NIDA BEN AMR.\N
ÎSida beu Unix beu Nida beu Ainrau ùcrivuit en l'iinnèc VM de l'hégire, 1582 de notre ère, un abrég^ù du II" livre du Cauon qui se trouve au n' 1052 de l'auclen fouds, et coutieut 110 feuilles.
liALlOODT.
Cliiliab eddin Alimed cl Knliouby, niitif do Kalioiib prùd du Caire, vivait dans le courant du X VU" siiiclo de notre ère. Noua connaissons seulement la date de sa mort, lGi30. Ou peut lire quelques venaeig-nements sur lui soît dans Hadji Khalfa, soit dans une notice de M, Saug-ninetti insérée au Journal asiatique, année 1805.
C'était un homme instruit, cultivant la grammaire, la jurisprudence, la mikleciue et les sciences occultes.
Parmi les divers ouvraj^eb qu'il écrivit, nous ne (.'iteroj!;.' qu'uu opuscule de médecine qui norto le titre de Kilab el Massabihj ou le Livre des flambeaux. C'est uu écrit insignifiant, auquel M. Sanguinetti a fait trop d'iionueur en le publiant texte et traduction, alors qu'il avait sous la maiu tant d'autres ouvrages dignes d'être mis en lumière. C'est un petit résumé de médecine comme peut en faire un polygraphe de second ordre.
Outre les deux manuscrits cités par M. Sanguinetti, n" 1000 de l'ancien fouds et 1040dii supplément, il eu existe un autre au n* lOlô,
DAOOD EL ASTAKY.
Daoud ben Omar el Antaky, natif d'Anlioche, est surnommé eddharir, l'aveugle, on par euphémisme cl basir, le
304 HISTOIRB DB LA llâOBCINB AR4BB. — LIVRB 8BPTIÈMB.
voyant, sans doute parce qu*il lui arriva de perdre la vue. Il habitait le Caire, et mourut à la Mekke en 1607 ou 1509 de notre ère.
On peut dire de lui que c'est le dernier représentant de la médecine arabe, et qu'il en ferme dignement les destinées : depuis trois siècles elle n'avait produit aucun médecin qui pût lui être comparé.
11 composa plusieurs ouvrages, dont le plus important et le plus répandu est le Tedkirat aouli el albab, ou Mémorial de rhomme intelligent, qui embrasse la majeure partie de la science. Il se compose d'une introduction, de quatre livres et cFun épilogue.
Le !*■* livre traite des généralités de la médecine.
Le 2° de la préparation et de la composition.
Le 3* est un dictionnaire des médicaments simples et composés.
Le 4* traite des maladies et des sciences qui ont des relations avec la médecine, sous forme alphabétique.
L'épilogue traite des curiosités médicales.
Nous signalerons en tète du 2* livre une esquisse historique de la matière médicale, où l'auteur expose par trop brièvement la transmission de la science des Grecs aux chrétiens, puis aux Arabes. De ces derniers, il cite une vingtaine d'auteurs, ayant écrit sur la matière, dont le dernier est son compatriote, Ebn Essoury.
Le 3* livre est le plus important. Il ne contient pus moins de 1712 articles. Le Canon d'Avicenne ne contient qu'un peu moinsde 800 médicaments simples. C*est après Ebnel Beithâr ce qui nous reste des Arabes de plus complet sur la matière médicale. Sans ajouter beaucoup à ses devanciers, l'auteur en donne un résumé substantiel et bien composé. C'est ici que l'on voit apparaître pour la première le café, Bowi, aujourd'hui, dit l'auteur, bien connu sou» le nom de Qahoiia. 11 est déjà question de la maladie franque, à propos du mercure.
Le 4« livre, ainsi que nous l'avons déjà dit, traite des maladies et des sciences qui ont des relations avec la médecine. C'est ainsi que l'on rencontre les articles astrologie, méde-
r LES BliiOLES DR D£cAD1JNiJ1(. — XVI», XVU«, XVIII* SiËOLLS. 305
ciue Tétérinaire, g-éograpliie, fanconnerie, malliémntiques, astroDomio, lioroscopie. Il est tie ces arliclen qno l'on voit avec regret, telsqne l'aslrolojf ie cl l'hordacopie, mais il en est un qu'on lit avec plaisir, c'est l'arliclw gi^ofçrapliie. L'auteur fait comprendre l'importance de la g'éogpapliïe considérée au point de vue de la mMeciuo. Il parle ensuite des habitations, de In température, des eaux, dci lieux, îles niontag'nes, etc., pui» il passe en revue les sept climats. Il eu donne sommairement l'étendue et les limiter, la latitude, la température, la population, 1e»i maladies ot le» médicameutii habituellement emplovt's.
