DOROTHÉE
Le Fihrist et le Kitab el hokama citent de lui plusieurs ouvrages, dont la liste a été incomplètement donnée par Wenrich. Ils ajoutent que ces livres (qui ont trait à l'astrolo-
LES MÊDEQIKS.
SSl
gie) ont été commentés par Omar ben el Farkha^i ce qui prouve qu'ils ont été traduits en arabe.
On Toit que les Arabes firent preuve pour lea sciences mathématiques d'un goût et d*uue aptitude qui firent défaut aux Syriens^ leurs initiateurs.
mPPOCRATE,
Les œuvras d'Hippocrate comptaient probablement parmi les ouvrages traduits en syriaque par Sergius de Ras el Aïn. Eîiea durent nécessairement figurer h Técole de Djondisabour^ où l*Qn enseignait et pratiquait la médecine grecque. Les Syriens qui, tout en travaillant pour les Arabes, song'eaîent encore à leurÈi coreligionnaires, n'avaient donc plus guère, au IX" siècle, à s'occuper d'Hippocrate. Voilà pourquoi Ton ne nous mentionne plus alors de traductions d'Hippocrate en syriaque. Si des traductions en syriaque purent alors être mises entre les mains des traducteurs qui ne, savaient pas le grec, afin de répondre plus promptement aux vœux des Khalifes, il ne paraît pas cependant qu*il en fut ainsi pour les traductions d*Hlppocrate. LHmmense majorité de celles qui nous sont connues furent exécutées par des bommes éminents et connaissant le grec, tels que Honein, son élève Issa ben labya, son neveu Hobéïch et Costa ben Xucû? C'est à peine si deux traductions d'ouvrages de peu d'importance nous sont données comme ayant été faites du syriaque par Chabdy et son fils-
Nous lisons dans Ebn Abi Ossaïbiab que les livres d'Hippocrate considérés comme authentiques se montaient à une trentaine, et ceux employés dans renseignement à douze^ qui sont:
L embryon,
La nature de l'homme.
Lea airs les eaux et les lieux
Les aphorismes.
Le pronostic.
Les maladies aig'uës.
Les maladies des femmes.
Les épidémies.
Les humeurs.
L'aliment.
L'officine du médecin.
Les fractures, les luxations et la réduction.
Il ajoute que beaucoup d'autres lui sont attribués et il donne la liste d'une cinquantaine.
En raison de l'importance d'Hippocrate nous donnerons la liste de ses écrits, en commençant par ceux dont la traduction nous est connue, soit par le témoignage des historiens, soit par les monuments arrivés jusqu'à nous. D'ailleurs il ressort des citations faites par les Arabes que plusieurs traductions ont été faites qui ne nous sont ni signalées, ni connues.
Aphorismes.
Ils furent traduits par Honein, et plusieurs exemplaires nous sont parvenus. Il en existe un à Paris n» 1040, A. F. Casiri (I. 234) donne aussi comme traducteurs Costa ben Luca et Issa ben lahya, mais sans citer d'autorités à l'appui de son assertion. A l'égard de Costa ben Luca on peut seulement citer un Ms. de Florence, n* 260. Wenrich et Wûstenfeld ont adopté l'opinion de Casiri, le premier sans la contrôler, le deuxième en renvoyant au Ms. de Florence. Wenrich se trompe en donnant aussi comme traducteur Abderrahman ben Ali, qui n'est autre qu'Ebn Abi Sadeq, qui fit simplement des commentaires sur les Aphorismes, dont il existe plusieurs exemplaires à Paris.
Les Arabes n'admettent que VII livres dans les Aphorismes, et encore le septième ne paraît-il pas aussi complet que ceux qui sont entre nos mains. Nous avons consulté une dizaine de Mss. de Paris, avec ou sans commentaires. Quelques-uns s'arrêtent h l'aphorisme les individiis à chairs molles, coté n* 50 dans l'édition de Vanderlinden, un autre
aux sueurs abondantes, n"" 01, un autre, le plus complet, aux fièvres continues et crachats sanguinolentsr, n* 09.
