut pris de cataracte.
HAROUN BEN MOUSSA El. ASDY.
C'était un éminent chirurgien. 11 servit Nacer et Mostancer. (Wustenfeld écrit ElAdouy).
MOHAMMED BEN HAMDOUN EDDJILY EL ADAOUY.
En l'année 349 (960) il se rendit en Orient, habita Bassora, puis vint & Fostath, où il fut chargé de l'hôpital, position
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dans laquelle il fit preuve d*habileté. Sedjestany lui enseigfna la logique.
En Tannée 360 (070) il revint en Espagne oii il servit Mostancer et Mouyed. Il passait pour le médecin le plus émineut de Cordoue. Il a laissé un livre intitulé EUeksir. Il s*était aussi occupé de mathématiques. (Il est dit aussi ben Abdoun.)
ABDHERRAHMâN ben ISHâQ ben EL HEITHAM.
Il naquit à Cordoue et fut un des grands médecins de TEspagne. En Tannée 051 de notre ère, il faisait partie des médecins chargés d'aider le moine Nicolas & la détermination des plantes mentionnées dans Touvrage de Dioscorides, dont un exemplaire original avait été envoyé au Khalife Nasser, par Romain empereur de Constantinople.
Il écrivit aussi un traité de médecine sous le nom d^Iktifa ou le livre suffisant ; le complément et la perfection des médicaments purgatifs; un relevé des erreurs contenues dans TIttimad d'Ebn Djezzâr.
Ebn Beithar cite quelquefois Ebn el Heitsam et notamment son livre dit el Iktifa, à propos du Stellion.
EBN DJOLDJOL.
La notice d'Ebn Abi Ossaïbiah sur Ebn Djoidjol a été donnée in extenso par M. de Sacy dans son Abdellatif. Nous en reproduirons le résumé.
Ebn Djoidjol était le surnom d'Abou Daoud Soleimanben Hassan. Nous ignorons les dates de sa naissance et de sa mort, mais son nom se rattache à des événements connus. C'est ainsi que nous savons qu'il fut le médecin du Khalife Ommeyade Hecham, qui régnait dans la seconde moitié du X^ siècle.
Son nom se rattache aussi èi un événement important, dont il nous a conservé le souvenir» dont nous avons déjà parlé précédemment, mais que nous devons rappeler ici.
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Nous croyons que cet évéuement fut la cause qui détermina la direction qu'Ebn Djoldjol imprima à tes travaux scientifiques.
En Tannée 94S de Tère chrétienne» le Khalife Nasser Abderrahman reçut des présents de l'empereur byzantin RomanuB, et parmi ces présenta se trouvait un exemplaire de Dioscorîdes enrichi de figures. Ce livre était en gren et personne ne pouvait le lire à Cordoue. Abderrahman écrivit à Tempereurde lui envoyer un homme capable de déchiffrer le manuscrit, et Romain désigna le moine Nicolas, qui arriva h Cordûueen 951.
Nicolas se mit en relations avec quelques médecins, qui s^étaient déjà préoccupés de la détermination des termes techniques de Dioscorîdes» Parmi eux se trouvait un savant juif Hasdaï ou Khacbda ben Chaprout, qui jouissait à la cour d'une grande considération, et le même qui reçut Jean de Gorze envoyé à Cordoue par l'empereur Othon. On cite cinq autres noms, qui ne nous sont pas connus d'ailleurs, h part Ebn el Heitbara, Le travail commun de ces hommes aboutit h la connaissance des médicaments et k la rectiôca» tlott des termes grecs, dont il ne reste plus qu'une dizaine» dit le narrateur, sur lesquels on conserve des doutes. Nous avons vu h l'Eseurial une copie assez mauvaise de Dioscurides, incomplète, où les synonymes arabes font défaut dans le tiers environ des cas* En lisant ce manuscrit, on comprend la nécessité du travail de révision dont nous parlons.
Ebn Djoldjol vit le moine Nicolas, et il écrivît lui-même sur le sujet en question. Un de ses livres est rexplication des noms de médicaments simples mentionnés dans l'ouvrage de DioBcorides, écrit h Cordoue en 9B2\ Un autre livre est le supplément des médicaments simples inconnus à Dioscorides. Dietz Ta reproduit dans son travail sur Ebn Belthar* Ebn Djoldjol écrivit aussi un traité de la thériaque; Une exposition des erreurs commises par quelques médecins enfin une histoire des médecins qui fleurirent sous le règne de Hecbam. (1) Ebn Abi Osaaïbiah cite souvent Ebn
(I) On lit dans Djemal eddin : Il composa, un petit ouvrnge sur
les ÂûEalea des esiviiDts^ Taphh cl hokvrnî.
i22 HISTOIRE DE UL MÉOldlll ARkBE. — UTRI TIO]
Djoldjol. Nous pensons qa'il a dû écrire encore aatre chose, en raison des citations faites par le même Ebn Abi Ossalbish et par Ebn Beithar, citations qui ne paraissent pas directement provenir des ouvrages susdits. Ebn Beithar le cite une trentaine de fois dans son traité des simples» tantôt sons son surnom, tantôt sous le nom de Soleiman ben Hassan.
Le travail biographique d'Ebn Djoldjol prouve que la science avait déjà, au X* siècle, de nombreux représentants en Espagne.