HISTOIRE DE LA MÉOBCINB ARABB. — LIVRE CINQUIÈME
a;stronome. Ebn el Aïn Zerby fut parfaitement accueilli par le ministre et le Khalife. Non-seulement il pratiqua la médeciiie, mais il forma des élèves. Il avait une grande connaissance de la langue arabe et composa des poésies. Il mourut en 542 (1147), laissant plusieurs écrits.
El Kafy Fitthobb. Le livre suffisant en médecine, qui existe à Paris et à Oxford. Il fut composé au Caire eu 510.
Commentaires du petit art de Galien.
Observations de médecine.
De la rareté des bons médecins et de Tabondance des mauvais.
Traité de logique d'après Alfaraby et Aviccnne.
Discours sur la politique.
ABOUL MODIIAFFER BEN MOUARREF.
Aboul Modhafier Nasr ben Mahmoud ben el Mouarref étudia la médecine et les autres sciences & Técole d*Ebn el Aïn Zerby. C'était un lecteur assidu des ouvrages de philosophie, et il se fit un renom comme médecin, comme moraliste et comme poète. Il s'occupa aussi d'alchimie et il en fréquentait les adeptes. 11 composa plusieurs ouvrages sur la médecine, la philosophie et l'alchimie, dont les titres ne nous ont pas été conservés.
Les livres étaient sa passion. Il en avait une grande chambre toute pleine et il y passait la plus grande partie de son temps à les lire -et à les annoter et tous ces livres portaient sur les tranches des sentences, des épigraphes ayant trait aux matières qui en faisaient le sujet.
LE CIIEIHK SEDID, CHEF DES MÉDECINS.
Aboul Mansour Abdallah ben Echcheikh Sedid se nommait proprement Cherf eddin, mais on prît l'habitude de lui donner le nom de son père Sedid, et il est resté connu sous ce nom auquel on adjoint la qualification deReys el Athibba, chef (les médecins, titre qui lui fut conféré par les Khalifes Fathmides.
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Son père était ftiissî médecin et attaché à la iiersoniie du Khalife Amr Biahkam .Mlah, qui le tenait en grando considération et lui payait mag'uifiriuement ses serviccd. Le fils assistait aux consultations du père, qui lui faisait pratiquer lea saignées. En ayaut un jour pratiqué une en présence du Khalife, celui-ci fut charmé de sa dextérité et l'attacha dès lors a» service du palais.
Il profita aussi des leçons d'Ebn el Aïn Zerby.
Sedid était un médecin savant, connaissant les principes de sou art, en cultivant toutes les branches, aussi bon chirurg-ien que médecin.
A la mort d'Amr il conserva sa position sous les Khalifes qui lui succédèrent, ii savoir El Hafedh, Eddalier, El Faïz et El Adhed. Il était avec eux sur le pied de l'iutimité, et il en reçut, dit-on, des présents plus considérables que n'en reçut aucun médecin de son temps. Il obtint de Saladin la même confiance et les mêmes faveurs. Un fait va nous prouver qu'il était digne de sa fortune.
Ebn Ennaqqach se trouvant à. Bag-dad dans le dénùment, entendit parler de la manière dont les savants étaient accueillis en Egypte. Il y vint, et d'après ce qu'on lui raconta du Cheikh Sedid, de sa haute position, de son aménité el de sa grandeur d'âme, il se rendit chez lui. Sedid l'accueillit avec les plus grands égards et lui offrit une hospitalité plus largo qu'il ne la désirait. Il le logea, lui affecta quinze dinars par mois et lui envoya une excellente mule et une belle esclave pourle servir. Ebn Ennaqqach jouit de cette hospitalité pendant tout le temps qu'il resta au Caire.
Sedid fit au-sài des élôvea. Il mourut au Caire en 592 (1105) a un âge avancé. Le Cheik Sedid n'est pas dift'érent de Daoud ben Aly mentionné par Essafudy (traduction de M. Sanguiaetti, Journal asiatique, 1857), bien que ces noms de Daoud |«emblent l'identifier avec Sedid eddin ben Abil Bayan.