Les Arabes songèrent aussi à classer méthodiquement les Aphorismes. Il en existe un exemplaire à Paris, n« 098 bis du supplément, divisé en XII chapitres.
Il existe aussi des commentaires des Aphorismes par Galien, sur lesquels nous aurons à revenir.
Parmi les nombreux commentateurs arabes des Aphorismes nous ne citerons que ceux qui existent à Paris, sous les noms d'Ebn Abi Sadeq ( Abderrahman ben Ali), Ebn Ennefis, Ebn el KoflF, Ebn Menfah.
Nous aurons du reste à indiquer les autres en parlant de leurs auteurs.
Épidémies.
Nous manquons de renseignements sur la traduction des Épidémies. Ce livre fut évidemment traduit, attendu que nous le trouvons cité par les auteurs arabes, notamment par Razès dans le Continent, par Ebn el Beithar, etc.
Il ne nous est arrivé qu*en compagnie du commentaire de Galien, dont nous parlerons plus tard.
Pronostics.
Ce livre fut traduit par Honein, et il se trouve à Paris, avec le nom du traducteur. Le rédacteur du catalogue s rendu abusivement le titre par : Introduction à la science.
Issa ben lahya traduisit aussi les Pronostics.
Il en existe àlaBodléienneun commentaire parMohaddeb eddin ben Ali, sur lequel nous reviendrons en temps et lieu.
Du régime dans les maladies aiguës.
Il fut traduit par Issa ben lahya. Il en existe un exemplaire donné par Casiri comme traduit par Honein.
Des airs, des eaux et des lieux.
Honein en traduisit deux livres.
De la nature de l'homme.
Honein le traduisit avec le commentaire de Galien,
Des signes de la mort.
Il en existe à Paris, n« 1022, A. F., une traduction par lahya ben Bathriq.
Des ulcères.
234 BIBTOIRE OB LA MÉDECiKE ARABE. — UTRB DKUXIÈICB.
Il en existe une traduction à la B. Bodléienne.
De Tembryon.
Cbahdy en fit une traduction d'après le syriaque.
Des symptômes.
Ce livre est cité par Hadji Khalfa, n* 9T76.
Des humeurs.
Issa ben lahya le traduisit avec le commentaire de Gralien.
Le serment.
Il fut traduit par Honein, Hobéïcb et Issa ben lahya.
Traitement des maladies de rœil.
Il en existe à la Bodléienne deux exemplaires.
Des plaies de tète.
Il fut traduit avec le commentaire de Galien par Issa ben lahya.
Traité des plaies.
Il est mentionné par Hadji Khalfa, n* 10,019.
Des fractures et de la réduction.
Il est mentionné par Hadji Khalfa, n« 10,422. On sait que d'Herbelot a vu là un traité d'algèbre.
Grand traité des maladies.
Il fut traduit par Honein avec un commentaire de Galien.
Du repos.
Il fut traduit du syriaque par Ebn Chahdy.
Les Septénaires.
Il en existe une traduction avec le commentaire de Galien, par Honein, à la Bibliothèque de Munich. Nous avons pu en prendre une copie, et en donner une à la Bibliothèque nationale. On peut lire dans la traduction de M. Littré une savante dissertation sur cet ouvrage controversé.
De répilepsie.
La mention faite de ce livre par Ebn Abi Ossaïbiah fait croire qu'il en avait pris connaissance.
De l'extraction des flèches.
D'Herbelot s'est mépris au sujet de ce livre. Le mot flèches est rendu par foussoul^ qui veut dire aphorismes, tandis qu'il faut lire noussouL Hadji Khalfa donne cette dernière lecture et ajoute que noussoul est le pluriel de nasl, qui signifie flèche^ cequi a échappé à Wenrich. (H. Khalfa,'n*601.)
De Tofflcine du médecin.
La traduction est attribuée à Honein et à lasa ben lahya.
De l'œdème ou de la tuméfaction.
Wenrich, et Flueg-el dans son édition de Hadji Khalfa, ont rendu le titre sous cette forme que nous ne saurions admettre : De testiculorum hemia. S'agirait-il du traité Defiatibus ?
