ABOUL HEALY
Aboul Mealy Temam ben Hibat Allah était un juif de Foatath, savant médecin et bon praticien. Il servit Saladin qui
l'admit dans son intimité, puis Malek el Adel. Il laissa des Notes et des Observations de médecine.
MAIMOMIDE.
Maimonide est un des plus ^"rands noms du judaïsme. Il est mâme admis chez les Juifs que depuis Moïse, rien d'aussi grand n'a paru dans Israël. A ce titre, et bien qu'il appartienne plus encore h la philosophie qu'à la médecine, nous croyons devoir entrer a son endroit dans quelques détails. Pour les faits en dehors de nos sources habituelles, nous nous en rapportons aux manuscrits et à Munb, l'homme qui s'est le plus occupé de Maimonide.
Abou Amran Moussa ben Mimoun ben Obéid Allah naquit à Cordoue en 1135, d'où le surnom de Quorthoby. On le désig'ne encore sous le nom de Rambam, mot formé des initiales des mots Rabbi Moussa ben Mimoun.
Outre son père, il eut pour maître un disciple d'Ebn Badja, et pour condisciple un fils de l'astronome Djaber ben Aflah, On l'a dit à tort en relations avec Ebn Badja et Averniès.
Il avait treize ans quand Abdel Moumen somma les juifs et les chrétiens de choisir entre la mort, le bannissement ou la
)S8 HIBTOIRB DS LA VftDBGINK ARABE. — LÎYRÏ CIKQniÉtfB.
conversion. Il est bien établi, malgrré qu'on Tait contesté, que Maimonide se résigfna, du moins extérieurement, à professer l*islamisme jusqu'à Tftge de 30 ans. Ce fut pour lui une époque de fortes études. En 1100 sa famille se rendit à Fez, puis cinq ans plus tard elle débarquait & St-Jean d*Âcre, d*où Maimonide gagna TËgypte et se fixa à Fostath.
Maimonide fit d'abord, pour assurer son existence, le commerce de pierreries, en même temps qu'il s'occupait de science, faisait des cours etpratiquait la médecine. Sa réputation parvint jusqu'au vizir El Fadhl Beissâny, l'ami de Saladin, qui le mit à même de se passer du commerce, en le faisant admettre parmi les médecins de la cour. El Fadhl le tira plus tard d'un mauvais pas. Un certain Aboul Ârab, qui l'avait connu en Espagne, l'accusa d'avoir retourné au judaïsme après avoir professé l'Islamisme. El Fadhl intervint, et mit l'accusation h néant pour la raison qu'une conversion imposée par la force ne peut être considérée comme sérieuse. A part ces épreuves, la fortune sourit à Maimonide, et il se montra digne de ses faveurs. Ses lettres accusent le haut rang qu'il occupait et l'étendue de ses occupations. Tous les jours il se rendait de bonne heure au Caire, en revenait au milieu du jour et trouvait sa maison remplie de solliciteurs et de malades de toute condition. Il donnait ses soins aux malades jusqu'à une heure si avancée de la nuit qu'il en tombait de fatigue. Tandis que Ebn Abi Ossaïbiah le donne comme un grand praticien, Djemal eddin lui refuse l'exercice de la médecine. Cependant ses écrits témoignent de ses connaissances et même de sa pratique, et nous savons d'ailleurs que le père d'Ebn Abi Ossaïbiah le compta parmi ses maîtres. On serait peut-être dans la vérité en admettant que Maimonide, plus érudit que praticien, enseigna la médecine par l'explication des grands maîtres et fut trop occupé d'ailleurs pour se livrer beaucoup à l'exercice de la médecine et compter parmi les médecins éminents.
C'est du reste ce qui ressortira de l'exposé que nous ferons bientôt de ses compositions médicales. Les plus importantes manquent d'originalité.
Abdcllatif se rendit au Caire pour y voir trois personnages.
ÉOYPTE. 50
dont l'un était Maimoiiide. « Je reconnus eului,diHl, ua homme d'un mérite très supérieur, mais domiaé par le désir de tenir le premier rang et de faire sa cour aux personnages puissants. >
Màimonide fut nommé chef de ses coreligionnaires et vécut jusqu'en l'année 1204 de l'ère chrétienne.
Écrits de Màimonide, généralement en arabe.
Nous commencerons par l'exposition de ceux qui ont trait à la médecine.