THÉRAPEUTIQUE DE L'ANCIEN MÉTHODISME
dit-on, un écrivain distingué, mais tout ce qu'il a laissé a été détruit, et on ne le connaît que par les éloges de Galien et par le livre de Cœlius Aurelianus, qui, de l'aveu de l'auteur, est la traduction latine des ouvrages de Soranus.
Dans cette succession d'hommes qui, sous la bannière philosophique de l'atomisme, ont introduit en médecine le solidisme caractérisé par l'étude dichotomique d'une disposition des tissus organisés, nous voyons que la palhogénie est ce qu'il y a de plus simple. Soit qu'à l'exemple d'Asclépiades on tienne compte à la fois des atomes, de leurs mouvements et de leurs affinités, ou bien des espaces qu'ils traversent et qui peuvent se rétrécir, soit qu'avec Thémison et Thessalus, on ne veuille plus s'occuper des atomes et qu'on ne fasse attention qu'à la porosité organique agrandie ou diminuée, il est évident qu'il n'y a plus à rechercher les causes de la nature des maladies et que la médecine se réduit à savoir s'il y a relâchement ou resserrement des tissus. — Comme cela est facile et que cette méthode, à la portée de tous, est bien de celle qu'on peut apprendre en moins de six mois! La thérapeutique est plus embarrassante, mais cependant, quel obstacle pourrait arrêter le médecin qui a fait l'hypothèse du strictum ou du laxum, lorsqu'il s'agit de conseiller et d'appliquer un remède capable de resserrer ce qui est relâché, et réciproquement. — A cet égard la thérapeutique des Méthodiques n'est pas plus difficile que leur pathogénie. Quoi qu'il en soit, je vais indiquer les pratiques de la doctrine du méthodisme. Cela complétera l'exposition de ce système.