De la superfétation. (1)
Il est cité par Hadji Khalfa, n» 10,039.
De la fièvre chaude, cité par Hadji Khalfa, n» 10,069.
De l'aliment, cité par Hadji Khalfa, n* 10,340.
De la saignée et des ventouses.
Il est cité par Hadji Khalfa, n* 10,371.
De la naissance h huit mois.
La Bibliothèque de Munich en possède un exemplaire.
Nous trouvons encore cités dans le Continent de Razès les livres de l'ancienne médecine, de l'eau d'orge, du régime et un commentaire du livre des fractures par un auteur que la traduction latine a rendu par Herilius et qu'on pourrait lire Simplicius.
Tels sont les autres ouvrages mentionnés par Ebn Abi Ossaïbiah, dont il n'a pas encore été question :
Des maladies des vierges.
Des régions du corps.
Du cœur.
De la génération de l'homme.
De l'hémorrhagie.
Des glandes.
Lettre au roi Démétrius.
Préceptes.
Loi de la médecine.
Ordonnance de la médecine.
Des chairs.
Du pronostic par l'altération de l'air.
Des prénotions.
De la nature des animaux.
(1) Petis de la Croix a fait une singulière méprise. Il prend le mot Habl pour corde, nerf, et voit là un Traité des nerfs.
bi» «ira» ôsrrljfe^
I>e la r,af%tfaryg a iepc sKrlé.
Iles conrcIsÊOBS oa de îa s^iiî-».
De la reine axiîlaire.
De rurine.
Leitre aa roi Anuoehos.
De la médecine inspirée.
Lettre à Aitaxerxês.
Lettre aox Abdèritains, concitOTeos de Dêmoerite, en r^ ponse â celle qalls loi avaient adressée, le priant de venir soi^rner Démocrite.
Deâ variations des saLàonâ et des correctif des aliments.
De l'organisation de lliomme.
Des cooleors.
De la luxation.
Des prorrhétiques.
Du serment, traduit du grec par Honein.
Il serait peut-être téméraire d'affirmer que toute cette dernière liste contient des écrits existants encore du temps d'Ebn Abi Ossaîbiah. Quant à ceux qui la précèdent, il est incontestable qu'ils furent entre les mains des Arabes, Hadji Kbalfa n'ayant mentionné que des ouvrages existants.
DIOSCORIDES.
Après les noms d'Hippocrate et de Gallen, il n'en est pas de plus populaire parmi les Arabes que celui deDioscorides. Ses cinq livres font, avec les Simples de Galien, la base de leur matière médicale, autour de laquelle ils accumulèrent de nombreuses acquisitions. Il n'est pas exact de dire comme Wenrich d'Ebn Beitbar : Totus fere ex Dioscoride pendet. Dans le grand ouvrage d'Ebn Beithar, Dioscorides ne compte guère que pour un quart.
Dioscorides paraît avoir été traduit en syriaque.
Il le fut en arabe et directement du grec, sous le khalifat de Moutaouakkel, c'est-k-dire au milieu du IX* siècle par
Etienne fils de Basile, et sa traduction fut revue par Hônein.
Au siècle suivant, elle le fut de nouveau en Espagne, et l'histoire de cette révision nous a été conservée par Ebn Djoldjol. M. de Sacy en a donné la relation complète dans son Àbdellatif. Nous la reproduirons en l'abrégeant.
Âstephan ou Etienne ne connaissait pas les équivalents de .tous les noms grecs mentionnés dans Dioscorides, et l'on ne saurait s'en étonner, quand les critiques modernes ne se sont pas encore aujourd'hui mis d'accord l&-dessu8.