La partie médicale n'a rien île bien saillant. A propos de^ orgranes, dont le.^ noms fig'ureut humsî dans la nomenclature, il renvoie pour leur description h ce <|u'il a écrit sur l'anatomie. Il paraît, d'après ce qu'un lit dans Uadji Khaira, 2811, que la fin de l'ouvrage n'ayant paru qu'il la mort de l'auteur, l'original fut emporté dans l'Inde avant que l'on en ait pris une copie. Ce que nous avons de ce quatrième livre n'en repn^sente que la moitii^ Outre les noms des maladies, nous en trouvons d'antres ; ainsi nous rencontrons les articles ponctions, crise, réduction, srrossesse, etc.
Le Tedkira de Daond se rencontre généralement dans tonl' tes les collections orientales. Le supplément arabe de Paris l'en sua exemplaire bous le n* 1029 bis. Nous en avons trouvé I plusieurs en Algérie.
Il paraît que l'on a composé un supplément pour compléter le Tedkira, attendu que nous lisons dans la liste des Bibliothèques de l'Orient, donnée par Fluegel à. la suite de Hadji Khalfa: DU ettedkira, queue, .luite ou complément du Tedkira de Daoud.
Un autre ouvrage de Daoud existe aussi à Paris sous le n' 1040 du supplément arabe. C'est un traité des bains, dédié à son maître, Mohammed el Becry, d'o''i le titre du livre. Tohfat el Becrt/a, ou Présent h. Becr^'.
Ce livre, qui contient seulement 17 feuilles, se divise en introduction, sept chapitres et des concluaious.
L'introduction est une esquisse historique des Bains.
Le 1"" livre traite de la constniction des bains. Ils doivent
300 lil&TOIRE r>E LA MP.DEOIKE arabe. — LIVRE SEPTIJÙME.
Ctro élevés et amples, contenir des pièces pour ae déshabiller, un topidnriuni, de nombreuses cellules en rapport aarec les divers tempéraments, etc. 11 y nura des peintures et des sculptures récréatives. Le foyer doit être éloigné du bain.
Le 2* livre traite de Tair et do l'eau.
Le 3« traite de l'utilité des bains.
Le 4« de leurs inconvénients.
Le 5* traite de la pratique des bains.
Le 0« dos moments et conditions favorables à l'entrée et à la sortie.
Le V traite des bains d'onu froide.
L'épilog^ue est un formulaire.
Le même manuscrit contient encore un opuscule de Daoud sur le traitement des maladies de Tceil par les médicaments. C'est plutôt riiy^iènc! de l'œil qu'un traité complet de ses affections.
Nous avons déjà dit que Daoud, dans le Tedkira, reuvoyait à son anatomie. Cette anatomie est mentionnée dans les catar loffues des Bibliothèques de l'Orient donnés par Fluegel, sous le titre: Nozliat fittechridj.
Hadji Kbalfa, n® 018, cite aussi de Daoud un traité des causes et du traitement des maladuvs ; sous le n" 1884, un ouvragée intitulé Bour'îat el MoiiJitadj, le Désir de celui quia besoin; et sous le n* 0354 un conunentaire du Moudjiz el Canoun d'Ebn en Nefis.
Le musée britannique mentionne, sous le iV* 0T7, un traité d'astroloffie de Daoud, el Ahkam cnnedjoitmya^ mais nous supposons que ce n'est autre chose qu'un extrait du 4'' livre du Tedkira.
La Bibliothèque Bodléienne mentionne, sous le n* 608, des Observations ou expériences médicales.
Nous trouvons aussi mentionné, dans les Bibliothèques de rOrient, un écrit dn Daoud sons co titre qui présente une variante: Fiicchdid cl Adhan, que nous traduirons j)ar: Dos moyens de fortifier rintcllig'encc.
