‹ Histoire de la medecine et des doctrines medicales (volume 2)Chapitre 86 sur 119 · TRAITÉ DE LA SOLITUDE · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE LA SOLITUDE

Zimmermann commence par établir le penchant naturel et inné de l'homme pour la société, mot qu'il emploie plutôt comme synonyme d'affection que comme l'expression des frivoles relations des hommes entre eux, et il ajoute, page 8 :

a II y a dans les relations affectueuses une source indicible de bonheur En exprimant nos sensations, en faisant avec un ami un sincère échange de nos idées et de nos conceptions nous éprouvons une sorte de volupté à laquelle l'ermite le plus endurci ne reste pas indifl'érent. Je ne puis faire entendre mes plaintes aux rochers ni raconter mes joies aux vents du soir. Mon àme soupire après une âme qu'elle aime comme une sœur; mon cœur cherche un cœur qui lui ressemble. Le ciel et la terre disparaissent près de la femme que nous aimons. Loin du monde et de ses liaisons quel plaisir goûterions -nous dans la plupart de nos connaissances, de nos sentiments et de nos pensées! De même tout semble froid, morne, désert dans les réunions les plus brillantes s'il ne s'y trouve pas un cœur attaché à nous par l'affection. »

Puis il entre dans son sujet en parlant de la solitude en géiiéral,

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