Il conserva donc la transcription grecque pour les noms inconnus. Quant & ceux qu'il connaissait il fit suivre le mot grec de son équivalent arabe. C'est ce que l'on peut voir dans une copie de cette traduction qui existe & Paris et sur laquelle nous avons publié un mémoire dans le n* de janvier 1867 du Journal asiatique. Les titres des paragraphes se présentent généralement ainsi : Kinnamoumon et c'est le darsiny^ le cinnamome ; Libanom^ et c'est le Koundour^ l'encens; Mali et c'est l'assel^ le miel;; Alectouridea^ et ce sont les deddjâdj^ les poules ; etc. Etienne paraît avoir fait à la suite de sa traduction quelques additions où il aurait noté les synonymies d'abord inconnues : c'est ce qui résulte de notes marginales de l'exemplaire cité. Parfois il s'est trompé dans ses déterminations ; c'est ainsi que Ebn Beithàr lui reproche d'avoir pris le Gingidium de Dioscorides pour le fumeterre.
Etienne espérait que des savants combleraient plus taid les lacunes de sa traduction.
Or, en Tannée 948, le Khalife de Cordoue, Nasser Abderrahman reçut des présents de l'empereur de Constantinople llomain, et parmi ces présents se trouvait un exemplaire de Dioscorides enrichi de figures. Mais ce livre était en grec. et personne h Cordoue ne savait lire le grec. Sur la demande de Nasser, Romain fit partir un moine du nom de Nicolas, qui arriva à Cordoue en 951.
Nicolas se mit en relations avec quelques médecins, occupés déjà de la détermination des noms techniques de Dioscorides. Parmi eux se trouvait le savant juif Hasdaï ben Chaprout, qui jouissait à la cour d'une grande considérar-
2SS UI5T0IEË DB LX MÊOKCIKE AEABE. — LlVEl D£CJXIÉ2hI£.
tioîi, le même qui reçut Jean de Gorze, envoyé à Cordoue par Tempareur Othon (1)* On en cite cinq autres, qui ne sout pas connus d'ailleurs. Le travail commun de ces hommes aboutit à la reconnaisâance des médicaments et à la rectification des termes gérées, dont il ne resta plus qu'une dizaine, dit le narrateur, sur lesquels on conservât des doutes.
Le Dioscorides arabe de la Bibliothèque de Paris, qui a séjourné en Espag'ne, porte la trace de ces travaux de critique. On i>araît avoir conservé le texte orig^inal, mais les marges du livre sont littéralement couvertes de notes, dont un g-rand nombre s'appuient sur Vautorité d*Ebn Beîthar, Beaucoup de synonymies sont données, qui manquent dans le texte.
Ces notes ont encore un autre et double intérêt
D'abord elles donnent beaucoup de synonymies qui sont dites appartenir k la langue des étrangers de TAndalousie^ c*est-à-dire à la tang^ue latine > Nous en avons relevé près d'une centaine. Parmi ces noms il en est qui ont conservé une physionomie franchement latine ; d'autres sont encore aujourd'hui les noms de ces plantes en Espagne, On y trouve 1 môme quelques synonymies Berbères, qui accusent le pa^sag^e des Almoravides et des Almohades en Andalousie.
Un autre mérite de ces notes c'est qu'elle accusent des herborisations. Beaucoup de stations de plantes sont mentionnées, telles que Séville, Malaga, Dénia^ Grenade, Elvire, Alméria, etc.
La botanique fut donc cultivée tout particulièrement en Espagne, et nous en donnerons tout à Vheure une nouvelle preuve»
Parmi ces notes, de provenance diverse» il en est une série que nous regrettons beaucoup de ne pouvoir rapporter à un nom*
Elles sont précédées de cette indication : De moi. Seraient* elles d'Aboul Abbas dit Ennabaty ou l'herboriste, qui fut compatriote et contemporain d'Ebu Beithar, et qui, s'il ne
(!) Toir «ar Hasday une brochure de M. LuMtto*
LES MÉDLCIKF. 230
rég'ala pas eu érudition, le surpassa peut-être dans la connaissance pratique des plantes.
En somme cette copie arabe de Dioscorides est un monument unique pour l'étude de la nomenclature botanique chez les Arabes. Son état de vétusté en réclamerait une nouvelle transcription.
Ebn Djoldjol, qui vit encore le moine Nicolas, écrivit un livre sur l'explication des noms des Simples de Dioscorides. Il en écrivit un autre consacré à l'exposition des médicament» inconnus à Dioscorides.