Hadji Khalfa cite sous le n° 13,720 un ouvrage de Daoud sous le titre Nozhat el Mo'uhed]a, dont nous ig'uorons U»
LES &)f»:i.£â DE DÉCADEXCS. — XVI', XTU*, XVJII' SthCt^i. 907
contena. Cet ouvrage est atiâsî mentionoê dans les Ubliotliè(ju&5 de l'Orient,
l,e tedkîra du Uaoud est conunai) eu Algi^rie et naturelle' ineattrêsestimé.Nuuâ ennvoos traduit la ^icirtiedeâ simples, en noaa restreignant à la partie de^riptive «.-t u'eminétant iiur la thérapeutique ijne dans certains cas d'iiu int^-rèt spécial. Noos ax'oud aioei p» apprécier la valeur de cet écrit qui,i>iuisiiccu£vr de rorifrinalitê, jiroave an homtoeérudU et coutfcicncieux.
UEN AZKOUZ EL UAtLltCHT.
Abou lluhammcd Alxlallali beii .\zzuuz cl Manikchy uc liuuâ haI conuu que p;ir uu écrit dont uous possédons une copie et dont nous avons rencontré deux autres en Algérie. Malgré que uous ayons traduit cet ouvrage, nous n'avoua trouvé aucun renseignement sur réiwque précise où rivait l'auteur. Cet ouvra^ est intitulé Daheb cl Koussouf fi ctthobb, Ce qui écarte les éclipser en médecîne.C'est un résumé qui donne cepeudant nue large place aux questions tliéoriipies. II prcseate une disposition bizarre. Après les* ffénéra- Itlétt, riiistoire naturelle, l'hygiènu et la pathologie, uous trouvon» «n traité des propriétés des animaux puis la monographie desfiffections oculaireîi très détaillée. Le cachet local persiste toujours et l'explicit ne se trouve qu'à la titi de ces deruiera Traités.
Lu traité lies maladies <lc l'œil e:>t une imitatiou et parfois une reproiluctioa teituelle du Mémorial d'Issa ben Ali. Si l'on compare la liste des affections de la paupière, elle est presque identique. Une foule de pas^ag^s sont dans le même cas. II y adea transpositions. Ainsi l'anatomie de l'œil vient après la liste susditi". 11 y a aussi des additions, ainsi le formulaire des ophthalmies. Nous retrouvons les mêmes ressemblances h propos des maladies de la cornée, de l'uvée, enfin à propos des affections qui échappent aux sens. Il n'y a en somme entre le Mémorial d'Issa ben AU et le texte du Uen Azzonz qui; des différences du détail.
308 HISTOIRE DE hk ICBDICINE ARABE. — LIVRE SEPTIEME.
A la fin de Thygiëne, Tauteur dit que sa manière de voir est celle des médecins indiens, grecs, coptes, égyptiens et persans. Il cûte les noms d'Aristote, de Platon, de Honein, de Thabary* de Ben Zakarya (Razès) de Geber, de Djeldeky, d*Ebn Ouafed, d*Ebn Ishaq, de Galien, d'Avicenne, enfin de Daoud el Antaky.
Cette dernière citation prouve que Tauteur vivait au plus tôt vers la fin du XVI* siècle de notre ère.
Ce passage nous semble prouver Texistence au Maroc d*un certaiu nombre de monuments de la médecine arabe. Nous avons toujours regretté de n'avoir pu visiter ce pays et particulièrement la ville de Fez, qui doit être encore plus riche que celle de Maroc.
ABDEKREZZAQ EDDJEZAÏRY.
Abderrczzaq ben Mohammed ben Mohammed ben Hamadouch Eddjezaïry était originaire d'Alger, ainsi que l'indique son surnom. Le peu que nous savons sur son compte est tiré de ses œuvres.
Il vivait dans la première moitié du XVIII* siècle de notre ère. II paraît avoir fait plusieurs fois le pèlerinage de La Mekke. A propos du bézoar, il nous dit dans un de ses ouvrages, qu'il eu trouva \iiie formule artificielle en Egypte lorsqu'il fit le pèlerinage, en Tannée 1130 (1718). Dans un autre ouvrage, il date de Rosette en 1161 (1748).
