‹ Histoire de la medecine et des doctrines medicalesChapitre 64 sur 125 · SECTION VI · texte numérisé non relu

SECTION VI

Des doctrines médicales, des méthodes et des sciences inspirées de l'Anatomisme.

L'anatomie qui ne devait être qu'un moyen de connaître la structure de l'homme sain est devenue par la force des choses une méthode, et pour quelques-uns une doctrine. Sur elle s'appuient le Solidisme et parfois VHamorisme. Tant qu'elle a langui par le fait de la superstition ou de la politique, et qu'elle a été obligée de n'avoir d'autre ressource que la dissection des animaux, la science est restée stationnaire. Dès qu'elle a pu librement étudier l'homme pour en éclairer la conformation naturelle et les maladies, elle a dissipé graduellement toutes les ténèbres du passé, et a largement éclairé les routes de l'avenir. ;— Par ses progrès, la Chirurgie, moins hésitante et plus sûre de ses voies pour la direction des instruments, est devenue véritablement scientifique; la Physiologie a pu s'a-

grandir et nous révéler les mystères du fonctionnement de la circulation sanguine et lymphatique; la chimie et la physique essayant leurs forces sur un organisme autrement disposé qu'on ne le pensait, créèrent la Chimiâtrie et V latro-mécanisme ; — l'anatoinie des organes malades ayant entraîné la mort, jusques-là si peu connue, se créait de toutes pièces et donnait à la médecine cette base solide de YAnatomo-pathologisme, de \a. Micrologie et de Y Histologie pathologique. — L'exploration de l'homme vivant a pu se faire sans scalpel, par les sens ordinaires ou aidés d'instruments physiques, pour découvrir les lésions organiques de la maladie et constituer rOrgfanoscopie moderne. — Si l'on ajoute enfin à ces résultats les systèmes pathologiques fondés sur le rôle prédominant des solides ou des humeurs dans les maladies, on verra combien l analomisme, si décrié par l'ignorant, mérite au contraire la considération des véritables amis de la science. Ses abus ont conduit à l'erreur, mais quelle méthode poussée à outrance n'y conduit pas ? Laissons donc de côté toute exagération et, sans prétendre que l'anatomie constitue la science médicale toute entière et la doive diriger, occupons-nous seulement des doctrines que je viens d'indiquer et qui sont les conséquences de la méthode anatomique pratiquée par le scalpel, par l'analyse chimique, par le microscope ou par les moyens d'exploration qui constituent l'organoscopie, tels que la percussion, l'auscultation, la cérébroscopie, etc. Je parlerai donc successivement :

1° De YAnatomo-pathologisme ; — 2° de Y Histologie pathologique, du Cellularisme ou Pathologie cellulaire et du Transformisme; — 3° de la Physiologie ancienne et moderne; — A° de la Chirurgie ancienne et moderne; — de la Médecine opératoire; — 5° du Parasitisme ; — 6° de YOrganoscopie.

Quant au Solidisme ouMéthodisme, à l'Iatro- mécanisme, à l'Humorisme et à la Chimiâtrie, ces doctrines se trouvent exposées dans autant de chapitres spéciaux placés précédemment.

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