Un autre médecin célèbre de l'Espagne et qui vivait au onzième siècle, Ebn Guéfit, dont Wenrich n'a pas reconnu l'identité pour n'avoir pas lu jusqu'au bout la série de ses noms, fit un nouveau travail de critique sur la nomenclature botanique tant de Dioscorides que de Galien.
Ebn Beithar compte parmi ses ouvrages, un commentaire sur Dioscorides.
Abdellatif en composa un abrégé.
Enfin Aboul Abbas ennabaty composa aussi une explication des noms de simples qui se trouvent dans Dioscorides.
Il existe à l'Escurial un exemplaire assez mal exécuté du reste et incomplet de Dioscorides, où les synonymes arabes font défaut dans le tiers environ des cas. En lisant ce manuscrit, on comprend la nécessité du travail de révision dont fut chargé le moine Nicolas*
RUFUS D KPIIKSE.
Rufus, dit Ebn Abi Ossaïbiah, naquit à Éphèse et fut le premier médecin de son temps. Galien Ta cité, et en faisait grand cas. Le Fihrist n'est pas plus explicite, et le Kitab el hokama, suivi par l'auteur des Dynasties, le fait contemporain de Platon. On croit généralement que Rufus vivait au commencement du second siècle de l'ère chrétienne.
Telle est la liste de ses œuvres donnée par Ebn Abi Ossaïbiah:
Traité de la mélancolie, un de ses meilleurs écrits.
240 UISTOIRB DB LU M^OiSCINE ARABIE. — /.IVRR DBUXIKME.
Traité en quarante livres ou cUapitres.
Des noms des organes.
De la cause de Thydrophobie.
De l'ictère et de la bile.
Des maladies des articulations.
De la diminution des chairs.
Du régime à suivre, en Tabseuce de médecin.
De Tenrouement.
De la médecine d'Hippocrate.
De Tusage du vin.
Du traitement des femmes stériles.
Préceptes sur la conservation de la sauté.
De répilepsie.
De la fièvre quarte.
De la pleurésie et de la pneumonie.
Traité du régime.
Du coït.
Traité de médecine.
Des opérations des hôpitaux.
Du lait.
De la distinction ? fferqj ou du hoquet (fouàq).
Des vierges.
Des marisques.
Du régime en voyage.
De la fétidité de la bouche.
Du vomissement.
Des médicaments mortels.
Des remèdes à employer dans les affections des reins et de la vessie.
S'il est utile d'user largement de remèdes dans les repas. Ici nous différons de Wenrich, dont le texte n*est pas conforme à celui du Ms. de Paris.
Des tumeurs indurées.
De la mémoire.
De la suppuration.
Des blessures.
Du régime des vieillards.
Des préceptes des médecins.
Des lavements.
DelaparturitioD.
De la luxation.
De la suppression des règles.
Des maladies chroniques suivant Hippocrate.
Des classes de médicaments.
Des questions que le médecin doit faire aux malades.
De l'éducation des enfants.
Du vertige.
De l'urine.
Du vin dit d'une nuit ? C'est sous toute réserve que nous donnons ce titre, que l'on ne trouve pas dans WcnricL.
Des fluxions au poumon.
Des affections chroniques du foie.
De la suppression de la respiration.
De l'achat des esclaves.
Du traitement d'un enfant épileptique.
Du régime des femmes enceintes.
De l'indigestion.
De la vue (ou du Peganum, ainsi que traduit Wenrich).
De l'iléus.
De la sueur.
Notre liste donne une dizaine d'écrits dont les titres ne se trouvent pas chez Wenrich.
Si les biographes arabes ne nous fournissent aucun renseignement sur les traductions de Rufus, il n'en est pas moins incontestable que ses ouvrages ont été traduits en arabe. Nous en avons la preuve dans les nombreuses citations que nous rencontrons dans Sérapion, dans Mésué, dans le Continent de Razès et dans les Simples d'Ebn el Beithar.
Le Continent cite une douzaine de livres de Rufus qui se retrouvent la plupart dans notre liste, à part cependant les suivants :