‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 72 sur 162 · HISTOIRE DE LK MÊDBCNB A^RAUE. — LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE LK MÊDBCNB A^RAUE. — LIVRE SEPTIÈME

Âmchaty, voulut annexer ou fondre, avec son commentaire» la Lemhay ce qui fait penser que cet ouvrage avait quelque mérite. El Âmchathy vivait au XY* siècle, et c'est pour cette raison que nous avons placé l'auteur de Ifi Lemha au XIV*.

La Lemha et le commentaire d'El Âmchaty existent dans les bibliothèques de l'Orient.

Ajoutons que Hadji Khalfa qualifie Âbou Saïd de chef des médecins, Cheikh el athibba.

THABARISTANY.

Abou lahya Issa ben Omar Etthabaristany est auteur d'un traité d'alchimie intitulé Destour cttedjariby ou la Règle des expériences. Cet ouvrage existe à la Bibliothèque médi* céenne de Florence. L'auteur nous est dit un philosophe et un médecin éminent du VIII* siècle de l'hégire,

KHIDER BEN ALY.

Khider ben Aly ben el Khatib, surnommé Hadji Pacha^ vivait au XIV* siècle de notre ère. Nous ignorons la date de sa naissance, mais nous savons par Hadji Khalfa, n* 7587, qu'il vécut jusqu'après ranuéeSOOde l'hégire, 1397de J.-C. Il paraît avoir vécu dans rancienne Carie, probablement au service de petits souverains, à l'un desquels il dédia un ouvrage qui nous est resté. Cet ouvrage existe en diverses collections et notamment à Paris sous les n** 1017 de l'ancien fonds arabe, et 1000 du supplément. Il porte le titre de Chefa el Asquam, la Guérison des maladies. L'introduction en est remarquable, et nous la donnerons sommairement en accordant la parole à l'auteur. » J*ai préféré la veille au sommeil, je me suis livré à la vérification des problèmes de la médecine, à robservation des faits ; j'ai fréquenté les hôpitaux, étudié les cas et les traitements, surtout à l'hôpital el Mansoary du Caire; je me suis attaché au service des professeurs et des maîtres habiles, après avoir étudié les écrits des médecins renommés, parmi les chré-

LES SlliCLIIS DE DÉCADENCE. — Xl\" SIÈCLE.

tiens et les Israélites ayant lo bras long- dans l'art de guérir ; que Dieu les place dans sou paradis, qu'il les couvre d'un vêtement de grâces et d'honneur ! j'ai enriclii mon livre du profit que j'ai tiré des leçons de mon maître Djemal eddiu ben el Choubeliy, le pliénix. de sousiède. »

Malg:réles troubles politiques, les saines traditions se conservaient donc encore Ji la fin du XIV' siècle.

L'ouvrage de Khider ben Aly est une encyclopédie médicale, dans le genre du Canon, dont il reproduit exactement l'ordonnance, à part le cinquième livre, les médicaments composés étant traités à la suite des simples. C'est une œuvre considérable, et noua en donnerons une idée en disant que le n" 1017 est nn in-folio qui ne contient pas moins de 406 feuilles à 33 lignes h la page.

La Bibiiotbèque liodléieniie possède de lui un commentaire des généralités du Canon, sous le n' 525.

Les aliments, les viandes et les condiments sont particulièrement l'objet de longs développements. Les simples sont traités sous forme alphabétique. L'auteur cite fréquemment Ebn el Beithar, au point de lui emprunter des dénominations berbères. Il cite aussi fréquemment son maître.

Nous avons dit que Khider avait dédié son livre à un

prince. Ce prince, qu'il qualifie de vicaire du Prophète, est Fakr eddin Lssa ben Mohammed ben Aidin. C'était sans doute le fils du fondateur d'une petite souveraineté. Aidin, qui prit quelquefois parti avec les empereurs de Byzance contre la dynastie nai.ssante des Ottomans. Nous relèverons à ce propos, une erreur do d'Herbelot. Hadji Pacha, dit-il, lui iédià son VivTB Chefa el Asquam, qixî est un titre métaphorique, car il signifie la santé des malades et cependant il traite de toute autre chose. D'Herbelot renvoie ensuite h Atdmerin (Eidemir Djeldeliy le célèbre alchimi.ste, auquel M. de Sacy a consacré une notice) qui fut son contemporain, et avec lequel il ct-t confondu par d'Herbelot.

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