Le plus important de ses écrits porte ce titre : Kacheferroumoûz ficharh el aquaquir ou el achchâb, Révélation des énigmes et exposition des drogues et des plantes.
C'est un Traité d'histoire naturelle médicale sous forme alphabétique, précédé d'une introduction sur les propriétés générales et les classes de médicaments. Le nombre des articles, y compris les synonymies, se monte à près d'un millier.
L'auteur s'est surtout inspiré d'Avicenne, d'Ebn el Beithâr et particulièrement de Daoud el Antaky. Nous trouvons aussi quelques faits de sa pratique et il relate quelques médicaments nouveaux tels que le gayac, le sassafras, la salsepareille,
LES aiÈQLia OB DÉCADENCE. — XVl«, XVII», XVIIl» âlÛCLEB. 300
le quinquina, la squinn. Il parle aussi de la maladie franque. On voit naturellement apparaître un certain nombre d'expressionslocaleâ, dont quelques-unes empruntées au lang^age des Kabiles. Bien que cet ouvrage soit d'un ordre inférieur, on n'y voit pas l'autorité du Prophète invoquée, non plus que l'emploi des moyens superstitieux, ainsi qu'il arrive dans ces résumés.
Outre les médicaments nouveaux plusieurs autres faits accusent des relations avec les Européens.
En somme, cet ouvrag-e n'a pas d'autre intérêt que celui d'un échantillon de la médecine alg-érienne, à une époque très rapprochée de nous, et il intéresse plus particulièrement l'Algérie. C'est à ce titre d'abord que nous en avons fait la traduction. Nous avons ensuite mis en regard du texte la pratique actuelle des indig-ènes et donné les dénominations arabes et berbères des médicaments. Enfin nous avons rapproché ces dénominations quelquefois altérées des termes en usagée chez les auteur-^ classiques arabes.
Noua n'avons rencontré que deux Manuscrits d'Abderrezzaq. L'un est à la Bibliothèque d'Alger; l'autre nous appartient. Il a été transcrit en 1783, sur un autographe, par Tahar bea el Hitdj eddjilany ben Issa Ëchcherif de Mo.staganem.
Nous possédons un autre ouvrage de l'auteur intitulé Tadil el mizadj bisebeb houanin el ilâdj. Rectification du tempérament .Vaprèa les règles du traitement. C'est un opuscule d'une vingtaine de feuilles, autographe, écrit k Rosette en
C'est un Traité des fondions génîtalea et des moyens de les conserver intactes. Elles s'affaiblissent de deux manières, dit l'auteur, par des accidents morbides et par une altération du tempérament. Ces deux ordres de faits sont l'objet de deux chapitres. Un épilogue traite de l'hygiène des organea génitaux.
L'auteur s'est particulièrement inspiré d'El Aïachy. Parmi les autres citations figurent en première ligne Aviceune puis Daoud el Antaky,
A côté des nombreuses préparations destinée.^ à combattre
310 HIRTOIRR DH lA MÉDECINE ARABE. — LIVRE SEPTIÈME.
l'excès de Tune des quatre humeurs dans chaque orguno ci particulier, nous rencontrons quelques pratiques supersti tieuses pour dénouer l'aigruillettc, Timpuissance étant au&j considérée comme pouvant être le fait des g'énies. Ici non rencontrons des hadits. Les derniers chapitres sont consacré aux aphrodisiaques.
Un indigène d'Alger nous a dit avoir lu un traité de 1 peste par Abderrezzaq.
Abdorrezzaq peut Strc consid<»n» comme lo dernier reprt S'^ntant de la médecine arabe.
LKON l'africain.
Léon l'Africain n'intérosse pas seulement la Cféographîc rju'il a dotée de la première connaissance détaillée du Sou dan et (hi littoral do la Méditerranée, mais encore l'histoir naturelle, et même la médecine, tant par certaines observa tions que par ses Vies des illustres médecins et philosophe arabes, qui ont longtemps défrayé les historiens.
El Hassan ben Mohammed el Ouazzan el Fassy naquit i Grenade, sur la fin du XV° siècle de notre ère. Obligés d< quitter leur pays, ses parents vinrent s'établir à Fez, d'où h surnom d'El Fassy.
