‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 27 sur 168 · UEBUÈ ET SES FILS · texte numérisé non relu

UEBUÈ ET SES FILS

Voici encore une famille de médecins chrétiens formés à Fécole de Djondisabour, sous les auspices des Bakhtichou. Si la famille des Mésué ne fournit pas ime aussi longue série de médecins diatiugués que celle des BakhtichoUt elle eut un membre plus éminent dans la personne de Jean» qui prit une part très active dans la dififusion de la science grecque chez les Arabes, en même temps qu'il travaillait à la propager par ses nombreux écrits.

MASSOUIH ABOU lODHANNA, OTJ MÈSUÉ PERE DE JEAX.

Massouih était ce que nous appellerions un garçon pharmacien attaché à Thôpital fie Djondisabour, où il était chargé de la trituration des médicaments* C'était vers la fin du huitième siècle de notre ère.

Ignorant jusqu'à la lecture, Maasouih finit cependant par acquérir une grande connaissance des médicaments, des maladies et de leurs remèdes. Le médecin de l'hôpital était Djabril ou Gabriel, fils de Bakhtichou, qui tenait Masaouîh en amitié i Le voyant amoureux d'une esclave de Daoud fils de Sérapion, autre médecin de Djoudisabûur, il Tacheta huit centi drachmes, et la lui fit épouser. De ce mariage naquirent louhanna et Mikhaïl, autrement Jean et MicheL

Massouih était depuis trente ans attaché à l'hôpital quand Djabril, on ne dit pas pourquoi, lui fit perdre sa position,

llassouih, fort de son expérience, vint à Bagdad pmtiquer la médecine.

101 HI^TOinS DS LA llfcDECnfB ACABE. — LIVRE DCTXIÈIfE.

Il avait guéri d*une opbthalmîe on servitear de Fadbl fils de Rabi, vizir du Khalife. Erracbid fut lui-même atteint de la même maladie. Gabriel, qui se trouvait à Bagdad, lui envoya des oculistes qui le traitèrent sans succès. Le domestique fit appeler Massouib. Fadbl en piirla à Gabriel qui le pria de faire venir Massouib. Comment, lui dit Gabriel, te voilà donc devenu médecin. Pourquoi me dis-tu cela, répliqua Massouib : est-ce donc eu vain que j'ai travaillé trente ans dans un bôpital !

Fadbl fit donner à Massouib une pension de six cents drachmes par mois et des vivres ]H>vlt cinq domestiques. Massouib fit alors venir de Djondisaboursa femme et son fils lonlianna.

Erracbid ayant donc été lui-même atteint d*opbtbalmie, Massouib le guérit au bout de deux jours de traitement. Le Khalife lui assigna une pension de deux cents drachmes par mois, le combla de présents et lui fit prendre rang à côté de Djabril et de ses autres médecins.

La sœur de Itacbid tomba malade et Gabriel l'avait traitée sans succès. Si nous faisions venir, dit Rabi au Khalife, celui qui a travaillé trente ans dans les hôpitaux! Massouib fut appelé en consultation, et annonça la fin prochaine de la malade. Il ment, dit Gabriel. Rachid fit emprisonner Massouib. Cependant sa prédiction se réalisa. Rachid le fit appeler et lui fit une position et des appointements égaux à ceux de Gabriel.

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