A lôans, il fit un voyage avec son oncle, jusqu'à Tombouc ton. Plus tard, il en fit un autre en Orient, et pénétra jusqu'ei Tartarie. A son retour, en 1517, il fut pris par des corsaires et conduit à Rome, où il fut otfert à Léon X. Ce pape h convertit et lui donna ses noms de Jean-Léon. Il l'engagei ensuite à publier le récit de ses voyages. On dit que Léon l'Africain quitta Rome et redevint musulman à Tunis.
Son principal ouvrage est la Description de V Afrique.
On s'est trompé relativement à cet ouvrage. La notice donnée par Eriès, dans la Biographie de Michaud, dit que Léon le traduisit de l'arabe en italien, en 152G, et que Florins, recteur h Anvers, en publia une traduction latine en 1550.
Nous possédons une édition latine, (|ui j)araît ignorée de5 bibliographes et qm se termine ainsi, folio 302: « liœc suni
s SIÏXLIlE de DÉOADIiNCB.
.' SIÈCCBi. 311
quœ memorauda et cog-nitione dî^rna, egsD JoannesLwm universa Africatumvidi, tlira observaTÎ, qiram' penitiis onmi e\ parte circtimdedi et tjuidquid in ja niemoi'atu dignutn obtigit, ut vîdi, ita dilig-enter continuO ia soripta retull: *t qufe non vîdi; à virisfide dig-niasimis, qui ea ccynapexerunt, raihi ad plénum doclarauda procuravi, ac deiode occastonem nactus, lias meaw viyiliaa in nniiia voluraen redegi Homte, Anno restitutre salutia MDXXVI. V. IdiisMart. .
Nous trouvons pareillement ue pasaatre à la fin de l'édition de 1032 par les Elzevir : on n'y avait pas vu la preuve d'une (édition latine k la date do 1528. Nous n'avons vu cette dernière édition citée nulle part- On trouve dans l'Afrique de Léon plusieurs renseignements relatifs à ses produits naturels et à ses établissements scientifiques. Nous nous contenterons seulement de reproduire ce qu'il ditde la sypliiliy et de son origine.
- Siquis apud liarbaros eo morbo inlieiatur, qui galJicua vulgodicisolet, raro aut nunquampristime redditursanitati, Bolet autem liic morbus quoJani dolore ac tumore primum prorepere, ac tandem in ulcéra verti. Paucis admodum toto Atlante, tola Nuraidia, tutaque Lybia lioi; notum est contagiuin. Quod rii quisquam fuerit qui seeo infectum sentiat, inox in Numidiamautin Nifjritarura regionemppoficiscitnr, cujus tanta e.st aeris tp,mperies, ut optimae sanitati restitutUs inde in patriam redeat : quod quidem multia accidîss'e Ipae meia vidl oculis, qui nullo udhibitoneque pharmaco neque medico, prœter saluborrimum jam dictum aerem, revaluerant. Bujus mali ne nomeii quidem ipsi.s Africanls antea ea tempora notum fuit, quam Hispaniarum rex Ferdinandus judœos omnes «xHispania profligasset, qui ubijam iu patriaib rediissent, cœperunt miserî quidam ^thiopes cumillorum mulieribua habero commercium, ac sic tandem velut per manuS pestis hiec per totam ae aparsit reg-îonem : ita ut ait vix familia, quie ab hoc malo remunait libéra, Id autem sibi flrmiasime atque indubitate persuaserunt, ex Hi^pania ad illos tranamigrasae, quam ob rem et ilU morbo ab Hispania malum hlapanicum indiderunt. Tuneti vero, quem ad modum
312 HISTOIRK DIS LA MÉDECINS AEA.BB. — LIVAB SSPXIÈMS.
et per totam Italiam, morbus Gallicus dicitur. Idem nomen illi in iEgypto atque Syria ascribitur. » folio 33.
Les Vies des illustres arabes^ philosophes et médecins, au nombre de XXV, ont perdu de leur importance depuis que nous possédons des documents plus riches et plus sûrs.
Un vocabulaire arabe^hébreu-^spagnol existe h TEscurial, sous le nom de Léon 1* Africain.
Il composa quelques autres ouvragées, et lui-mômo en cite dans sa description de TAfrique.